Sortie du N°05 de Boukan: dossier spécial sur l'état de la culture en Outremer

Le 22 décembre sortira en kiosque le n°05 de Boukan le courrier ultramarin. C'est cette fois la « culture » qui sera au centre de notre dossier. Musée, audiovisuel, arts, presse, livre...La crise sanitaire a conduit à un véritable assèchement de ces différentes « sources de pensée », la question de son importance pour la population, et de son modèle économique, se pose encore plus terriblement.

Musée, audiovisuel, arts, presse, livre... la "culture" est un mot-valise. Le point commun des activités qu'il désigne est sans doute, au-delà d'un même ministère de référence, de donner du sens à l'existence. Considérées comme secondaires par rapport aux besoins matériels essentiels de l'individu, elles n'en sont pas moins indispensables pour l'esprit. Mais cette année, alors que la crise sanitaire a conduit à un véritable assèchement de ces différentes "sources de pensée", la question de son importance pour la population, et de son modèle économique, se pose encore plus terriblement.

Couverture du N°05 de Boukan Couverture du N°05 de Boukan

Dans une période guidée par les contraintes du néo-libéralisme, et dominée par le communication digitale, il semblerait qu'une activité culturelle ne puisse exister qu'à condition d'être rentable, ou suffisamment représentative en termes de population, comme n'importe quel service. Elle est alors susceptible de disparaître, bien qu'elle soit primordiale pour l'équilibre de la société.

Les territoires qui disposent d'un marché réduit, comme les Outremer, souffrent particulièrement de ces mutations brutales. Certains enjeux sont communs avec la métropole. La presse doit-elle chercher une rentabilité inaccessible, et se résoudre à la dégradation de la qualité de l'information? Nul doute que ce renoncement laisserait le terrain libre aux réseaux sociaux, dont l'impact délétère sur le climat social n'est plus à démontrer. Comment assurer la continuité financière des festivals, qui soutiennent l'art vivant? D'autres problématiques se posent avec une acuité particulière en Outremer. Pourra-t-on créer de nouveaux musées, trop rares en Outremer? Quelle visibilité donner à nos territoires excentrés dans le paysage médiatique hexagonal, alors que France Ô a disparu?

Autant de questionnements cruciaux et qui mériteraient probablement plus d'attention. Ce numéro 05 de Boukan, dépourvu de publicité, est un exemple évident du challenge économique auquel est confrontée l'activité culturelle au XXIe siècle. Le moment était donc idéal pour proposer un dossier "Culture", et poser des regards croisés sur des expressions culturelles diverses, dans les Caraïbes, en Guyane, à Mayotte, à Tahiti, ou en Nouvelle-Calédonie.

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 Quelques extraits des articles proposés dans le N°05 de Boukan:

 DOSSIER CULTURE(S) EN OUTREMER: REVOLUTION OU DECLIN?

Où sont les oeuvres collectées au cours des siècles dans les Outremer? Comment exposer des cultures dont on a conservé peu d'objets? Comment faire musée sans collection préexistante? Ces questions, les peuples et territoires ultramarins se les posent et les posent à l'institution muséale, à travers nombre d'initiatives venues des quatre coins du monde.

Inauguration du pavillon de préfiguration de la Maison des cultures et des mémoires de la Guyane. 2014 © Hélène Ferrarini Inauguration du pavillon de préfiguration de la Maison des cultures et des mémoires de la Guyane. 2014 © Hélène Ferrarini

 Audiovisuel à Mayotte: quand le grand écran est craint. Le tournage en novembre du Destin de Mo, un long métrage destiné au cinéma, n'aura pas eu l'effet escompté d'une première historique. Il aura plutôt illustré la frilosité de l'île à montrer son visage au-delà du lagon et le cruel manque de structures dédiées à l'audiovisuel. Enserré dans ces limites, un petit vivier local tente cependant de tirer son épingle du jeu, sans remous.

Tournage du Destin de Mo. Novembre 2020 © Marion Joly Tournage du Destin de Mo. Novembre 2020 © Marion Joly

 HISTOIRE

Un métissage ancien entre Amérindiens et Polynésiens? Polynésiens et Amérindiens sont entrés en contact bien avant que les Européens n'explorent les îles du Pacifique au XVIIIe siècle. Mais dans quel sens les échanges se sont-ils faits et à quel date? De nouvelles analyses ADN relancent le débat. 

La colonisation des Îles du Pacifique © Laure Jacob La colonisation des Îles du Pacifique © Laure Jacob

SOCIETE

L'habitat spontané à Cayenne face aux difficultés du confinement. Selon des estimations, près de 3 000 personnes vivent dans le quartier informel de la Piste Tarzan à Cayenne. Communautés brésiliennes, haïtiennes et du Guyana s'y mélangent dans ce qu'on appelle poliment habitats spontanés ou précaires, pour ne pas dire bidonvilles ou squats. Une population vulnérable, aux situations de précarité évidentes, amplifiées par les conséquences du confinement et de l'épidémie de COVID-19.

Dans le labyrinthe de Piste Tarzan. Octobre 2020 © Thibault Cocaign Dans le labyrinthe de Piste Tarzan. Octobre 2020 © Thibault Cocaign

 

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