Ces bandes caractérisent tous les régimes fascistes. Elles jouissent d’une franchise accordée par le pouvoir pour mater les opposants. Elles peuvent s’affranchir de la loi. Elles jouent le rôle d’une police parallèle et même plus, comme vous pourrez le constater sur cette vidéo. Hier, en plein centre de Moscou, en ma présence, les barbouzes de Poutine constatent des délits imaginaires, arrachent les affiches des mains des opposants pour les remettre aux policiers et donnent l’ordre à ces derniers de procéder aux arrestations des personnes qu’ils désignent. Leurs uniformes ou signes distinctifs leur donnent blanc-seing leur permettant toute exaction. Ici, ils portent un ruban ou une écharpe aux couleurs de doryphore. À la vue de cet insigne, aucun policier n’osera s’opposer à eux, car ils sont non seulement protégés par le pouvoir, mais agissent en service commandé par celui-ci. Dans l’Ukraine de Yanoukovitch, on les appelait les Titouchkes. Certains comme Igor Beketov, alias Gocha Tarassevitch que vous verrez ici, ont débarqué à Moscou. Ce nom de Titouchke leur est resté en Russie. Ils ont pour mission de faire régner la peur dans l’opposition. Ils menacent publiquement de faire ressurgir l’année 1937, qui est connue comme la plus répressive de l’ère stalinienne. Ils clament qu’ils fusilleront toute opposition. Cette menace est à prendre avec le plus grand sérieux. Ils tiennent des propos xénophobes les plus horribles. Hier Helena Kokhtareva, que vous verrez dans cette vidéo, a clamé devant les policiers et moi-même que « toute personne n’étant pas ressortissante russe doit mourir ». Et c’est les personnes qu’elles agressent qui sont arrêtées par la police et condamnées par les tribunaux. J’ai assisté à des procès. Les accusés sont toujours condamnés. En appels, les verdicts de première instance sont toujours confirmés.
Le régime fasciste de Poutine s’est installé en Russie devant l’indifférence du monde entier. Qu’attend-on pour le dénoncer ? Que la Russie devienne une nouvelle Syrie ou Yougoslavie ? Ce sera trop tard !