Vivement demain...?

Au risque de me répéter (Mais n'est-ce pas aussi l'arme de l'adversaire que le rabâchage incessant d'inepties politiciennes, d'expertises économico-sociales plus idéologiques que prétendument contraire...?), d'agacer certains-es donc, ce qui me vaut que dalle..., et nous coûte rien aussi..., quand d'autres risques inconsidérés, déresponsabilisés nous coûtent si chers..., je tente une autre approche que celles que j'avais présenté ici et ..., et conclu dans ceci (vous référer au commentaire, et plus si vous désirez).

Demain, le président élu sur une "base" au "socialisme" plus sadique pour le peuple des démunis-es, des ouvriers-ères, des travailleurs-euses précaires ou pas, pauvres et moins, des employés-es, des chômeurs-euses, des pauvres, etc..., que ses actes économiques, sociaux et idéologiques libéraux en sont plus que masochistes, complexés quoi (à en croire ces sondages), va s'expliquer, du moins on l'espère.., sur son "pacte de responsabilité"... Je ne parle pas que des électeurs-trices, des élus-es comme sinistres ministres, des hauts fonctionnaires pantouflant, et autres le soutenant encore..., et de ceux-celles - à 77% à ce qu'il parait - qui veulent croire à ce marché de dupe, que devient la "démocratie", la "R"épublique. Personnes..., ne semblent surpris de voir une telle contradiction, au sein d'une famille politique soit-disant "socialiste" dans deux sondages (douteux donc)...? Et quand certains-es en attendent beaucoup (en cadeaux fiscaux, en subventions publiques, en allègement de cotisations sociales patronales - CE NE SONT QUE NOS SALAIRES DIFFÉRÉS A LONG-TERME, qu'on se le dise - , etc, alors qu'ils-elles en ont déjà tant et tant depuis si longtemps...) d'autres commencent à compter ce que ça va leur coûter en plus..., demain, et après...

Car, à n'en pas douter, en plus des cadeaux de toutes sortes qui n'ont eu de cesse d'arroser un désert, depuis des décennies (sans contreparties, sans contrôles fiscaux, etc), les étrennes sont généreuses cette année, mais pas pour tous-tes, pas de manière égalitaire, quand tant et tant d'inégalités explosent. Et la manne à venir va demander des sacrifices encore plus insupportables, injustes,  pour ces autres, ces démunis-es des débats publiques et politiques... D'autant plus que le contexte économique est tel..., qu'il faut encore plus déshabiller les Pierre, voir leur couper les moyens pour les prochains hivers, plus froids, plus nombreux et miséreux..., pour habiller les Paul, maintenant, si chaudement vêtu, emmitouflé sous des dorures, à faire pâlir celle de l’Élysée, mais si frileux, couinant si fort, plus fort que ceux et celles restant digne dans leur misère..., plus voraces et solidaires dans leur plus petit nombre, dans leur petite immoralité entre amis-es, quand d'autres voient leur nombre s'accroitre et leur division s'accentuer en toute indifférence. Il y aura qu'un million d'emploi crées, et lesquels...(toujours plus précaires en majorité ?), c'est à dire pas pour tous-tes... Il y aura des rivalités donc..., de la concurrence...

Ça..., c'est le deuxième effet de l'austérité... Quand le premier effet, a consisté à justifier, excuser même, des licenciements massifs, des délocalisations, etc..., pour des rasions aussi obscures que des marges optimisées..., que plus d'1 million d'emplois (directs et indirects) ont été perdu en France, après le crack financier de 2007/8. Parce que la socialisation massive des pertes frauduleuses de quelques uns-es des pleurnicheurs (non sanctionnées, non combattues, ou si peu, celles des pseudo "talents" gâtés-es quand leurs fraudes fiscales, leurs fuites de capitaux, leurs optimisations fiscales explosent, alors que les petites fraudes sont stigmatisées massivement, et seraient responsables et condamnées politiquement pour tous nos maux sociaux et "sociétaux", comme ici par exemple, et bien d'autres encore), nous a empêché de faire une relance de la croissance par la demande..., il a été préféré de faire exploser la dette publique, déjà plombée, dans une politique économique de l'offre infructueuse. Mais ou est donc passé le débat publique et politique de l'explosion d'une dette publique de plus de 600 milliards d'euros, ayant servi à "aider" des banques, entre autres, qui auraient soit-disant remboursé leur sauvetage (qui représenterait la moitié de la somme citée plus haut), permis de faire faire des bénéfices à l’État, quand dans le passif, c'est plus d'un tiers de la dette d'origine qu'il nous faut ajouter et payer par l'austérité...? L'avons nous oublié...? A-t-il vraiment eu lieu ce débat...? Quand le premier effet, décliné en partie par l'austérité, a consisté à mettre des gens et des familles par million dans la misère du non emploi et d'autres, et l'urgence de survivre, de trouver un job au plus vite..., la précarité du tout, et l'isolement politique et syndical..., le second effet est de leur proposer, aux plus secoués, aux plus pressés, aux plus résignés, de soit-disant les "sauver" en leur filant un job encore plus précaire, en leur faisant payer eux même leur sacrifice en déguisant des gros profits qui sont bien privés, des casses de leurs droits, et du bien commun, sous l'éthiquette d'une politique de l'offre.

Et elles, cette politique de l'offre..., et cette austérité..., sont d'autant plus improductives, que le chômage, la précarisation, la pauvreté, la paupérisation de la classe moyenne a explosé conséquemment, à influé sur la croissance qui s'en est allée encore plus bas (puisque moins de recette, a dépense plus ou moins constante) que les déficits cumulés des caisses de l'UNEDIC, de la Sécurité Sociales, par exemple..., s'en sont creusés d'autant plus...

le second effet est bien pire.... Il se voudrait être plus de sacrifices, mais sans le dire... Du moins en faisant croire en sa justice sociale à venir (et la fameuse promesse de la redistribution de la production des richesses générées par la croissance, plus tard, quand cela sera rodé, comme celle du ruissellement dans le secteur privé des libéraux et néolibéraux. Cette promesse sert à ça, à berner son monde.) quand ces inégalités qui se sont creusées, cette hausse du chômage, cette aggravation de la pauvreté et de la précarisation de l'emploi (avalisés par l'accord l'ANI, etc) ont déjà fait et continuent de faire que trop de ravage dans de plus en plus de vie humaine et de familles avec enfants, ce sont les ménages appauvris, et d'autres, qui payent par leurs consommations depuis le 1 janvier, un énième cadeaux fait aux entreprises, dont ils, les ménages les plus pauvres,  n'en subiront que les méfaits dans leurs majorités. Doit-on ce réjouir que pour la minorité (un million d'emplois promis) du peuple des démunis-es  (chômeurs-euses, travailleurs-euses pauvres et/ou précaires, pauvres, etc ) qui va en profiter, si peu, avec beaucoup et beaucoup de modération...? En attendant c'est une énième façon d'attiser les divisions sociales... C'est ça aussi la "compétitivité", quand l’État et le politique abandonnent tous deux le champ social au desiderata du patronat, et le laisse seul, à la dérive, en concurrence entre les pauvres et les plus pauvres, sans règle, sans droit, pour en tirer le fruit, celui d'une dépolitisation et dé-syndicalisation de masse, celui issu du dogme abjecte libéral et/ou néolibéral d'une "sélection naturelle" des meilleurs.

Dans ce cadeau récent, celui de l'an dernier quoi, je parle de la hausse de la TVA pour les uns-es, ménages pauvres, dit CICE pour les autres plus technocrates, cet impôt indirect est passé du statut d'injuste moralement, pour élire des pseudos "socialistes"..., pendant la campagne électorale, à celui d'acceptable au niveau de l'éthique politique et essentiel maintenant que l'on a soit-disant "changé", de quoi d'ailleurs (?). Quand les promesses sociales sont reniées, l'une après l'autre, ou presque. Et ce plus de sacrifice..., ce jamais assez pour un adversaire d'hier, pas identifié pour le préserver, c'est ni plus ni moins..., disons plutôt c'est plus pour les quelques-uns-es gavés-es à ras bord..., et plus..., et toujours moins pour les autres nécessiteux..., être magnanime en réembauchant qu'un million de chômeurs-euses, sur le macabre décompte obtenu depuis le début des "crises", après que les accords signés consistant à casser les droits du travail (nommé l'ANI) commencent à faire leurs effets... Ils sont psychologiques bien sûr..., car tout est question de "confiance" et de temps de com. dans une synchronisation devant pas se percuter, s'annuler dans la conscience du corps social, entre patronat et politique... C'est pas beau ça, dans l'ampleur de l'ignominie, du sadisme, comme arnaque sociale...? Car qui va payer dans ce qui vient, demain...?

Et "c'est pas fini" donc...! Voyant que la lutte des classes, que certains-es se plaisent à répéter à leurs envies (pour s'en et nous convaincre...?)..., comme déjà gagnée par les plus riches..., que la paix sociale..., est sous morphine, complètement anesthésiée , shootée par des médias de masse privés, autant commerciaux qu'ils sont complaisants avec l'idéologie libérale et/ou néolibérale, suivant la direction du vent..., que cette paix sociale est emberlificotée dans des combats au quotidien rendus individuels par les politiques de l'alternance, ceux et celles des politiques qui soit, n'y ont jamais crus dans la lutte..., soit préfèrent parler d'autres choses..., regarder ailleurs..., là bas (du moins pas là bien sûr).., ou alors leurs fesses..., soit incompétents-es..., etc, etc..., c'est du coté des dépenses de l’État, du coté, des services publics, et/ou des aides sociales aux plus démunis-es..., que le patronat demande de taper, sévèrement, pour lui payer sa nouvelle piscine grand luxe, un nouveau compte offshore, etc... C'est seulement à cette condition qu'il prétend, peut être, embaucher des chômeurs-euses... Mais à condition qu'ils-elles soient bien serviles, dociles, non syndiqués-es, voir beaux-belles..., taiseux, avec une longue langue, soit pour la tourner 7 fois dans leur bouche, soit ailleurs..., etc... Rien ne vous choque ici...? Pas encore...? Combien d'entre les chômeurs-euses, et autres, sont tellement dans l'urgence, dans la nécessité de s'en sortir tout de suite, par fait exprès politique, patronale, et ne veulent -et/ou ne peuvent pour certains-es) pas voir, comprendre que ce qu'ils-elles sont prêt à accepter de sacrifier aujourd'hui, sont ces droits et ces abandons de luttes sociales dont leurs enfants, et ceux des autres, de leurs voisins-es hériteront, sans pouvoir revenir en arrière...?

Alors que restera-t-il pour les autres quand l’État providence sera que ruine...? Car il y a plus d'1 million de chômeurs-euses rien qu'en France, qui n'intéresse donc pas ce patronat, ces médias..., ces politiques.., quand toutes ces dépenses publiques, ces aides sociales issues d'une solidarité nationale, d'un droit constitutionnel, et ces services publiques "gratuits" pour ces "autres", sont indispensables et déjà au minima pour ces exclus-es du débat politique et public. Les plus de 4 millions de chômeurs-euses toutes catégories et territoires confondus inscrits-es à pôle emploi (soit 1 million de personnes embauchées sur 5 ans moins les 5 actuels, sans parler des non inscrits-es), les travailleurs précaires (dont la moitié à droit à un RSA, mais ne le demande pas), les pauvres qui ne feront pas parti de ces négociations patron/politique, vont être donc à nouveau les dindons d'une farce "démocratique", à plus d'un titre. C'est en tapant dans ce patrimoine commun, dont ils-elles les démunis-es exclus-es sont autant propriétaires, sont autant ayant droit, que tous tes autres citoyens-es, et plus que les plus riches et autres privilégiés, démunis-es qui vont voir leur aides sociales baisser, la gratuité des services publics, disparaître, juste pour qu'un patronat, s'étant rincé à nos frais, à l’œil quoi..., puisse justifier des licenciements passés, faire des profits privés dans ces services "libéralisés", croquer encore des aides pour rien, sous des prétextes fallacieux, que la croissance et la confiance doivent revenir...? Ce patronat veut se faire aujourd'hui le "bon samaritain" en demandant à l’État providence (qu'il veut détruire, laminer) plus de 100 milliards d'euros sur 5 ans "d’allègement" de nos salaires différés à long terme, de brader les services publics, en plus du reste..., pour embaucher qu'un cinquième des chômeurs-euses, sans préciser quel type d'emploi, de contrat, de durée il propose..., la duperie ne vous gène pas ...? Quand il a toujours défendu les banques, la politique libérale et/ou néolibérale de l'offre (voir du fhaine), le dogme de la pensé unique du remboursement des dettes publiques, rubis sur ongle, au plus vite, la socialisation systémiques des fraudes, et la privatisation des profits, en excuse les licenciements boursier, de la délocalisation - dans le concept de "compétitivité" et de "mondialisation"- , les prétextes des causes du chômage de masse, des inégalités, de la pauvreté sont si contradictoires aux actes politiques et déclarations, que les postures politiciennes les présentant sont fallacieuses par rapport à la réalité.

Ce patronat se croit-il au marché..., guidé par sa main..., invisible juste à nos yeux, mais pas pour tous-tes,..., avec la bienveillance sadique et cynique des politiques actuels, de l’opposition droitisée..., des médias de masse commerciaux, pour se payer notre enchaînement à plus bas coût, notre esclavage générationnel, notre perte de plus de pouvoir d'achat (par le paiement des services publics privatisés et la baisse des aides sociales), et notre silence quand ces politiques nous abandonnent, abandonnent l’État providence...? Ou s’arrêtera sa soif insatiable de profit à court-terme, dans la casse des investissements communs à long-terme de notre société (c'est ça l’État providence, et pas une insulte)..., quand l'idéal du modèle social Allemand, si envié..., sera atteint...? Pensez vous vraiment que l'Allemagne va attendre dans cette course à la "compétitivité" et cette "mondialisation"..., que nous nous alignons à son modèle social...? Êtes vous si crédule que ça..., pour ne pas voir que cette course est au moins disant social, et les inégalités Allemandes sont parlantes à ce sujet (en comparaison aux nôtres), quand son taux de chômage soi-disant bas cache encore plus de précarité dans l'emploi que chez nous..., quand elle pille les jeunes cerveaux des pays de l'Europe du sud pour payer les retraites de sa population vieillissante et rentière, et qu'elle aura autant d'avance sur nous..., que notre tentative de la rattraper explosera d'autant plus les modèles sociaux des pays de l'Europe du sud..., qui ne pourront suivre, vu qu'ils sont déjà plus bas, voir au plus bas...? Sur le plan du marché commercial intérieur de l'Europe ces distorsions, dans un contexte de dumping social et fiscal entretenu par fait exprès, voté par des traités et l'alternance politique française, européenne, dumping pas combattu (comme cette vision "d'optimisation" du combat contre le travail détaché, autrement dit pas grand chose) , ne vont que s'aggraver..., quand les inégalités vont en fait que masquer plus de pauvreté, de précarité, de paupérisation des sociétés, par un effet de lissage des revenus médians.., maquillant ainsi l'immoralité de ces inégalités et le creusement des écarts de salaire.

Car plus les écarts entre les plus gros salaires (de moins en moins imposés (et ici), comme celui des sociétés, comme celui du capital, progressant en nombre de "nouveaux riches", mais marginalement en comparaison de son opposé, le nombre des pauvres, etc) et les plus bas (de moins en moins aidés et perdant de plus en plus de pouvoir d'achat, de pouvoir démocratique, etc) se creusent, plus la moyenne technique, mathématique, s'éloigne de la réalité des faits. Ces inégalités calculées au niveau national, européen même, ne peuvent être comprises et comparées pleinement au niveau mondial, comme il est fait, sans prendre en compte toutes les dépenses soit socialisées soit privées des ménages par rapport à des États plus ou moins "providence", disparates donc. D'autant qu'elles, les inégalités ne disent pas combien de personne y vivent dans ces moyennes, floues..., et qu'elles masquent alors le fait que de plus en plus de gens, de familles avec enfants, s'y trouvent en dessous, voir bien en dessous (du fait de la distorsion des écarts) ..., au niveau des pays riches..., et quelles, ces moyennes, s'améliorent à peines dans les pays moins riches, en voie de développement, etc... Par contre on constate nettement que les pays les plus riches, leurs plus grosses fortunes le sont toujours plus, impunément malgré leur fraude, de manière de plus en plus indécente, quelque soit le pays, l’État providence ou pas. Les délocalisations ont servi à ça, comme d'autres mécanismes comme la corruption de politique, etc. Cela a et aura pour conséquence, chez nous, en plus de réduire le pouvoir démocratique des peuples des démunis-es, d'en faire baisser le revenu médian et donc le seuil de pauvreté, puis concomitamment les minima sociaux..., en cherchant une moyenne abstraite avec des pays plus pauvres. Et  pour les peuples des États providences des pays riches..., les plus fortunés, les oligarchies quoi.., qui quant à elles veulent conquérir et asservir les peuples et États des pays pauvres, tout en rabaissant les droits des peuples dont elles sont originaires, des peuples ont tant et tant profité, qui les ont vu naître, partagé fraternellement leurs droits, seront toujours plus riches, toujours plus protégés, et se gaveront sans plus de foi, de loi..., qu'ils en haïssent leur concept, leur sens, en cassant leurs États providences, les peuples, et en empêchant leur émergence ailleurs.

C'est ça la face caché d'une "mondialisation" qui est si peu décrite. Et lorsqu'elle est, c'est dans un esprit de "compétitivité", de sur-enchère, et qu'en des termes abscons, avec en guise d'explication, un sourie enjoué, un regard évasif, fuyant, voulant nous vendre certains de ses aspects..., cachés..., comme des "bienfaits" généraux..., à la manière d'un poissonnier malhonnête qui voudrait vous convaincre d'acheter du poisson pas frais...

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