Maxime Kalachnikov, de son vrai nom Vladimir Kucherenko, est membre du parti des affaires, écrivain et futurologue. Il se définit ainsi. Il a déclaré que la manifestation du 20 juillet est une étape déterminante pour l’avenir du régime et du pays. Les Moscovites y ont participé massivement pour soutenir les candidats indépendants. Parmi la foule, toute l’opposition était représentée, des démocrates en passant par les nationalistes, jusqu’aux monarchistes et communistes.
Ces mêmes forces étaient en présence entre 1987 à 1992 au moment de la Pérestroïka qui s’est terminée en Katastroïka, selon certains. Elles s’affrontent à nouveau aujourd’hui. Par analogie, il est possible de se faire une idée du scénario avenir.
Poutine, comme Gorbatchev, représente aujourd’hui un pouvoir en perte de vitesse, déconnecté de la réalité. À l’image de Gorbatchev en 1987, Poutine a renoncé à plusieurs reprises d'employer la force pour disperser des manifestations non autorisées. Il a désavoué des généraux du FSB en ordonnant la libération du journaliste de Méduza, Ivan Golounov. La peur a changé de camp. Ces signes de faiblesse démontrent que le régime est prêt à tomber.
Gorbatchev était assisté de l’agent occidental Yakovlev. Poutine est secondé par Serguey Kirienko, appelé « l’israélite » par Kalachnikov qui veut sous-entendre ainsi une activité subversive au sein de l’administration présidentielle. Kirienko est accusé de fragiliser le pays pour le livrer à des agents étrangers : les libéraux et pro-occidentalistes Lioubov Sobol, Ilya Yashin et Alexey Navalny. Ceux-là mêmes qui étaient sur la tribune lors de la manifestation de samedi dernier.
Le stratège Alexey Navalny a compris qu’il faut enfoncer le clou dès à présent. Certes, ce n’est pas le meilleur moment pour mobiliser les foules. La majorité des Russes sont l’été en vacances et l’automne à la datcha, mais les calendriers électoraux sont ainsi en Russie. Alexey Navalny a appelé à une nouvelle manifestation samedi prochain au centre de Moscou, devant la Mairie. Cette manifestation n’est pas autorisée. On ne sait pas comment le pouvoir va réagir. En Russie, le plein des manifestations et les révolutions se font avec le retour des froids. L’automne et l’hiver seront durs pour le Kremlin. Ces deux premières manifestations préparent la rentrée politique qui pourrait être difficile pour Poutine.
Mais, le dénouement de la crise risque d’être plus rapide et expéditif. Du Caucase à la lointaine Sibérie, Maxime Kalachnikov décompte 16 régions prêtes à se soulever. La garde nationale est incapable de faire face à des désordres généralisés. Des agents pro-occidentaux pourraient en tirer profit. La patrie est en danger. Comme l’URSS, la Fédération de Russie pourrait se disloquer dans les prochains mois.
Maxime Kalachnikov souhaite l’intervention de l’armée, si passive en août 1991, pour sauver la Fédération de Russie. Il s’adresse tout d’abord à la troupe et aux officiers subalternes. Il rappelle que son âge lui permettrait d’être leur colonel. Il leur demande d’être prêt de répondre pour soutenir une solution patriotique. La capacité d’Alexey Navalny, Ilya Yashin et Lioubov Sobov de rassembler 22.000 personnes en été au centre de Moscou est une démonstration de la force des pro-occidentalistes. S’ils renouvellent cet exploit sur l’avenue Tverskoy samedi prochain, le sort de la Russie sera entre leurs mains.
Il est temps de saisir le pouvoir avant que les libéraux et pro-occidentalistes s’en accaparent.
Lénine avait dit : « Hier, c’était trop tôt, demain, ce sera trop tard ».
Un colloque précédent avait clamé les mêmes intentions. Ses participants étaient : Igor Strelkov, konstantin Sirkov, Vladimir Kvatchkov et Maxime Kalachnikov.