Pierre Sassier (avatar)

Pierre Sassier

Abonné·e de Mediapart

683 Billets

0 Édition

Billet de blog 23 mai 2014

Pierre Sassier (avatar)

Pierre Sassier

Abonné·e de Mediapart

Une Europe à deux vitesses dans le programme de Nouvelle Donne

Pierre Sassier (avatar)

Pierre Sassier

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Cette idée d'une "zone d'action intégrant quelques pays partageant les mêmes objectifs" est née d'un constat : celui que l'Europe a été élargie beaucoup trop vite, s'étendant maintenant à des pays qui n'ont pas du tout le même niveau d'intégration politique et sociale que les pays fondateurs, que, dans ces conditions, il devient impossible d'avancer dans la voie du progrès social et politique. 
Le projet européen consiste à vouloir fédérer des pays très différents, qui ont presque chacun leur langue, dont certains sont des royaumes et d'autres des républiques (ce qui n'est pas le plus gênant si ce sont tous les démocraties), dont certains sont déjà des fédérations et d'autres des pays centralisés. Cela peut apparaître comme la quadrature du cercle et c'est en tout cas plus difficile que de massacrer quelques milliers d'indiens pour prendre leur place. Mais le constat que chacun de nos petits pays européen pris individuellement - et  même l'Allemagne - ne pourra pas résister aux géants politiques et économiques émergeants doit nous amener à penser l'Union Européenne comme une nécessité.
Il faudra également que nous inventions notre propre modèle et les propositions de Nouvelle Donne vont dans ce sens. A savoir la création d'une zone renforcée incluant les pays répondant à des critères sociaux (s'engager sur le traité de l'Europe sociale prévu dans le volet 3 du programme), monétaires (faire partie de la zone euro), fiscaux (ne pas être un paradis fiscal, avoir signé la taxe sur les transactions financières). Il y a dans les critères également le fait d'accepter que les ressources de l'union ne reposent plus exclusivement sur les citoyens, ce qui est en cohérence avec la proposition de créer un impôt fédéral sur les sociétés finançant l'UE, le deuxième avantage étant, par la création de cet impôt, de "casser" un dumping fiscal qui nous fait tant de mal.
Pour asseoir la légitimité des décisions prises au sein de cette zone d'action réduite (ZAR), Nouvelle Donne propose la création d'un parlement de la zone d'action, dont les membres seraient désignés par et parmi les parlementaires européens des mêmes pays.
La ZAR se donnerait trois ans pour adopter par référendum (afin d'asseoir sa légitimité démocratique) un traité social de convergence, instaurer une taxe sur les transactions financières dans un délai de trois ans. Au delà, les pays concernés pourraient établir un rapport de force "en refusant de payer leur part du budget européen et en pratiquant la politique de la chaise vide".

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.