Avec la Russie, le terrorisme est revenu en Crimée.

La répression contre le peuple tatar de Crimée s’est réactivée en 2014 avec l’annexion de la presqu’île par la Russie de Poutine. Dans une nouvelle affaire contre l’association pacifique religieuse Hizb ut-Tahrir, les condamnations ont atteint 19 ans de prison à régime sévère.

Accusés de « Hizb ut-Tahrir » © Solidarité avec la Crimée. Accusés de « Hizb ut-Tahrir » © Solidarité avec la Crimée.
La répression contre le peuple tatar de Crimée s’est réactivée en 2014 avec l’annexion de la presqu’île par la Russie de Poutine.

Rappelons qu’en 1944, la totalité des Tatars de Crimée, soit 200 000 personnes, vieillards, femmes et enfants compris, avait été déportée par Moscou en Asie centrale. Contrairement aux autres peuples persécutés par le pouvoir soviétique, les Tatars de Crimée ont été autorisés à revenir en Crimée qu’en 1989.

À présent, les Tatars de Crimée sont à nouveau victimes du terrorisme russe. L’occupant a fermé tous les médias tatars, les arrestations, perquisitions, les enlèvements sont réguliers. Tous ceux qui refusent la nationalité russe ont de graves ennuis. La répression a des raisons politiques, ethniques et confessionnelles. Les membres de l’association pacifique et religieuse de « Hizb ut-Tahrir » sont régulièrement arrêtés et condamnés à des peines allant à 24 de prison.

Le 16 septembre, le tribunal militaire de Rostov-sur-le-Don, en Russie, a prononcé un verdict sur la deuxième affaire « Hizb ut-Tahrir » de Bakhchisarai.

Les accusés ont été déportés de Crimée juridiquement ukrainienne selon le droit international, pour y être jugés en Russie, pays étranger.

Les condamnations se répartissent ainsi :

  •  Marlen Asanov, 19 ans de prison à régime sévère ;
  • Memet Belyalov — 18 ans de prison à régime sévère ;
  • Timur Ibragimov — 17 ans de prison à régime sévère ;
  • Serveur Zekiryaev — 13 ans de prison à régime sévère ;
  • Serveur Mustafayev — 14 ans de prison à régime sévère ;
  • Seyran Saliev — 16 ans de prison à régime sévère ;
  • Edem Smailov — 13 ans de prison à régime sévère.
  • Ernes Ametov a été déclaré non coupable et libéré dans la salle d’audience.

Ce verdict dans cette nouvelle affaire de « Hizb ut-Tahrir » démontre à nouveau le caractère ethnique et confessionnel de la persécution en Crimée.

Malgré ces violations manifestes du Droit international, la Russie a été réintégrée au Conseil de l’Europe où elle siège de plein droit.

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