L'ironique pré/vison de l'esclavage dans la publicité.

l'hypocrisie et le cynisme, flottant sur les bas-fonds d'une ironie plus qu'ambiguë de cette grande enseigne de distribution alimentaire proposant même de faire travailler des chômeurs-euses gratuitement au frais de Pôle Emploi, soit du denier public, n'a aucune limite en ces temps de tension sociales, de perte de sens idéologique et politique... Et c'est sur l'image et le son, le spectacle de sa dernière publicité, diffusée aux heures de grandes écoutes et en matraquant son message par une répétition à la limite de l'overdose que ce diffuse dans l’inconscience collective la perversité de son message jouant lui même sur la perversité de nos meurs...

Mais bien sûr, je me dois de spécifier que la publication ici de cette pub n'est pas faite pour en propager son message, "gratuitement", quoi que c'est aussi tomber dans le piège d'une dénonciation d'une pub par sa rediffusion...,  mais le but de ce billet et d'essayer d'étayer un propos analytique et critique contre elle.

Sur le fond, disons plutôt les bas-fond..., d'une vague idée de la "libération des meurs" d'un couple lambda, caricaturé par des actrices-teurs "normaux", dirons nous..., c'est par l'expression d'une perversité de cette libération tirée vers un extrême "sadomasochisme", l'ère du temps aidant certainement, dans l’esprit de ses concepteurs-trices, que le-a téléspectateur-trice est invité-e a "croquer cet encart". Et avec "l'intention moraliste"..., plutôt contradictoire dans ce contexte d'ailleurs, de présenter cette enseigne comme soucieuse d'offrir à sa clientèle qu'elle veut "captive" son outil et sa "philosophie" dans son "comparateur de prix"..., cette chaîne de magasin propose à ces "temps de cerveaux disponibles" de sur-nager entre distraction, luxure, et sérieux de son produit et ses services... Ni vu ni connu j' t'embrouille, ou presque.

L'on comprend alors à la première lecture, au premier degré, que porter ainsi à la dérision l'ensemble de valeurs morales et d'autres de l'ordre plus privées (dont leur subjectivité et subversivité reste à l’appréciation de chacun-e), dont leur amalgame est des plus qu'improbables, est au premier abord, le message de modernité que voudrait incarner cette marque, dans sa communication. L’exercice est plus que périlleux d'autant plus si le-a téléspectateur-trice est informé-e comme je l'ai fait en introduction, des pratiques sociales plus que contestables de cette enseigne comme d'autres. Mais comme beaucoup d'autres "BUZ" n'existant que pour mieux masquer des affaires..., et autres entourloupes..., on comprend aussi que dans cette campagne de pub se trouve un moyen de distraire les cerveaux hébétés.

En seconde lecture, au second degré..., un autre exercice analytique peut être fait. Et il dépend aussi de la subjectivité de chacun-e d'entre nous en associant, comparant examinant alors tant les paroles, les images, les symboles véhiculés à travers cette pub..., que les actes à travers cette actualité de travail gratuit sur le dos de la société, très peu médiatisé. L'on voit donc une famille aux meurs sexuels plus que débrider, voir plutôt dans l’apologie de l'enchaînement, peut-on dire..., qui prendrait donc son pied..., dans tous les sens du terme quoi..., en utilisant le comparateur de prix de cette enseigne. Est-ce alors une ironie à plusieurs entrées, étages qu'il faut entrevoir...? Du genre...  Est-ce alors l'outil qui est à ce point "sadomasochiste", qu'il en serait compliqué...? Ou le consommateur qui en arriverait à aimer se faire mal dans sa "quête du moins cher"...? Et pour ce faire une idée de ce mal..., d'une partie tout du moins..., quand on sait comment cette enseigne arrive à avoir des prix toujours plus bas.., des bénéfices toujours aussi immoraux..., soit son principal argument de vente pour le premier..., avec l'esclavage réel d'étrangers-ères dans les pays Européens, voisins comme l'Italie par exemple, dans le secteur de l'agroalimentaire et la cueillette de tomates..., on se dit alors que de l'ironie on tombe dans l’ignominie d'un cynisme horrible.

Plus loin encore..., l'on peut monter d'un cran, d'un étage le degré de l'analyse et y voir jusqu’où cette communication est capable d'aller pour..., se foutre de la gueule et de ses clients et de ses employés-es, pour sombrer dans le morbide. Dans l'aspect du travail gratuit subventionné par l’État, que met en place cette entreprise connivente avec certaines institutions de l’État, sous des prétextes de formation, de temps d'adaptation et de découverte du métier, à l'entreprise..., aussi fallacieux que les bénéfices de l'entreprise n'en seront que plus confortables.., quand l'employé-es sera plus qu'exploité-e...,  l'on entrevoit alors le machiavélisme sournois d'une certaine oligarchie...! Car tant les chaînes, l'homme attaché, la femme le fouettant peut vouloir symboliser alors à l'inconscient l'esclavage, du client, de l'employé-e..., soit nous faire avaliser cette situation par sa présentation humoristique...(c'est aussi dans l'ère du temps que de ce moquer du pauvre, du "bof", etc) que l’apparence de la domination de la femme sur l'homme..., mais que dans un jeu sexuel..., en symboliserait aussi une forme de sa "libération". Est-il besoin de parler alors de l'éventualité d'un message subliminal qui serait envoyé à l'homme, et/ou à la ménagère..., pour aller faire faire les courses au "mâle", plus souvent..., sous la conditionnalité d'une récompense sexuelle...? Est-ce crédible...?

C'est d'ailleurs un sujet, celui de la parité dans l'emploi, sur lequel tant le gouvernement que cette chaîne de magasin ont pas mal communiqué ces temps ci..., Mais c'est un sujet délicat sur lequel ces deux acteurs savent qu'ils sont attendus... Ils marchent sur des œufs... Tout du moins par rapport à une presse partiale, c'est sur des coquilles d’œufs pourris cassées alors...(?) Car ces deux acteurs font partis des plus grands employeurs de femmes, en temps partiel contraint, en emploi précaire avec des salaires de misère et exonérés de cotisations sociales patronales...!

Bien sûr cette interprétation est libre d'être contestée..., discutée..., échangée car c'est son but..., comme celui ci est aussi de se questionner sur ce que fait..., à quoi sert le CSA...(?)

Certains-es me diraient que ce ne sont que des publicités qui n'impactent que ceux-celles les regardant, sans réfléchir..., et n'ont potentiellement pas de grand effet sur la masse. En cela je répondrais que les médias prenant de plus en plus de place dans nos vies, car c'est leur but ultime..., les politiques s'y pavanant en prime/prime time bientôt...,  quelle peut être alors l'impacte de cette pub sur notre jeunesse voyant cela à l'heure de grande écoute sur leurs écrans personnels et presque personnifiés...? Et certains parlent d'éducation de notre jeunesse, citoyenne..., civique..., laïque...! Ah bon...? Et combien de temps passons nous devant ses écrans, et y passent nos enfants, en mode décérébré...?

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