A PROPOS DE SIFFLETS ET HUEES DE NICE

Il n'est pas nécessaire d'être sociologue pour constater que ce que l'on appelle " opinion publique" est volatile, versatile et particulièrement influencé par les médias de l'immédiateté, twitter, réseaux sociaux et chaînes d'infos continues.

Ces dernières surfent à satiété sur les drames, les stupeurs, les paniques, les recueillements, le côté festif des fleurs et bougies, les traces visibles des drames, l'interview de la voisine du tueur, surprise , celui du voisin qui s'en doutait et bien entendu les protestations, sifflets et huées de la foule.

Curieusement, ces chaînes d'info si promptes à découvrir les détails inédits ( entre I Télé, BFN, LCI, France 24, c'est la concurrence féroce), ne se sont jamais posé la question d'une organisation possible des sifflets et huées à Nice. Étonnant, non ?...

Et pourtant quand on connait la roublardise de l'angélique subrogé maire de Nice, Christian Estrosi, , on peut s'étonner que l'organisation d'une "bronca" à Nice n'ait même pas été abordée par les médias, d'autant que, de part ses responsabilités, la sécurité publique est en partie de sa responsabilité...

Et lorsque l'on sait que les Alpes-Maritimes sont un des bastions du Front National, on ne peut que réagir à ce commentaire d'un commentateur faisant état de la "protestation spontanée des Niçois". !...Reconnaissons à l'exécutif du courage pour être venu à Nice alors qu’il pressentait certainement le piège qui lui était réservé.

Il existe une protestation , un rejet d'un certain comportement politique, des déceptions, des frustrations, mais cela n'a rien avoir avec une opération programmée passée volontairement sous silence par les médias de l"immédiateté.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.