Après la "Manif pour tous..., la "Manif des bricoleurs du dimanche".

Il y a eu la "manif pour tous" qui était soit-disant "a-politique" qui a réunie à son "apogée"..., allez..., 1 millions d'individualisme et autres..., qui ont été couvert complaisamment de long en large et en travers, dont certains d'entre eux ont heurter violemment les consciences et des personnes physiquement..., par des médias privés et commerciaux...,  et maintenant il y a "la manif des bricoleurs du dimanche" soit disant tout autant "a-politique"..., qui a réunie ce matin dans la rue..., à proximité de l'hôtel Matignon..., allez..., 150 individualistes crédules pour certains-es et intéressés dans une sens opaque pour d'autres..., tout autant couvert par les même médias très complaisant..., diffusant sans flouter sur leurs antennes des images d'employés-es de soit-disant "grandes" enseignes de bricolage..., arborant pancartes et tee-shirts à l'effigie de celles ci. Un petit rappel de la situation, des enjeux, des protagonistes de cet événement du week-end est à redécouvrir dans ce lien.

Ça n'a semblé troubler ni les journalistes des médias télévisuels et autres presses écrites relatant cet événement de manière bien partial pour certains-es..., puisque le temps de parole des vrais syndicats de salariés-es comme la CGT, FO et d'autres sur ces même antennes est quasiment inexistant..., ni ces employés-es se croyant être une "force représentative du salariat"..., que de brandir des pancartes que de porter comme des Hommes sandwich les logos de marques, donnant la part belle sans complexe à une forme de publicité gratuite déguisée... Le plus contradictoire, dans les vidéos mis en ligne dans ce premier lien et d'autres images et discours diffusées sur les médias de masse genre chaînes commerciales, quand on prêtant défendre des salariés-es voulant travailler le dimanche..., c'est que ces employés-es ne cachent pas le financement de leur mouvement par ces même enseignes, condamnées par la justice pour travail illégal le week-end..., et acte criminel lorsqu'elles enfreignent la loi. Qu'elle crédit accorder à leur liberté de parole..., quand ces employés-es revendiquent leur "Liberté" de travailler le dimanche "volontairement"..., tout en dépendant complètement de ce patronat dans leurs actions publiques...? Cette question n'est même pas abordées médiatiquement. Elles leur est même pas posée. Pourquoi donc...?

De plus..., d'autres contradictions sautent à la conscience quand on écoute l'argumentaire censé défendre cette "manif" et ces "revendications salariales"...! L'on entend par exemple certains-es employés-es mettre en avant le fait que s'ils-elles ne peuvent pas travailler le dimanche..., ils perdront leur emploi..! Si au lieu de taper sur les vrais syndicats de salariés-es, si au lieu d'écouter leur chef de service, si on lieu de se contempler à l'image...,  et de céder peut être (ça c'est déjà fait dans le passé dans d'autres conflits) à des enveloppes et autres promesses de promotion..., ils-elles se renseignaient sur leur droit..., ils-elles seraient que ces entreprises ne peuvent les licencier pour des raisons économiques..., car se faisant elles ne pourraient embaucher d'autres gens derrière...! Qu'elle serait alors l'intérêt de l'entreprise que de licencier économiquement avec des possibles sanctions économiques au cas ou ces licenciements soient injustifiés..., que de se priver de cette main d’œuvre corvéable et immédiatement opérationnelle...? Seulement les bénéfices actionnariales les motiveraient...? C'est un pari qui semble risquer. Quand aux autres modes de licenciements ils sont tout autant justifiables..., qu'en cas d'abus ils deviennent justiciables et donc condamnables...!

Enfin.., l'argument "suprême" censé convaincre le public du bien fonder de leur action et légitimer avec un aspect compassionnelle celle ci..., consiste à parler du manque à gagner que ces employés-es perdront les prochains dimanches si le gouvernement ne se dépêche pas de trancher...! A part le fait que c'est un moyen de faire chanter l’État de la part d'une minorité communautaire..., l'ineptie de cette argutie réside dans ce jeu de cache que les enseignes incriminées font avec le gouvernement prenant en otage ces employés-es se faisant benoîtement ou consciemment les complices. D'une part les enseignes veulent certainement tenter de garder l'avantage sur le gouvernement en faisant planer les sanctions et des licenciement illégaux qui mettraient le bordel..., et celui de rester ouvert les prochains dimanches.., pour mettre encore plus la pression sur cette mission ouverte. Notons aussi que la présence d'un élu "socialiste", Olivier Faure, des plus polémiques qu'en à sa ligne économique ultralibérale, son ambition démesurée, venant appuyer les manifestants-es et le mouvement dans son ensemble..., est un drôle de soutien bien encombrant pour cette gouvernance, et ces négociations. D'autres part, la seconde ineptie et non des moindres puisqu'elle dé-crédibilise complètement ce mouvement d'employés-es..., c'est d'entendre dire qu'ils-elles perdraient de l'argent s'il ne travaillaient plus le dimanche...! Comment cela ce fait-il alors qu'ils-elles ne fassent pas comme tout le monde..., et ne demandent pas d'augmentation à ces employeurs si généreux pour payer et les amandes lorsqu'ils ouvrent le dimanche, et le matériel pour les manifs, celle dans la rue, et celles des magasins...?  Puis l'on peut aussi se questionner sur ce que les médias de masse télévisuels et certains écrits ont négocié secrètement pour faire aussi mal leur travail.., les favorisant donc..., et autant de pub à ces enseignes...? Qui sait...? 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.