La psychanalyse nuit gravement à votre santé...

Dans une pétition, des partisans de la psychanalyse protestent contre une réforme qui supprimerait l'enseignement de la psychanalyse dans la formation des psychologues à l’université.

Contexte

Des partisans de la psychanalyse protestent contre une réforme qui supprimerait l'enseignement de la psychanalyse dans la formation des psychologues à l’université  : Lien. Dans l’invitation à signer la pétition on lit : « La réforme en cours, visant à rendre lisible l’offre de formation en master, conduit le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche à envisager une seule mention dans le cas de la psychologie. ».

En réalité, le Ministère cherche simplement à diminuer le nombre de mentions de master pour améliorer la cohérence et la lisibilité de l'offre de formation en France. Il est tout à fait évident que la psychanalyse continuera à s’enseigner dans les universités françaises car, comme on lit également sur l’invitation à signer : « La psychanalyse à l’université est une spécificité culturelle française ». Les cours de psychologie clinique, de psychologie de l’enfant, etc. seront encore remplis de la doctrine psychanalytique. La majorité des professeurs de psychologie clinique et de psychothérapie ne connait rien d’autre et ne sera évidemment pas mise au chômage.

Cette pétition de psychanalystes procède d’une stratégie psychanalytique classique, inaugurée par Freud, de l’affirmation de « résistances » névrotiques à la psychanalyse et de la persécution des psychanalystes. Faut-il rappeler que Freud lui-même était paranoïde (voir p.ex. J. Farrell, Freud's paranoid quest: Psychoanalysis and modern suspicion. N.Y. University Press, 1996) ?

Comment militer utilement contre la psychanalyse

Quoi qu’il en soit, le présent article vise à justifier pourquoi il est urgent de réduire l’enseignement de la psychanalyse dans les universités et de légiférer pour limiter son impact… L’administrateur de ce site internet est d’accord pour mettre à la disposition de tous les opposants de la psychanalyse cet outil de communication destiné à transmettre au législateur vos arguments, vos raisons, contre la psychanalyse : http://www.fildarianeparents.org/

Condamnations de la psychanalyse

Sans vouloir être exhaustif, rappelons succinctement quelques-unes des différentes condamnations sérieuses faites à la psychanalyse :

  • En 1980, la majorité des références freudiennes ont été retirées du DSM notamment pour absence de scientificité (voir les écarts entre le DSM2 et le DSM3). 
  • En 2004, l’INSERM a produit un épais rapport démontrant l’inefficacité thérapeutique de la psychanalyse pour la majorité de troubles mentaux (Psychothérapie. Trois approches évaluées. Paris: Éditions de l’Inserm, 568 p).
  • En 2010, un rapport de la HAS (Haute Autorité de la Santé) conclut que la psychanalyse n’est pas à recommander pour traiter l’autisme !

Plaintes contre la psychanalyse

Aujourd’hui, de nombreuses associations se plaignent de la psychanalyse. Citons en premier, la grande majorité des associations de parents d’enfants autistes et ceux souffrant du TDAH. D’autres encore dénoncent la prépondérance de la psychanalyse au congrès des psychologues scolaires : Lien. A présent, des associations de pères objets de la discrimination massive pratiquée par les  juridictions familiales réalisent qu’ils sont aussi des victimes de la psychanalyse : Jamais Sans Papa, Colin Bagnard, Un Enfant Deux Parents, Homme Culture & Identité, SVP Papa, etc.

On ne compte plus les psychologues, les ouvrages et les sites internet qui dénoncent ensemble l’absence de scientificité du freudisme et parfois même son charlatanisme : AFIS, Imposteurs, Axel Evigiran, Kollectif du 7 janvier, Les illusions de la psychnalayse, Le livre noir de la psychanalyse, Charlatans Info, etc.

La psychanalyse nuit gravement à votre santé...

Il est un fait que sur les 14000 psychiatres français, environ 9500 se basent sur la psychanalyse. Des associations de pères dénoncent le fait que les juges aux affaires familiales sont très souvent formé(e)s et conseillé(e)s par des psychanalystes dogmatiques ou des psychiatres d’inspiration psychanalytique (pour ne pas dire d’obédience psychanalytique). Rappelons que la psychanalyse (contrairement à la psychologie scientifique) enseigne que tout enfant a trois pères : un père fonctionnel, un père affectif et un père géniteur… !!! Elle prétend que seul le père fonctionnel est important et que ce rôle peut être joué par n'importe qui... par exemple, par une grand-mère !!!

Les plus doctrinaires de ces praticiens sévissent ainsi auprès des milieux  concernés par les modalités de résidences des enfants (services sociaux, juges pour enfants et de la famille, ministères) habités par la conviction que ces théories antiques doivent être prises au pied de la lettre et en prodiguant que toute présence équilibrée du père en cas de divorce (en pratique la résidence alternée égalitaire) pourrait faire courir de graves dangers au enfants ! Non seulement c'est faux pour ce qui concerne ces derniers, mais cela provoque de nombreux drames familiaux, chez les pères en particulier. A ce titre, il semblerait qu’environ 1000 pères de famille se suicident tous les ans faute d'avoir pu conserver leurs liens affectifs avec leurs enfants (Lien - voir page 71 entre autres). Lors d’un faux débat organisé par le COPES et l’APPEA contre la résidence alternée, un psychanalyste dogmatique a finalement avoué en public sa pratique de lobbying permanente sur le législateur, tel un harcèlement, pour l’empêcher de débattre du contenu d’une proposition de loi destinée à promouvoir auprès de la justice familiale un principe de présomption pour la résidence alternée !

Toutefois, toutes ces opérations de lobbying ne suffisent pas aux psychanalystes ! D'autres cherchent aussi à orienter les débats de la société. Un des derniers exemples en date est celui-ci : Lien.

Cette volonté à vouloir modeler la notion d’intérêt de l’enfant en fonction des dogmes antiques, sexistes et infondés de la psychanalyse n’a d’ailleurs pas échappé à Hélène Gaumont-Prat, juriste, directeur du Laboratoire de la Santé à l’université Paris Lumières, et ancien membre du Comité consultatif national d’éthique. Elle a produit en juillet 2012 une étude intitulée « La résidence alternée à l’épreuve du droit comparé France – Belgique » dans laquelle elle dénonce « la diabolisation de la résidence alternée, en France par des psychanalystes…. »

Il y a bien longtemps, l'état s'est affranchi de l'influence de l'église. Aujourd'hui, la société toute entière doit s'affranchir de l'influence néfaste de la psychanalyse.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.