Cher-e-s Mediapartien-ne-s,
Je suis tombé par hasard, à l'occasion de la mise en pièces du "papier" de Philippe Riès sur le courage letton contre la fainéantise grecque, sur un billet très injustement passé inaperçu, rédigé par Bertrand Chrétien et portant sur les facilités intellectuelles et rhétoriques de Philippe Corcuff, grand donneur de leçon de maintien et de morale à la gauche. Ce même Corcuff qui trouve que Arfi et Perraud ont été injustement attaqués par des rouge-bruns mélenchônatres décérébrés (étant entendu que Corcuff a le monopole de l'intelligence) et virtuellement criminels.
J'en recommande chaudement la lecture, car tant le fond que la forme sont excellents. Il y a du temps passé sur ce billet et j'avoue que je n'aurais pas eu un tel courage pour un tel "objet".
Il faut parfois être un peu au fait des sciences sociales pour en saisir la portée, mais ça vaut le coup. C'est ici :
http://blogs.mediapart.fr/blog/bertrand-chretien/160215/quand-corcuff-senfonce-dans-ses-sophismes-et-ses-contradictions?onglet=commentaires#comment-6156681
Il est des tristes trajectoires : un sociologue prometteur est, avec le temps, devenu un éditocrate verbeux et sententieux, donnant son avis sur tout et à tout bout de champ (nous avons ferraillé à de multiples reprises), et contribuant in fine à "désarmer la gauche" (B. Chrétien).
Pas mieux.
Et en cadeau bonux, je vous invite aussi à lire son autre billet, hilarant de méchanceté, sur la fameuse affaire Perraud Arfi :
http://blogs.mediapart.fr/blog/bertrand-chretien/150315/quand-le-13-heures-de-france-2-jouait-saute-cadavre
Extrait : "La mélenchonphobie, c'est comme une grosse envie de chier, il faut que ça sorte: le problème, c'est qu'une fois la dhiarrée verbale sortie, plus question de faire machine arrière, et la petite histoire retiendra ces deux journalistes comme les deux gignols à l'origine d'un mélenchongate interne à la "gauche de la gauche", tout ça pour une pauvre chronique bêtement à charge."
La charité n'est pas Chrétien ! Mais ça fait un bien fou à lire.
Plusieurs billets et commentaires de ce type devraient inciter certains journalistes de Mediapart à ne pas prendre les abonnés de Mediapart pour des canards sauvages : s'ils veulent rentrer dans le lard des lecteurs, ils ont intérêt à avoir du biscuit. Le lectorat de Mediapart n'est pas celui du Parisien ou de Valeurs Actuelles, tant du point de vue des opinions politiques que des exigences en termes de qualité, faut-il le rappeler ? Le papier de Riès publié samedi dernier était loin d'y satisfaire.