Ce Qu'il Faut Discréditer...!

Ce matin, sur une chaîné d'intoxication en continue..., a faible dose certes..., mais bien plus dangereuse lorsqu'elle s'accumule..., un poison à été distillé dans les temps de cerveaux disponibles s'y étant attardés... C'est l'émission se nommant avec une prétention sans nom CQFD, qui tenta de présenter le soit-disant état d'âme des Français-es, de l'opinion publique quoi..., qui a été sondé à chaud auparavant. Et c'est sur le thème "explosif", de la soit-disant nécessité de réformer les prestations chômage..., que la toxine antisociale fut injectée... L'émission n'étant pas encore disponible en partage, je vous demanderez, s'il vous plaît,  de vous armer de patience...

Sur la base d'un énième sondage..., d'un échantillon de salariés-es inconnus-es, ou du moins secret (et le fait que ce soit des salariés-es a son importance comme on va le voir plus loin)..., de données des plus opaques, comme à l'accoutumé, devant parler aux nom de tous-tes les Français-es qu'il est déduit ce qui suit...: "82 % des personnes interrogées se disent favorables à ce que l'on donne la possibilité aux salariés qui le souhaitent de cotiser moins, en échange d'un plafonnement futur de leur indemnisation chômage, si un jour ils étaient amenés à connaître une période sans emploi".


Par souci d'apaisement.., je ne développerais que la première réponse du sondage quand les autres réponses sont aussi cruelles en tant que manque de connaissance réelle de la souffrance du chômage, de la composition sociale de ses souffrances, qu'il parait inutile de plus polémiquer dessus...


Le plus stupéfiant dans cette présentation tronquée des faits, quant à vouloir réformer ce qui permet à peine de survivre pour la majorité des plus de 5,3  millions de personnes, de familles subissant le chômage..., c'est qu'on ne leur demande pas leur avis... Contrairement à ce qui est écrit dans l'article, c'est pas des personnes qui ont été questionnées.., mais des salariés-es. Comme le fut dit dans l'émission... Cet avis n'est non seulement pas sollicité au moment même ou ce négocie dans leur dos, ce que la soit-disant "bien-pensance" des médias, des politiques, des communicants-es estiment dans ce qui leur serait "suffisant" pour survivre, mais cet avis est demandé qu'aux salariés-es... C'est à dire que la responsabilité de couper les vivres aux plus démunis-es, d'emplois compris quand il n'y en a pas assez pour tous-tes, est renvoyée, par le biais de sondages opaques, à ceux-celles ayant un emploi, et le plus souvent en CDI, donc protégé... Tant le politique, que le patronat, dans cette approche explosive du traitement du chômage, dans un contexte d'austérité et de cadeaux injustes fait au patronat (quand ces fraudes fiscales, ces fuites lâches de capitaux, ses optimisations fiscales sont responsables du déficit de l'UNEDIC, entre autres) se lavent donc les mains du sang qu'ils s'apprêtent à répandre, que les médias et ce genre de sondages nébuleux en sèchent les traces...

  Car la perfidie dans cette approche du sujet des prestations chômage, au moment ou de plus en plus de victimes d'un patronat malhonnête pour parti, ont de plus en plus besoin de solidarité, de droits, de protections sociales, au moment ou les déficits s'accumulent quand leurs causes sont aucunement combattues, cette ignominie machiavélique c'est de diviser la société, ce corps social malade, en demandant aux moins pauvres, salariés-es, de sacrifier les plus miséreux-euses... Car dans la question posée, qui renvoie le-a sondé-a à individualiser son sentiment, sa raison, à dé-temporaliser son analyse, ce qu'il-elle serait prêt-te à perdre maintenant..., et pas demain..., de fait, l’aspect mutualisation des cotisations sociales, permettant d'aider ceux et celles au même moment qui n'ont plus rien, par rapport à ceux-celles ayant au moins un minimum, est complètement oblitéré... Pourquoi donc faire ainsi, omettre cet aspect de mutualisation des salaires différés..., mise à part le fait de s'assurer d'une réponse favorable à ce genre de réforme en embrouillant la vision de la complexité du sujet du chômage dans sa globalité...?

Dans cette même émission fut argumenté aussi le fait que les chômeurs-euses ne seraient pas assez "mobile" pour sortir la France du chômage de masse... L'exemple fut pris d'offres d'emploi à 400 klm de son lieux d'habitation seraient majoritairement refusées par les demandeurs-euses d'emploi... Mais est-ce qu'il a été aussi exprimer la souffrance, le dilemme que représente le fait de quitter un milieu familiale (les parents pouvant garder les enfants gratuitement, les amis-es, les racines, etc,  par exemple), tant parentale que du coté des enfants (les liens sociaux et amicaux développés en pleine croissance, au moment ou ces enfants ont besoin de stabilité, etc) le plus souvent pour gagner un salaire de misère...? Mais est-ce qu'il a été présenté aussi le coût, pour un chômeur-euse longue duré, et/ou en "fin de droit", etc..., que représente un déménagement, une caution à trouver pour le logment, ou la vente d'une maison à réaliser par rapport à un marche de l’immobilier en déshérence, les frais de réinscriptions à EDF, pour la téléphonie fixe, etc, etc ...? Ce coût est d'autant plus injuste, quand seuls-es les chômeurs-euses sont "destinés-es à être mobile, que se sont les salariés-es en activité stable qui doivent avoir alors à en connaître l'existence... Car seuls-es eux elles sont sondés-es, quand les politiques, le patronat feignent d'ignorer ces problématiques supplémentaires...

Alors oui... La situation sociale est bien plus explosive qu'on ne le pense... Oui ce sondage est sa présentation est a discréditer à cause de la manipulation et des mensonges qui apparaissent ici. Et les manipulations politiciennes et idéologiques vont bon train pour tenter d'en masquer tant les injustices qui se trames, au vu du cap néolibéral choisi à contrario des votes majoritaires des électeurs-trices, que les conséquences dramatiques qu'il aura pour les plus fragiles... Mais qui est en train d'allumer la mèche...? Est-ce la propagande, combinée à la difficulté de compréhension globale du problème du chômage, etc...? Est-ce ceux et celles les dénonçant en tout légitimité...? Ou bien est-ce les politiques, les communicants-es les médias de masse, s'en faisant les colporteurs sans aucune neutralité...?

Enfin ces communicants-es, à la notoriété sur-exagérée, sont-ils-elles les mieux placés-es pour parler d'un sujet qu'ils-elles semblent visiblement ne pas connaître, et ne connaîtront certainement jamais...?  Mais malheureusement ce n'est pas la première fois que cette émission et ces sbires s'illustrent dans la manipulation de l'information et des données de sondages douteux...


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