Rions en Palestine

 Cela m'avait paru sympa, ce petit documentaire co-produit par les internautes, en Cisjordanie, là où d'habitude on ne rigole pas beaucoup, et dont le tournage vient de débuter, mais qui a toujours besoin de vos sous.Hop !, je me suis dis, cela vaut bien un entretien sur mon blog, avec la réalisatrice, Vanessa Rousselot.
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Cela m'avait paru sympa, ce petit documentaire co-produit par les internautes, en Cisjordanie, là où d'habitude on ne rigole pas beaucoup, et dont le tournage vient de débuter, mais qui a toujours besoin de vos sous.
Hop !, je me suis dis, cela vaut bien un entretien sur mon blog, avec la réalisatrice, Vanessa Rousselot.

Le pitch du projet :


« Le film, c'est un road-movie en Cisjordanie, à la recherche de l'humour palestinien. De quoi on rit et de quoi on ne rit pas. Car même là-bas, il y a des choses trop graves pour qu'on en rigole. Et c'est cette limite qu'on va chercher dans le film.
Après, les personnages sont multiples, et de toutes les couches sociales. On a notamment rencontré un anthropologue qui collectionne les blagues, et qui en a accumulé plus de 2000.
Il y a en Palestine un show qui s'appelle
« Une patrie sur un fil » avec trois comédiens qui, toutes les semaines, font une sorte de parodie de l'actualité politique palestinienne.»
D'habitude, c'est le mur, les camps de réfugiés, le boycott, le Fatah en crise. Comment ça lui est venue, cette idée de faire rire, à Vanessa Rousselot ?
« J'ai été voir plein de films sur la Palestine, un sujet qui me passionne. En allant habiter à Bethléem, j'ai été un peu surprise : chargée de clichés, j'imaginais que tout le monde portait une tristesse absolue. J'ai alors découvert une culture de l'humour, des blagues, qui est là aussi parce le soir, en Cisjordanie, il n'y a pas grand-chose à faire, pas trop de cinémas, tout ça. Donc une des grandes activités, c'est de s'asseoir et de se raconter des histoires. Et ces histoires, moi, elles m'ont fait comprendre plein de choses, et j'ai envie de transmettre ça. »
Et c'est donc le bas de laine des internautes qui finance :


« Je suis partie en 2006, et je voulais repartir immédiatement après mon retour à Paris pour tourner. Mais voilà, les aléas du financement du documentaire... Aujourd'hui, on a quand même trouvé 3 chaînes de télés et un financement de l'Union européenne, mais il manque encore de l'argent pour boucler le projet. Le film est donc sur un site, tous co-prod, sur lequel n'importe qui peut devenir producteur et contribuer financièrement au film. Et en échange, si ça marche au box-office, l'internaute reçoit même un petit pécule ! Il reçoit surtout, dans un premier, des nouvelles régulières du projet, des extraits du film, et on peut le voir une fois achevé. »
Il reste 30.000 euros à récolter. À votre bon cœur !

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