France, première destination touristique au monde, encore cette année. Ouf, le vent du boulet nous a réveillé et tout le monde a poussé un soupir de soulagement, , gouvernement et majorité en tête… La baisse sensible de la TVA en faveur des cafés et restaurants est intervenue à point nommé pour la période estivale.
Que ce cadeau de Nicolas 1er n’ait que très partiellement été suivi d’effet pour les consommateurs Français est considéré par le gouvernement comme un aléa inévitable à la suite d’une telle mesure. Bref, « cela est acté, alors passons à autre chose… »
Justement, parlons Culture, ce mot si souvent employé quand il s’agit de « culture économique », de « culture d’entreprise » et même de « culture du non- emploi » ( sic). Coluche avait paraphrasé un trait d’esprit d’Alphonse Allais : « La société doit faire œuvre de pédagogie : apprendre aux riches à bien choisir ce qu’ils achètent …et aux pauvres à s’en passer !... »
A présent que la culture est presque exclusivement traitée, au quotidien, dans sa seule dimension « spectacle « (nécessaire, mais pas suffisante…), on est en droit de se demander si l’austérité budgétaire croissante au niveau national, les transferts de charges de l’état aux collectivités locales sans compensation budgétaire et la réforme territoriale ne vont pas porter un coup fatal à cette dimension spectacle de la culture, en particulier les festivals…
Car ils constituent un attrait non négligeable pour les étrangers et les Français. En effet la France est « Terre de festivals », mais pour combien de temps encore ?....Pour l’instant, il n’est pas encore question de remettre en cause les festivals emblématiques, quasi institutionnels. Mais quand le Ministre de la Culture déclare qu’il va diminuer les crédits de son ministère dans les trois ans ( pour le gouvernement, une annonce dans les trois ans signifie une réduction drastique l’année prochaine…), que croyez-vous que devront se résoudre à faire les collectivités ?...
D’autant, que dans la réforme des collectivités, le gouvernement souhaite supprimer la clause de « compétence générale » qui permettait à ces dernières de s’occuper de domaines qui n’étaient pas en principe de leur compétence, en particulier l’aide à la création…
3500 conseillers territoriaux remplaceront les 6.000 conseillers régionaux et généraux en 2014. Cette importante entité territoriale sera-t-elle en capacité de soutenir la création dans les festivals, alors que les révisions, diminutions et parfois suppressions de subventions sont déjà d’actualité ?...
Heureusement, avant 2014, il y a 2012. Ce n’est pas une lapalissade, c’est une chance !... Alors, si nous refusons la « culture du non-emploi » comme la « culture de l’austérité », notamment en matière de festivals, mobilisons-nous pour que 2012 ne soit pas uniquement l’année de l’alternance, mais aussi l’année de la victoire de la gauche rassemblée.