Madjid Tavakoli, nouvelle icône de l’opposition iranienne

Avec Neda, tuée par balles au cours des manifestations qui ont suivi l'annonce de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad en juin, et que certains auraient voulu voir consacrée prix Nobel de la paix cette année, Madjid Tavakoli est la nouvelle icône de la contestation du régime iranien.
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Avec Neda, tuée par balles au cours des manifestations qui ont suivi l'annonce de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad en juin, et que certains auraient voulu voir consacrée prix Nobel de la paix cette année, Madjid Tavakoli est la nouvelle icône de la contestation du régime iranien.

A 23 ans cet étudiant de l'université de Téhéran porte le mouvement d'opposition au régime depuis plusieurs années, et en paie le prix. Il a déjà passé 15 mois en prison après avoir été arrêté en 2006 et accusé d'avoir insulté l'islam et les dirigeants iraniens lors de manifestations. Dernière arrestation en date, lundi 7 décembre, jour de la plus importante mobilisation depuis la fin juin. Entre autres chefs d'inculpation, les autorités iraniennes l'accusent de s'être déguisé en femme pour quitter l'université Amir Kabir de Téhéran.

 Majid Tavakoli Majid Tavakoli
C'est sur cette base que c'est constitué le gigantesque mouvement de solidarité : «Nous sommes tous des Majid Tavakoli» scandent désormais les opposants, qui accusent les autorités iraniennes d'avoir habillé le militant étudiant en femme pour l'humilier. Du coup, des happenings ont surgi un peu partout en Europe et dans le monde, pour protester contre la détention Majid Tavakoli. En Paris, on a donc pu assister cette semaine à un défilé d'hommes voilés :

 

We are all Majid Tavakoli ! ما همه مجید توکلی هستیم © iranfreemedia

 

4000 personnes arrêtées, plusieurs dizaines de manifestants tués, au moins cinq condamnés à mort, c'est à ce jour le bilan de la répression des autorités iraniennes depuis l'annonce de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de l'Etat iranien, le 12 juin 2009.

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