Survivre économiquement à la crise du Corona Virus

Tout le monde se prépare à la crise économique liée au Coronavirus. Existe t'il des moyens de mieux la surmonter ?

Imaginons tout d'abord que 2 mois dans l'année n'ont pas existé. Une année de 10 mois nécessairement ne génère pas le même flux d'argent ni même la production que 12 mois. Est-ce un problème si l'année ne faisait que 10 mois ? En vérité non, il s'agit simplement d'une échelle temporelle. Donc économiquement, perdre "2 mois" qui n'existeraient pas ne serait pas dramatique. Le souci vient du fait que les 2 mois retirés existent et font l'objet de "cout" pour chaque individu. Il faut payer son loyer, ses emprunts, l'énergie, la nourriture, les abonnements. Il est possible de geler certains frais (Loyers, Abonnements, emprunts) mais il reste la question de la nourriture et de l'énergie.

Pour que l'impact soit minimal il faut donc :

- Ne payer aucun salaire (dur à accepter oui mais les points suivants expliquent la raison)
- Geler tous les paiements en banque pour la durée du confinement
- Prendre en charge l'énergie et l'alimentation au niveau de l'état dans des proportions raisonnable via un principe du rationnement (Le vrai cout de la crise). Nous pouvons imaginer qu'au début chacun est capable d'utiliser ses économies pour payer son alimentation. En rappelant que la nourriture est le seul "frais" à supporter.

Donc chaque citoyen qui "travaille" pendant cette période le fait "gratuitement". C'est un peu l'effort de guerre. Cependant il est naturel que ceux travaillant vraiment pour la société soient remerciés pour leur effort une fois la crise passée !

Une fois la crise passée, tous les acteurs qui auront été "passifs" pendant la crise doivent quant à eux faire un effort pour mettre à contribution leurs prestataires qui sont dans le besoin par soucis de solidarité.

Il s'agit du cout économique minimal. La solution du chômage partiel étant quant à elle très couteuse car il y a dans tout salaire une part liée à une consommation de services qui de facto ne sont ni nécessaires ni disponibles. Mieux vaut prendre à charge l'alimentation et l'énergie, le confort étant lié aux économies de chacun.

Pour l'instant l'état a fait le choix du chômage partiel. Si tous les flux (prêt, loyers, abonnement...) étaient bloqués et les travailleurs volontaires la situation future serait de meilleure qualité.

 

 

 

 

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