Les employés de colonie pénitentiaire, n° 1 en Kalmoukie, ont tabassé des prisonniers « à des fins éducatives ». La chaîne de télévision « 360° » publie un dossier de violence fait par l’un des responsables de la prison avec un téléphone portable.
Le film montre comment les hommes en tenue de camouflage comportant les insignes du service pénitentiaire fédéral ont procédé à des « conversations éducatives » avec les prisonniers. L’action se déroule en présence de quelques soldats des unités spéciales, prêts à intervenir.
Les policiers conduisent dans une pièce les prisonniers à tour de rôle et leur posent diverses questions relatives au règlement interne de la prison. Ils tentent d’obtenir des positives réponses sans ambiguïté. Dans le cas de refus, les bourreaux utilisent les menaces, les insultes, les coups, y compris de matraques.
La première question posée est : « Doit-on faire son lit comme il se doit ? » Après quelques prises douloureuses, l’homme est contraint à se déshabiller. Puis on l’a fait sortir.
Des questions similaires ont été posées au suivant. Mais celui-ci a été plus tenace et a fait perdre leur patience aux geôliers. Il a été accusé de leur faire des difficultés. Ils ont commencé à le battre.
Tous les prisonniers ont été maltraités ainsi dans cette pièce. Ils ont été contraints à s’engager devant la caméra à ne pas violer le régime pénitentiaire.
Selon ces images, douze prisonniers au moins ont été violentés. La rédaction de la chaîne possède la liste complète. Ce film a été fait après le 20 novembre 2015. À cette date, Dmitry Batyrev, prisonnier qui venait juste d’arriver à la prison, a été tué dans le bureau des gardes. L’autopsie de l’homme de 28 ans condamné à trois ans de prison démontre qu’il a été battu et torturé pendant une longue période.
Dans sa version originale, l’administration des services pénitenciers a indiqué que Batyrev s’est opposé à une fouille personnelle. Il sortit de sa lame de bouche une lame de rasoir et a blessé deux personnes. On l’a ensuite maîtrisé avec des armes non létales, matraques et menottes. Peu de temps après, il mourut, selon ce communiqué. Cependant, après ce drame, 400 prisonniers environ ont commencé une grève de la faim. Certains ont cousu leur bouche avec du fil métallique en signe de protestation contre les sévices des gardiens. Selon des militants des droits de l’homme, les passages à tabac des détenus par les geôliers sont fréquents.
En réponse aux prisonniers, la police routière a bloqué toutes les voies d’accès à la prison et des détachements de sécurité ont été déployés dans la région. On suppose que c’est à ce moment-là que les gardiens ont entrepris des « conversations éducatives » avec leurs prisonniers.
Le 22 novembre, le comité d’enquête de Kalmoukie a ouvert une procédure judiciaire pour « abus de pouvoir avec violences ayant causé intentionnellement de graves lésions corporelles » et « pour négligence ayant causé la mort ». Dans la nuit du 24 décembre, trois employés de la prison ont été arrêtés et sept autres soumis à des mesures disciplinaient.
Selon Anton Drozdov, militant des droits de l’homme, le chef adjoint de la sécurité, Baatr Dorzhiev, a été congédié.
Ceci n’est pas le premier acte de torture. En novembre 2012, 63 hommes ont été torturés à l’aide de matraque et d’électrochoc durant plusieurs heures afin de les forcer à signer des documents.
Source : « Canal 360° »