La répression se poursuit en Russie.

Une nouvelle vague d’arrestations et de perquisitions touche les plus proches collaborateurs d’Alexey Navalny ainsi que les administrateurs de sa Fondation anticorruption en province. Le 17 janvier, lors de son retour en Russie, il avait été arrêté au poste-frontière et emprisonné. Les manifestations se succèdent pour obtenir sa libération.

Arrestations en Russie © RBK
Une nouvelle vague d’arrestations et de perquisitions touche les plus proches collaborateurs d’Alexey Navalny. L’opposant russe, empoisonné par des agents de FSB russe, avait été transporté en août dernier dans un état comateux en Allemagne pour y être soigné. Le 17 janvier, lors de son retour en Russie, il a été arrêté au poste-frontière et emprisonné.

Des manifestations exigeant sa libération avaient eu lieu le 23 février dans les principales villes russes. Près de 4.000 personnes avaient été arrêtées. Des dizaines sont poursuivies avec des chefs d’inculpation passibles d’années de prison.

Cette semaine, afin de prévenir les prochains mouvements de protestation prévus pour le 31 janvier, la police, aidée des agents de sécurité russe, a procédé à l’arrestation des proches collaborateurs de Navalny et de membres de sa famille : son épouse Youla, son frère Oleg Navalny, Lyubov Sobol, avocat de la Fondation anticorruption, Anastasia Vasilyeva, médecin traitant d’Alexey Navalny et directeur de « Docteur Alliance » et de Maria Alekhina, membre de Pussy Riot.

Des arrestations ont eu lieu également dans les autres villes russes.

Mercredi, la police de Moscou avait mené au moins 15 perquisitions : dans les bureaux de la Fondation anticorruption, du studio de la chaîne « Navalny Live », dans les appartements de l’attachée de presse de Navalny, Kira Yarmysh, de Géorguï Alburov, d’autres collaborateurs, dont la députée de quartier, Yulia Galyamina.

Ces poursuites sont invoquées en raison de la violation lors de la manifestation du 23 janvier ou pour invitation de mineurs à manifester.

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