L'imposture morale de l'approche psychanalytique dénoncée à l'Assemblée Nationale

A l'Assemblée Nationale, le 5 avril 2016, le député PS Gwendal Rouillard, associant son collègue, le député LR Daniel Fasquelle, adresse une question à Ségolène Neuville, secrétaire d'État auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion.

 Il lui demande d'abandonner définitivement les impostures morale, médicale, éthique et intellectuelle de l'approche psychanalytique vis à vis de l'autisme, et la pratique maltraitante du packing que continuent pourtant de préconiser certains psychanalystes et pédopsychiatres de cette obédience autoproclamés scientifiques et réunis en prétendues sociétés savantes...

Applaudissements nourris entre les députés, entre autres : PS et LR réunis.

https://www.youtube.com/watch?v=EO5OzhWSkl8&feature=youtu.be&t=1m39s

Question du député Gwendal Rouillard © Rouillard Gwendal

Notons que ce sont aussi ces mêmes pédopsychiatres et psychanalystes freudiens qui orientent, depuis des décennies, dès l'ENM, le contenu des formations des magistrats des affaires familiales relativement aux besoins de l'enfant en matière de parentalité. Ce sont aussi eux qui réalisent les soi-disant expertises psychiatriques pour le compte de la justice familiale. Ces expertises servent souvent d'argument "massue" aux magistrats pour discriminer le parent de sexe masculin, au plus grand dam de l'intérêt des enfants.

Alors que les députés PS et LR, qui ont applaudi le discours de Gwendal Rouillard, n’amèneraient jamais leurs enfants, ou leurs petits-enfants, chez ces cliniciens, ils laissent pourtant sévir ces derniers dans les juridictions familiales. Ils les laissent guider et influencer les magistrats qui décident du sort des enfants des parents séparés ! En conséquence, environ 20% des enfants du divorce ne voient plus du tout leur père (source INED) et environ 1000 pères de famille se suicident chaque année (Source Plan Violence Santé) faute d'avoir pu sauver leurs liens avec leurs enfants.

Il est paradoxal que la classe politique se lamente du nombre de familles dites monoparentales et de la corrélation entre l'absence des pères et la délinquance, mais qu'elle ne fasse pas encore le lien avec l'imposture morale de la psychanalyse à propos des besoins de l'enfant en matière de parentalité.

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