Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.
Le collectif Roosevelt l'a réclamée en 2012, Nouvelle Donne l'a mise à son programme : une loi érigeant une "muraille de chine" entre les activités bancaires et les activités spéculatives. La nécessité en est démontrée par l'actualité la plus récente : la branche américaine de BNP Paribas encourt une amende considérable (dix milliards de dollars) pour avoir violé l'embargo américain sur Cuba et l'Iran. La banque est également passible d'une interdiction - temporaire ou définitive - d'exercice aux Etats-Unis. S'il faut renflouer ce pilier de l'activité bancaire française, qui va mettre la main au pot ? L'état français, pour que les USA et la BNP sachent bien qu'en cas de coup dur, le contribuable français est là ? Les déposants, comme cela avait été proposé à Chypre ? Et, dans le cas d'une faillite, les contribuables seront-ils soumis à la double peine par le biais de la garantie étatique sur les dépôts ? Le simple fait que l'on puisse se poser ces questions montre bien l'urgence d'une loi qui mette les actionnaires en première ligne, pour qu'ils assument eux-mêmes les conséquences de leurs errements !
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