Biopiraterie, quelles alternatives au pillage des ressources naturelles et des savoirs ancestraux ?

L'ouvrage que je publie aux éditions Charles Léopold Mayer "Biopiraterie, quelles alternatives au pillage des ressources naturelles et des savoirs ancestraux ?" explore un sujet peu débattu en France : le pillage des savoirs traditionnels, et les obligations du droit international en la matière. Il sera disponible en librairie le 24 janvier. 

Présentation

La biodiversité et les écosystèmes locaux sont sources de richesse économique, notamment pour les secteurs pharmaceutique, cosmétique et alimentaire. Les peuples autochtones et locaux ont souvent une connaissance fine et pratique des espèces locales, dont la valeur est de mieux en mieux reconnue pour la préservation de ces écosystèmes et comme base pour le développement de filières économiques. En 1992, la Convention sur la diversité biologique a posé les principes pour un commerce éthique et durable des produits issus des espèces natives ou locales, permettant d’éviter la biopiraterie, ou pillage des ressources naturelles et des savoirs ancestraux. Pourtant, aujourd’hui encore, peu d’instruments existent, en termes de modèle économique ou de certification, pour faciliter la prise en compte de ces principes dans le commerce des produits de la biodiversité, ou biocommerce.

En s’appuyant sur différents cas pratiques, l’auteur se propose d’éclairer les notions encore peu connues de biopiraterie et de biocommerce éthique et d’en saisir les principaux enjeux. Proposant une évaluation des labels et systèmes de garantie les plus usités en fonction de leur pertinence pour garantir le respect de ces nouveaux principes, il explore ensuite l’enjeu essentiel de la propriété intellectuelle des savoirs liés à la biodiversité. Il indique ainsi quelques pistes pour l’élaboration de nouveaux modèles de préservation et de partage des savoirs liés au vivant, afin que la valeur économique et sociale créée sur cette base soit équitablement partagée.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.