"1940 : le choix de la défaite" © Michel Le Thomas
"1940 : le choix de la défaite" © Michel Le Thomas

 

Je vous invite à regarder la vidéo ci-dessus, s'agissant notamment du rôle des élites dans les années trente. Il y est question d'un "roi sans couronne".

 

Vous pouvez ré-écouter également l'émission radiodiffusée le 17 Juin dernier sur France Inter : plutôt Hitler que le front populaire

Je vous recommande de lire également le roman d'Aurélie Filippetti : "Les derniers jours de la classe ouvrière" dont je cite l'extrait suivant :

"L'histoire retiendra : les de Wendel faisaient tourner leurs hauts-fourneaux à plein régime pour les canons du Reich, les patrons de la Société des Mines des Terres-Rouges, complices des arrestations". (page 23). L'anecdote relatée est vraie, puisque parmi les quatorze mineurs raflés au fond de la mine par la gestapo se trouvaient le grand père et le grand-oncle de l'auteure.

 

Enfin si vous souhaitez encore vous documenter davantage et comprendre comment les intérêts économiques de l'industrie sidérurgique en Europe allaient se structurer dès 1926, je vous recommande pour finir la lecture de ces quelques pages extraites de l'ouvrage de J-J Lederer "La sidérurgie européenne et les cartels avant Schuman". Si l'acier avait favorisé la guerre en permettant à Hitler de se réarmer avec le soutien des industriels, il allait favoriser la paix en Europe par la création de la C.E.C.A de Monnet et Schuman en 1950 après la déconcentration imposée de l'industrie lourde allemande.

 

Ce que je comprends de tous ces témoignages cités plus haut :

 

Les intérêts privés, le "business", l'argent pour simplifier dominent et assujettissent le pouvoir politique. La République, la "chose commune" pèse bien peu devant la cupidité, la stratégie de domination des puissants qui intriguent en secret, achètent, corrompent voire imposent par la force contre l'intérêt général. Ce fût apparemment le cas dans les années trente comme le révèle Annie LACROIX-RIZ, j'ai bien peur que cela le soit encore comme l'actualité récente semble nous le démontrer. Rien de nouveau sous le soleil donc. Mais alors, vous autres politiques ne soyez pas étonnés :

 

Comment voulez-vous dans ces conditions que les "citoyens" se sentent encore concernés par la politique ? Où allons nous à l'époque de la mondialisation, du libéralisme sans régulation ? Comment structurer un mouvement politique efficace au service des citoyens en Europe ?

 

Telles étaient au fond, les questions que je souhaitais vous poser dans mon malheureux précédent billet.

 

Merci à Mediapart pour l'espace d'expression libre qu'il donne ici sur internet quotidiennement.

 

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