Je suis candidat à l'élection présidentielle

Le peuple français ce n'est ni Macron, ni Le Pen, ni Hamon... mais une réelle diversité de sensibilités. Il ne devrait pas y avoir de vainqueur à une élection démocratique, seulement une juste représentation. C'est pourquoi je suis candidat à l'élection présidentielle, afin de présenter aux citoyens une nouvelle constitution claire et transparente et élire nos représentants dans 6 mois.

 Je pars de loin, mais la frustration du peuple, le manque d'innovation de nos politiques et le déficit de représentativité de notre démocratie sont trop grands. La démocratie mérite tous ces « petits » candidats comme aiment à le rappeler nos chers médias qui donnent sans compter la parole à ceux qui nous dirigent depuis des décennies et sont responsables de la situation dans laquelle se trouve le pays. Le dernier rempart contre ce monopole du pouvoir devrait être ces « petits » maires qui travaillent localement à des solutions et sont certainement des victimes de nos chers « grands » élus. Oui, ouvrons les yeux, la France mérite de choisir parmi les différentes options que des hommes et des femmes défendent en donnant de leur temps pour les voir être présentées aux Français. Pendant ce temps ceux qui vivent aux frais de l'État, et en distribuent parfois à leur famille en toute légalité, arrivent sans problèmes à obtenir le ticket pour la présidentielle. Oui, les élus non encartés ou qui gardent un minimum de liberté de penser et d'intégrité sont, en 2017, le dernier rempart contre la médiocrité qui elle, est bel et bien représentée.

Citons une aberration s'il est besoin : le vote blanc, qui aurait dû être pris en compte dès l'instauration du scrutin universel, est encore absent à tous les niveaux d'élections. En 2002 nous aurions du comprendre, et aujourd'hui nous ne disposons pas de ce garde fou face à un second tour qui opposerait deux candidats médiocres voir dangereux. Et le seul candidat qui cherche à représenter ce choix, Stéphane Guyot, n'a même pas reçu une seule présentation d'élu à ce jour. Oui, le système est bel et bien verrouillé. C'est pour changer cela que moi, Pierre Schwarz, citoyen ingénieur de 37 ans issu d'une grande école, titulaire d'un master en gestion de projet et réalisateur de courts métrages d'animation à mes heures de détente, je suis candidat à la Présidentielle.

Mais avouons-le, c'est un combat de titan et le plus dramatique, c'est que je suis en concurrence directe face aux petits candidats dont je soutiens les candidatures nécessaires à la diversité d'expression citoyenne. Cependant, la lucidité m'oblige à dire qu'ils font une erreur. Ils défendent en 2017 un programme complet incarnant une certaine sensibilité citoyenne. Mais l'urgence n'est pas là. L'urgence c'est de faire que le système leur donne la parole de façon juste et ainsi libérer l'innovation citoyenne. La France ce n'est pas François Fillon, ni Benoit Hamon, ni Emmanuel Macron, ni même le PS, le FN... La France, c'est une diversité de sensibilités et il est injuste que seuls les gagnants, élus selon des règles défectueuses, soit les seuls représentés. Ce système peut faire illusion lorsqu'une même sensibilité conserve le pouvoir à hauteur de 60%. Mais dès lors que les victoires deviennent serrées, et que les votes deviennent « contre » plutôt que « pour », alors nous faisons face à un peuple frustré continuellement, en opposition complète avec leurs représentants.

Ce n'est pas acceptable et ce fut accepté depuis trop longtemps. C'est pourquoi, au travers de ma candidature, je propose uniquement une nouvelle constitution qui corrigera les défauts pervers de notre cinquième République, inventée il y a plus de 50 ans.

Les défauts qui doivent être corrigés d'urgence sont : le manque de représentativité du peuple, la double responsabilité rédaction/vote des lois concentrée chez les mêmes personnes, le manque de légitimité des Ministres, l'absence d'un pouvoir de refus des citoyens, le fait que la diversité de candidats d’une même sensibilité peut, par éparpillement, faire perdre cette sensibilité.

C'est pourquoi je propose une constitution avec les changements suivants :

 ·         Un conseil présidentiel de 12 personnes élues à la proportionnelle et qui remplace la fonction présidentielle. Cette proposition fait écho à la proposition des rédacteurs de la première constitution qui prévoyait un conseil exécutif de 24 personnes.

 ·         Des assemblées départementales de 100 personnes, élues entièrement à la proportionnelle, ayant pour rôle de voter les lois. Cette proposition fait également écho à la première constitution qui prévoyait des assemblées cantonales.

 ·         Une assemblée Nationale réduite à 300 députés chargée de réfléchir les lois

 ·         Un Sénat réduit à 200 personnes représentant le pouvoir judiciaire

 ·         Des ministres élus par les corps de métiers dont ils dépendent. C'est à dire que les agriculteurs, entre autres, s'exprimeront pour choisir le ministre de l'agriculture. Ces ministres n'imposeront aucune loi mais pourront exposer des problématiques aux assemblées.

 ·         Des ministres « projet », responsables de la mise en œuvre de projets qu'ils ont exposés aux français et pour lesquels ils ont été sollicité par le peuple dans le cadre d'une élection citoyenne.

 ·         La prise en compte réelle d'un vote de refus dans toute élection

 ·         La mise en place d'un mode de scrutin par approbation et par points, permettant d'avoir une lecture complète des désirs du peuple et de former des groupes d'élus à la proportionnelle.

 ·         La possibilité pour les différentes assemblées d'organiser des consultations citoyennes nationales à questions et réponses multiples.

 ·         20% de candidats aux élections tirées au hasard parmi les volontaires

 ·         Des règles de campagnes électorales plus justes, un cadre médiatique identique pour chacun et des budgets plus modestes

 ·         Un système de parrainages aux élections du conseil présidentiel anonyme et plurinominal

 ·         L'instauration de contraintes fortes d'intégrité pour les élus

 ·         la possibilité donnée aux citoyens, un an avant chaque élection de conseil présidentiel, de présenter dans le cadre d'une élection une ou plusieurs constitutions qui seraient adoptées dans le cas d'une approbation d'au moins 75% des votants et 50% de la population électorale.

 
Si je suis élu, de nouvelles élections auront lieu pour désigner les Assemblées Départementales, puis l'Assemblée Nationale, le Conseil Présidentiel, les Ministres, les Ministres – projet, dans cet ordre dans l'année suivant mon élection.

Cette opportunité peut permettre à chaque électeur insatisfait du choix qui lui est proposé aujourd'hui (par exemple ceux ayant désirés Alain Juppé, François Bayrou, Manuel Valls…) de pouvoir disposer de ce choix dans l'année qui suit, sans subir pendant 5 ans les directives d'une personne qui ne les représente pas et d'être certains que leur voix compte grâce au système de proportionnelle.

Ce choix constitutionnel que je propose est, à mes yeux et à la vue de ce que propose les autres candidats, le seul qui permet de respecter les Français dans leur ensemble, quelque soit leur sensibilité. Je suis un, je compte pour un. Il est clair et transparent, contrairement à la promesse de Jean Luc Mélenchon ou d'autres de proposer la rédaction d'une nouvelle constitution post élection tout en se sentant légitime pour imposer l'ensemble du reste du programme.

Les idées, c'est vous, les citoyens, qui les avez, je veux seulement vous fournir les outils pour faire les bons choix et le cadre pour innover notre monde dans la direction qui respectera chacun de façon égale. De mon côté, en tant que Président, pendant 6 mois, je donnerais la parole aux combats que je trouve juste (l'égalité homme-femme au travail, l'environnement...) mais je ne ferais pas de réformes. Je m'assurerais cependant de la diversité des projets des candidats au poste de ministre-projet et de leur présentation devant le peuple avant l'élection. Je serais d'ailleurs probablement candidat pour un projet.

Je suis Pierre SCHWARZ, je veux vous offrir ce choix de constitution, aujourd'hui plus qu'hier, mais convaincre seul les élus est une tâche difficile. S'ils ne peuvent taxer ce programme d'appartenir à une sensibilité politique, c'est ma notoriété qui sera mise en cause. Changer la constitution est une nécessité mais je devrais passer 5 ans à en faire la promotion pour qu'ils donnent à cette initiative une chance devant les Français ? Ne nous condamnons pas à 5 années de frustration citoyenne supplémentaires.

Il ne devrait pas y avoir de vainqueur à une élection, seulement une juste représentation.

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