Municipales 2020 à Issoudun : le cas André Laignel

Ancien fidèle de François Mitterrand, André Laignel est depuis 40 ans maire d'Issoudun, seconde ville de l'Indre de 12000 habitants. De nouveau candidat aux municipales pour obtenir un 8eme mandat, je veux dresser ici un rapport de mon expérience et de mon point de vue sur un maire qui bénéficie d'une très haute côte de popularité. Mais ne dit-on pas que l'Amour rend aveugle ?

Rue de la République à Issoudun avec un important taux de vacance des locaux , symptôme d'un échec politique Rue de la République à Issoudun avec un important taux de vacance des locaux , symptôme d'un échec politique
Ma première impression en arrivant à Issoudun était celle d'une ville disposant de beaucoup de services

Arrivé en 2015 à Issoudun, j'ai été dans un premier temps impressionné par les infrastructures que proposait cette petite ville de 12000 habitants. Elle dispose en particulier d'un musée d'une très grande qualité : Le Musée de l'Hospice Saint Roch. Ce bijou nécessite vraiment une halte à Issoudun pour tous ceux qui traversent la région pour rejoindre Toulouse ou Paris. Mon premier sentiment était donc extrêmement positif : une piscine, un cinéma récent, un conservatoire, une patinoire, une maison des associations et des loisirs qui semblaient en effervescence… Cette richesse de services m'indiquait que le Maire faisait du bon boulot. A l'époque je ne connaissais pas son histoire, ni son identité mais rapidement en parlant avec les Issoldunois, j'ai compris qu'il était effectivement apprécié, qu'il avait fait beaucoup mais que c'était quand même un vieux briscard de la politique et qu'il régnait "un peu" en maître sur la ville. Personnellement je me suis dit : Tant qu'il fait des choses bien, le côté "maire autocratique", finalement cela ne me concerne pas trop.

Voilà ma première impression d'Issoudun et de son maire, André Laignel.

Premier point de désaccord : sa vision de l'urbanisme

Avec le temps, j'ai découvert un point sur lequel j'étais complétement en désaccord avec sa politique : l'urbanisme. En effet, construire des bâtiments qui hébergent des services est une action visible, et qu'on peut facilement répertorier. Mais Issoudun, ce n'est pas seulement cette dizaine de bâtiments emblématiques, c'est aussi un patrimoine existant, un centre-ville et une zone périphérique. Et sur ce point, j'avais beaucoup à redire. Je vais commencer par un point positif tout de même : la rocade. Cet axe de circulation qui contourne le centre-ville et dessert les différents quartiers est une bonne chose. Par contre, ce n'est probablement pas l'initiative du maire actuel qui n'était que conseiller général de l'Indre et dans l'opposition au conseil municipal à cette époque. Elle aurait également mérité depuis longtemps d'être aménagée avec des Arbres de part et d'autre, plus de 40 ans sont passé.  Ensuite viennent les points négatifs qui sont, je l'avoue, souvent communs à l'ensemble de toutes les villes de France. Les deux points les plus évidents pour moi sont : La zone des Coinchettes (et de manière générale toutes les constructions à l'extérieur de la rocade) et la détérioration du Centre-Ville.

Les nouvelles zones urbaines construites depuis 1980 ont dégradé la ville

Les nouvelles zones d'habitation et d'activités construites avec le soutien du Maire André Laignel sont caractéristiques des erreurs de nos politiques urbaines. D'un côté des zones pavillonnaires poussant à l'étalement urbain, à des pertes énergétiques et à l'individualisme, sans recherche esthétique, de l'autre des zones commerciales, au plan non optimisé (parking pour chaque enseigne, vides a 80%, espaces perdus entre les hangars…), bétonnées et esthétiquement affreuses (cela reste subjectif mais le design hangar vu de l'extérieur est pour moi la réponse à une recherche de baisse de coût plus que d'effort architectural). Sur ce point, je suis complétement en désaccord avec un article de Monsieur Nonnet, chef du restaurant la Cognette à Issoudun, qui présente le Maire actuel comme un visionnaire. Ceci dit je pense qu'il parle uniquement d'un seul fait : celui d'avoir réussi à conserver Zodiac sur Issoudun. Ce qui aurait pu être fait depuis 20 ans en termes d'urbanisme aurait pu offrir à Issoudun une dimension et une qualité architecturale sans aucun rapport avec l'état actuel. Peu de gens en prennent conscience mais la beauté d'une ville, dans sa globalité, engendre tourisme, croissance démographique et ainsi croissance économique en plus d'un bien être quotidien partagé par tous.

Unanimité des avis sur le centre-ville : la politique menée est une catastrophe 

Concernant le centre-ville, de ce point de vue tous les issoldunois sont unanimes. C'est une catastrophe. Ils vont évidemment pour certains nuancer en rappelant les services disponibles et le fait que ce soit un problème dans toutes les petites et moyennes villes, mais ils sont d'accord (et ce serait vraiment malhonnête de ne pas l'être, même le maire en fait le constat dans son nouveau programme, alors qu'il est en partie responsable). En vérité la dynamique négative du centre-ville est liée à plusieurs points :

  • La construction des zones d'activité en périphérie avec les hypermarchés et les grandes enseignes (qui ont essayé de répondre aux problèmes de stationnement limité en centre-ville)
  • La construction de zones pavillonnaires étendues en périphérie sans politique urbaine de rénovation des centres (le cas encore récemment avec le nouveau quartier des Brunes),
  • La télévision individuelle et plus récemment internet
  • Le manque de vision politique d'aménagement du centre-ville pour des activités attractives de jour et de nuit
  • La désertification des logements en centre-ville.

Outre le point de la télévision et de l'internet, qu'on ne peut reprocher à Monsieur André Laignel, sur les autres points, il est responsable. Sur les deux premiers, il l'est comme beaucoup qui ont cru dans cette dynamique urbaine (certainement pour cette promesse d'emploi et de croissance économique à court terme, les maires réfléchissent souvent à 6 ans et il semble que monsieur Laignel, en prétextant avoir réalisé 100% de son programme d'il y a 6 ans, réfléchisse toujours comme cela). Sur les deux derniers points, il est complètement responsable pour son manque d'idées et d'ambition alors qu'Issoudun possède un centre-ville doté d'un beau patrimoine. J'ai découvert récemment qu'il était responsable de la destruction de l'ancien tribunal, un beau bâtiment qui complétait de belle manière la place centrale du 10 juin. Quand on sait maintenant que le tribunal construit en remplacement était devenu une friche affreuse et qu'il vient d'être réhabilité en pôle d'activité tertiaire nommé "la Ruche" on peut encore bien constater ses erreurs passées au niveau urbain. Rapidement, juste un commentaire personnel sur ce point. D'un point de vue urbain, l'emplacement de cette infrastructure est très mal pensé : l'entrée donne sur un carrefour très passant et peu valorisant, réduisant le plaisir et donc l'intérêt de se rendre dans ce lieu. De manière générale il ne faut jamais penser un bâtiment exclu de son environnement proche mais bien s'assurer que l'environnement de proximité soit réfléchi et adapté pour dynamiser le nouveau bâtiment.  

Évidemment il existe des solutions, principalement en termes d'aménagement urbain de développement de certaines activités attractives (principalement liées au tourisme) qui permettent de faire vivre le centre-ville. En outre il faut absolument revoir notre logique de construction urbaine.

De ma décision de rassembler des personnes pour renouveler le conseil municipal à la création de la liste de Christopher Albarao

Donc suite à ce constat sur l'urbanisme et parce que j'avais pleins d'idées pour Issoudun, j'ai voulu composer une liste aux municipales pour mettre face à André Laignel du renouveau et en proposant au colistier la chose suivante : André Laignel est un bon maire mais sur certains points, il faut renouveler réellement le conseil municipal et repenser l'urbanisme. C'est à ce moment-là que j'ai découvert un autre problème lié à la politique d'André Laignel, celui dont on m'avait parlé à mon arrivée à Issoudun. Si les premiers citoyens à qui j'ai présenté l'idée étaient d'accord avec mon constat, ils refusaient d'appartenir à une liste en opposition à André Laignel, car cela pouvait avoir des répercussions négatives sur leur emploi ensuite. Evidemment, étant des personnes investies dans des actions liées à la ville, ils sont directement ou indirectement influencés par la politique de la majorité. C'est ainsi que j'ai compris qu'André Laignel, par sa position majoritaire depuis 40 ans avait rendu muet toute la diversité démocratique qui peut enrichir et améliorer la ville par ses idées. Ce qui m'étonnait c'est que des Issoldunois par peur de lui refusaient de s'engager pour corriger les erreurs du passé et embellir Issoudun.

C'est à ce moment que j'ai rencontré Christopher Albarao. Il avait déjà réussi à faire une bonne partie de ce dont j'avais été incapable : réunir les personnes d'Issoudun pour proposer une alternative. Ensuite, sur la démocratie et l'aménagement de la ville et des rivières, nous avions des idées similaires qu'il me garantissait comme prioritaire pour la ville. C'est pourquoi j'ai décidé de me joindre à lui.  L'équipe constituée regroupait des personnes de plusieurs sensibilités et d'un point de vue démocratique je trouve cela très bien car l'élection municipale en France ne représente qu'à moitié de leur valeur les perdants. Donc en cas de victoire notre liste garantissait une vraie diversité représentative. Ce qui est juste et respectueux de chacun. De plus le consensus est souvent dans ce cas la garantie des bonnes idées.

Comprendre André Laignel pour mieux l'affronter

A ce moment-là nous avions une liste, des idées pour Issoudun, une vision. Nous savions qu'André Laignel disposait d'un fort capital de sympathie et fort de ses précédentes victoires, nous devions mettre en jeu plus d'énergie, plus de motivation et de qualité dans notre projet. Il s'agit de ma première campagne municipale en général et à Issoudun en particulier, donc je n'avais pas l'historique des précédentes en mémoire. Pour mieux affronter son adversaire, il faut l'examiner. D'esprit et de formation scientifique, je crois en la logique du raisonnement, et il s'applique aussi aux êtres humains, en particulier au travers de la psychologie.

L'incroyable information révélée par les dates de ses grandes réalisations

A ce moment-là, j'avais donc à l'esprit le profil suivant pour André Laignel : Un homme ayant fait beaucoup pour Issoudun en termes de services, mais ayant conduit une politique médiocre d'aménagement urbain et ayant muselé la démocratie au niveau local. Le temps de la campagne arrivant, je voulais découvrir l'homme décrit comme un baron de la politique. Étant donné qu'il a pris tout son temps pour se déclarer candidat, candidature sur laquelle je reviendrais prochainement, j'ai eu le temps d'analyser d'autres points que je juge essentiels : les dates de ses réalisations.

Avant 2000

  • 1977 : A. Laignel devient maire D'ISSOUDUN
  • 1981 : Création de la Méli
  • 1984 : Ouverture de la patinoire
  • 1988 : Ouverture de la piscine à vagues
  • 1989 : Création Festival de la Guitare
  • 1990 : Création du PEPSI
  • 1995 : Nouveau Bâtiment Musée Saint Roch
  • 1995 : Création Fête de la Tour Blanche
  • 1997 : Création de la boite à musique

Après 2000

  • 2002-2007-2019 : Agrandissement Musée Saint Roch
  • 2013 : Création du Reggae Temple
  • 2017 : Rénovation de L'ELS (3.6 millions pour rénover une piscine dans le style année 80)
  • 2019 : Rénovation de la patinoire

Note : Je n'ai listé que les réalisations emblématiques qui semblent avoir vraiment de l'importance aux yeux des Issoldunois et Issoldunoises. J'en ai peut être oublié certaines. Je veux bien mettre à jour la liste si besoin

 Les grandes réalisations probablement aidées par le soutien du Parti Socialiste au pouvoir

Ce qu'il faut savoir c'est que la quasi-totalité des services qui génèrent la reconnaissance des issoldunois et issoldunoise envers Monsieur Laignel sont liés aux infrastructures créées avant 1997. C’est-à-dire au moment où André Laignel avait entre 35 et 55 ans. Ce qui est moins évident si on ne regarde pas de manière plus large, c'est qu'il s'agit précisément des années Mitterrand, puis, à moindre mesure, plus tard, des années Jospin. On se rend compte alors que les infrastructures qui permettent à André Laignel de bénéficier d'un mandat depuis 40 ans sont probablement l'effet de sa jeunesse mais aussi de la présence de son ami François Mitterrand et des socialistes au pouvoir. Ce dernier point a probablement profité financièrement à certains projets. Cette concordance de date et de réalisation montre bien que bien sur le choix d'André Laignel comme Maire était une très bonne idée entre les années 1977 et 2002. De ce constat, nous pouvons comprendre que les Issoldunois et les Issoldunoises lui reconnaisse son apport à la ville et le reconduisent en 2001. Il disposait alors d'un mandat pour montrer qu'il était capable de continuer sur cette dynamique. A la vue du résultat, cela n'a pas été le cas. Sur la suite il a principalement rénové ses propres structures et agrandit le Musée Saint Roch. Pour L'innovation, il n'y a pas grand-chose à voir.

Depuis 2002, et la chute du parti Socialiste, la position de maire d'André Laignel dessert Issoudun

Pourtant, en 2008 et 2014, les Issoldunois ont continué à croire en lui. A ce stade, je vais rappeler cette expression : L'amour rend aveugle. Pour être plus raisonné, je vais dire que l'offre alternative n'était pas non plus forcément attractive. Ceci dit, beaucoup d'Issoldunois vantent encore les réalisations du siècle précédent et l'expérience et la compétence du maire. Ce n'est pas l'expérience qui semble avoir été si bénéfique à Issoudun, mais bien le dynamisme, la vision et les relations d'un homme dans la fleur de l'âge. Le Parti Socialiste est mort ou presque, et probablement le réseau que possédait Monsieur Laignel disparu en grande partie avec lui. Son opposition forte face à la droite et à Monsieur Macron desserve d'ailleurs probablement Issoudun, réduisant les chances de la ville de récupérer des subventions de la part d'institutions dirigées par d'autres sensibilités. Une alternative plus tôt aurait permis probablement plus de dynamisme démocratique et d'innovation entre 2008 et 2020, même avec le risque d'une équipe municipale moins compétente, elle aurait voulu prouver qu'elle était capable, alors qu'André Laignel se pensait probablement légitime avec les réalisations antérieures.

Un homme qui se repose sur ses acquis d'avant 2000 et se contente du minimum : administrer sa ville

En observant cela, j'ai compris pourquoi Issoudun survivait grâce aux infrastructures de services mais ne connaissait pas la croissance qu'elle mérite. J'ai vu en Monsieur Laignel un homme aussi qui avait épuisé sa créativité, comme cela peut arriver à chacun, et qu'il se reposait sur la facilité, garanti d'être réélu. Et c'est alors qu'il s'est déclaré candidat. En vérité je croyais encore possible qu'il choisisse un ou une jeune de son équipe en tant que tête de liste (une femme aurait été d'ailleurs une belle marque d'ouverture) et qu'il se mette en retrait, a 77 ans, en tant que simple conseiller municipal en soutien de la jeunesse. Il n'en est rien et sa déclaration de candidature m'a laissé relativement dubitatif. J'avais effectivement commencé à regarder son projet de 2014 (j'y reviens plus tard) et j'avais lu sa déclaration de candidature de 2014, disponible sur son site internet. Sachez que la déclaration de 2020 est la déclaration copiée collée de 2014. Il y a seulement la citation de début qui a changée pour passer de Mandela à René Char. Il y a quelques années les gens oubliaient rapidement les élections précédentes. Avec le numérique nous avons désormais accès à l'historique.  En fait, ce début de campagne a donné le ton de la suite : Je suis tellement sûr de gagner que je me contente du minimum, je n'ai aucun besoin d'innover. L'autre point intéressant c'est qu'en se déclarant après nous, nous pouvions analyser comment il allait se défendre face aux atouts importants et revendiqués de notre programme. Principalement au travers de 2 points. Le premier concerne la mise en avant de la démocratie locale. Lui étant maire depuis 40 ans, pourquoi attendre 2020 pour la mettre au programme ? Surtout que comme décrit précédemment, il a fait en sorte que la diversité des opinions ne s'exprime plus dans la Cité. Cela s'appelle surfer sur un phénomène de mode. D'ailleurs sur la démocratie locale, son programme ne l'engage pas grand-chose. Second point, la mention à la représentativité. La représentativité est une notion élastique c'est vrai, et notre démocratie représentative en est l'exemple chaque jour. En fait quand monsieur André Laignel parle de représentativité il parle de représentativité de la gauche plurielle, celle des écologistes, communistes modérés et socialistes, alors que nous nous parlons de représentativité de tous les issoldunois et issoldunoises dans des proportions proches de celle des élections précédentes. Enfin, de l'intérieur je sais que la communication de Christopher Albarao est authentique alors que celle de Monsieur Laignel semble plutôt politicienne, ce qui est logique vu les profils de chacun.

André Laignel, grand stratège de communication médiatique de dernière minute avant les élections

Un autre point est apparu avec l'approche des élections : les inaugurations de sites récemment construit. Alors il faut savoir qu'un maire sortant n'a pas le droit d'utiliser la communication de la ville pour sa propre campagne. En outre concernant les nouvelles réalisations, il ne peut normalement pas les inaugurer pendant cette période à moins que la date de fin des travaux soit prévue de longue date et que le discours se contente de parler de ce lieu de façon neutre. Un joli texte légal qui évidemment peut être contourné aisément. En effet la date des élections municipales étant connues a peu de choses près 3 ans avant, il devient tout à fait possible de planifier la fin des travaux dans les 3 mois qui précédent l'élections municipales. Dans le cas d'Issoudun nous avons été témoins de l'inauguration du parc aux statues, du pôle d'activités tertiaire "La ruche", des logements des Brunes… Un peu beaucoup de grands projets municipaux et médiatiques dans un mouchoir de poche.

Les 100 idées du programme de Monsieur Laignel, quand une idée marketing absurde rend ridicule la pertinence d'un programme

Continuons notre étude par le programme présenté aux issoldunois. Sur ce sujet, j'invite tous les issoldunois à lire sérieusement les programmes de chaque concurrent. Pour le cas d'André Laignel, il s'agit de bien identifier ce qui correspond à réellement une action de la Mairie et ce qui est de la responsabilité d'autres institutions. Également, petite observation intéressante :  Monsieur Laignel se vante de 100 idées pour Issoudun, répartie par bloc de 20 par grands thèmes. Sur le papier c'est joli et cela permet d'équilibrer les pages de programmes. Mais dans la réalité il faut bien se dire que soit il est monté à 100 avec des idées qui n'en sont pas, soit qu'il en a retiré peut-être des intéressante ou des moins bonnes et n'en à pas informer les citoyens. En plus pour réussir à répartir exactement 20 idées dans chaque thème, on peut utiliser la même logique.

 

Un renouvellement "marketing" qui masque la réalité : depuis 2001, voir avant, les 17 mêmes personnes sont toujours dans les positions éligibles de la liste, soit plus de la majorité des voix du conseil municipal.

Autre point intéressant : André Laignel communique sur le renouvellement de sa liste. Sur ce point nous allons faire un petit calcul mathématique simple. Sur 35 noms, 20 sont déjà au conseil municipal et 20 étaient déjà au conseil municipal en 2001 (je n'ai pas réussi à remonter plus loin). Sur les 33 premiers (34 et 35 étant des remplaçants) nous avons 15 nouveaux noms sur 33 soit 45% (on reste sous les 50%) et sur la base d'un score identique à celui d'il y a 6 ans, nous avons 11 nouveaux noms sur 28 soit 39%. Et vous pouvez comprendre 2 choses essentielles et extrêmement importantes ! D'une part, le renouvellement concerne toujours les 15 mêmes. Ensuite, point démocratique extrêmement important, sur les 28 élus (et dans tous les cas de victoires, même avec 27 qui est le minimum) André Laignel dispose de 17 noms de personnes qui n'ont pas été renouvelées depuis 2001 au moins. Et vous l'avez compris je suppose, le conseil municipal comprenant 33 membres, avec 17 élus dans votre camp, vous pouvez décider seul, quel que soit les autres membres renouvelés. C'est la magie des mathématiques appliquées au cas d'André Laignel.

Enfin, son affiche de campagne traduit bien ce qu'il pense de lui-même je pense. Il s'autosuffit pour gagner les élections.


En conclusion, sans décider de vérifier les faits et de gratter un peu, il est plus difficile de se rendre compte de la situation.

Voilà le cheminement d'un non issoldunois qui a pris conscience d'une réalité à Issoudun alors qu'il pensait le contraire en arrivant : La ville d'Issoudun a besoin qu'André Laignel ne soit plus maire. En tout cas, pour les Issoldunois et Issoldunoises qui en viendraient à me lire, je vous invite encore une fois à lire les programmes et à vérifier les chiffres et les dates énoncées plus haut. Je pense que nous avons de bonnes idées avec Christopher Albarao et qu'Issoudun a définitivement besoin d'un climat démocratique plus propice à la créativité et à l'innovation.

 

 PS : Pour découvrir les différents programmes, rendez vous sur http://andre-laignel.fr/ et https://issoudun-avenir.fr/ . Il n'y a aucun programme pour l'autre liste Lutte ouvrière si ce n'est le programme du parti national je crois)

 

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