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Billet de blog 15 septembre 2023

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"22 balles pour Bernadete à Bahia" Un juge censure l'enquête de The Intercept Brasil

L'enquête publiée le 30/8 par TIB "a été retirée [du site] par décision du juge George Alves de Assis, du 7e tribunal civil de Salvador, le 12/9. TIB, en rien d'accord avec cette décision, fait appel". Le 14/9, le journaliste Uzêda rappelle que la lutte de Mãe Bernadete "était contre l'installation d'une décharge proche du quilombo. Le terrain appartient au fils de l'ex-gouveneur de Bahia".

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Illustration 1
© THE INTERCEPT BRASIL


Tout d'abord, rappelons que nous avions traduit en français, le 2 septembre 2023, cette enquête censurée le 12/9/23.
Elle est ICI.
 
BRÉSIL / 22 balles pour la leader d'un quilombo, à Bahia (2/3)

Révélations, le 30/8, de The Intercept Brasil: un terrain de 160 hectares, proche du quilombo, est convoité comme décharge par une prospère société de traitement d'ordures, d'un fils d'un ex-gouverneur de Bahia, le droitier P. Souto. Le TIB a aussi obtenu des images du chauffeur et de l'auto qui auraient été utilisés pour emmener les exécuteurs le jour de l'homicide du fils de Mãe Bernadete, en 2017.
 
(...)

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Illustration 2
Vitor Loureiro Souto, l'un des fils de l'ex-gouverneur Paulo Souto. © DR
Illustration 3
Paulo Souto, deux fois gouverneur de Bahia. © DR

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Mãe Bernadete: le fils de l'ex-gouverneur de Bahia veut contrôler le récit. Un juge s'y est plié.
 
par Flávio VM Costa
rédacteur en chef du TIB
(14 septembre 2023, 19h35)
 

Qui touche à un entrepreneur qui est fils d'un ex-gouveneur et petit-fils d'un juge de 2e instance sait qu'il recevra une réponse inévitable.


Alors que nous envoyions un e-mail à nos lecteurs pour célébrer le classement de l'enquête de la police civile demandée par l'Eglise universelle (IURD) d'Edir Macedo, nous avons reçu un nouveau message : un avis du tribunal, censurant un article de The Intercept Brasil.
 

La liberté de la presse gagne une bataille, mais elle est à nouveau attaquée. Notre avenir est entre les mains d'un juge qui nous a déjà censurés sans même nous offrir la possibilité de nous défendre. L'article a déjà été retiré de notre site web et de nos réseaux sociaux. 

Vous ne pouvez plus lire l'article sur les luttes qui ont précédé les exécutions de Mãe Bernadete Pacífico, célèbre leader quilombola et yalorixá de Bahia, et de son fils Binho do Quilombo.

Il s'agit d'une absurdité qui ne peut être normalisée !

Le procès a été intenté par Vitor Loureiro Souto, homme d'affaires et fils de Paulo Souto, le puissant ancien gouverneur de Bahia qui entretient des liens étroits avec le pouvoir judiciaire de l'État. Sa demande de censure de l'article que nous avons publié en août 2023 a été acceptée par un juge qui, par coïncidence, est un fervent partisan de Sergio Moro [ancien juge, puis ministre de la justice de Bolsonaro, et aujourd'hui sénateur d'un parti d'extrême droite União Brasil] et de l'opération Lava Jato sur ses réseaux sociaux.

Notre droit constitutionnel d'informer le public a été violé par la décision du juge George Alves de Assis et vous pouvez être sûrs que nous nous préparons déjà à ce combat.

En tant que rédaction à but non lucratif financée par les lecteurs, nous avons besoin que notre communauté s'unisse et nous aide à vaincre une nouvelle tentative d'intimidation.

Dans l'article censuré, nous donnons des informations importantes sur le contexte dans lequel s'est déroulée l'opération.
 

Dans le reportage censuré, nous fournissons un contexte important sur la vie de Mãe Bernadete qui a été brutalement assassinée le mois dernier. Elle était la protagoniste de la lutte de sa communauté contre de puissantes forces économiques extérieures, y compris la société de Souto, qui construit une décharge à la frontière avec le quilombo, situés dans une zone de protection de l'environnement (APA, Área de Proteção Ambiental).

Bernadete a pris la relève de son fils, Binho do Quilombo, assassiné six ans plus tôt. Binho, un important leader quilombo de la région, organisait des manifestations contre l'arrivée de la société de Souto dans la région. L'enquête sur le meurtre de Binho, qui a été assumée par la police fédérale (PF), est toujours en cours. 

Trois suspects dans l'exécution de Mãe Bernadete ont été arrêtés. L'enquête se poursuit.

Apparemment, Souto n'a pas apprécié notre enquête relatant les faits. Il nous a accusés de suggérer que lui et son entreprise de traitement des déchets, Naturalle, étaient responsables du meurtre de Binho. Nous n'avons jamais formulé une telle accusation, bien que Mère Bernadete ait déjà attiré l'attention sur cette possibilité.

Ironiquement, le procès de Souto ne fera qu'attirer davantage l'attention sur la prétendue accusation selon laquelle il serait responsable de la mort de Binho et de Bernadete - une accusation que nous n'avons jamais formulée.

Notre travail en tant que journalistes sérieux est d'informer le public sur ces meurtres horribles et de mettre en lumière les luttes quotidiennes du quilombo Pitanga dos Palmares, qui est constamment menacé par des intérêts corporatifs qui placent l'argent au-dessus de tout. 

Il est important de rappeler la résistance de Binho et Bernadete, indépendamment de qui a appuyé sur la gâchette et ordonné les meurtres. Car la justice ne sera jamais rendue si nous restons silencieux.

Malheureusement, cette histoire est trop fréquente parmi les quilombos et les communautés traditionnelles de Bahia et de tout le Brésil. La violence à leur encontre ne fera qu'empirer si l'on empêche la presse de parler de ces histoires.

Ce processus s'inscrit dans une tendance beaucoup plus large et inquiétante. Nous faisons l'objet de persécutions judiciaires constantes pour notre journalisme en faveur des droits de l'homme, de la démocratie, de l'environnement, de la transparence et de la justice sociale. 

Les ennemis de ces valeurs et de VOTRE droit de savoir ce qui se passe autour de vous veulent nous intimider et nous réduire au silence - cela n'arrivera jamais !

J'ai une faveur à vous demander : nous avons besoin de fonds pour mener ces batailles juridiques contre de riches entreprises et de puissants politiciens et pour continuer à produire un journalisme important et percutant. 

La meilleure façon de contribuer est de devenir un donateur mensuel. Pouvez-vous nous aider à lutter pour que justice soit rendue à Mãe Bernadete et Binho et à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter que d'autres cas ne se reproduisent à l'avenir ?
 

NOTE du traducteur : 
Le juge de deuxième instance, père de Paulo et grand-père de Vitor, le nommé Antonio Carlos Souto, est décédé la nuit du 5 octobre 2011, à l'âge de 99 ans. Il avait été juge de deuxième instance à Caétité et le tribunal du district de Camacan - située à 460 km à l'est de Caetité - porte son nom.


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Mãe Bernadete: o filho do ex-governador quer controlar a narrativa. Um juiz acatou.
 
por Flávio VM Costa
(14 de set de 2023, 19h35)

Quem mexe com um empresário que é filho de ex-governador e neto de desembargador sabe que receberá uma resposta inevitável
 


No momento em que enviamos um e-mail para nossos leitores comemorando o arquivamento do inquérito da Polícia Civil solicitado pela Igreja Universal de Edir Macedo, recebemos uma nova mensagem: uma notificação judicial censurando uma reportagem do Intercept Brasil.

A liberdade de imprensa vence uma batalha, mas é novamente atacada. Nosso futuro está nas mãos de um juiz que já nos censurou sem sequer nos oferecer a chance de nos defender. A matéria já foi retirada do nosso site e redes sociais. 

Você já não pode mais ler a matéria sobre as lutas que antecederam as execuções de Mãe Bernadete Pacífico, renomada líder quilombola e ialorixá na Bahia, e de seu filho Binho do Quilombo.

Isso é um absurdo que não pode ser normalizado!

A ação foi movida por Vitor Loureiro Souto, empresário e filho de Paulo Souto, o poderoso ex-governador da Bahia com fortes laços no judiciário estadual. Seu pedido para censurar a matéria que publicamos em agosto foi acatado por um juiz, que coincidentemente é fervoroso defensor de Sergio Moro e da Lava Jato em suas redes sociais.

Nosso direito constitucional de informar o público foi violado pela decisão do juiz George Alves de Assis e você pode ter certeza que já estamos nos preparando para esta luta.

Como uma redação sem fins lucrativos, financiada pelos leitores, isso significa que precisamos que a nossa comunidade se una e nos ajude a derrotar mais esta tentativa de intimidação.

Na reportagem censurada, damos um contexto importante sobre a vida de Mãe Bernadete, que foi brutalmente assassinada no mês passado. Ela protagonizou a luta da sua comunidade contra poderosas forças econômicas externas, incluindo a empresa de Souto, que constrói um lixão na fronteira com o quilombo, que são situados numa Área de Proteção Ambiental.

Bernadete assumiu a luta do filho, Binho do Quilombo, assassinado seis anos antes. Binho, destacada liderança quilombola da região, articulava protestos contra a entrada da companhia de Souto na região. A investigação do assassinato de Binho, que foi assumida pela Polícia Federal, segue aberta. 

Três suspeitos da execução de Mãe Bernadete foram presos. A investigação ainda está em andamento.

Aparentemente Souto não gostou da nossa matéria narrando os fatos. Nos acusou de sugerir que ele e sua empresa de lixo, a Naturalle, eram os responsáveis pelo assassinato de Binho. Nunca fizemos tal acusação, embora Mãe Bernadete já tivesse chamado a atenção para essa possibilidade.

Ironicamente, a ação judicial de Souto só vai chamar mais atenção para a suposta acusação de que ele é o responsável pelas mortes de Binho e Bernadete — acusação que nunca fizemos.

Nosso trabalho como jornalistas sérios é informar o público sobre esses horríveis assassinatos e destacar as lutas diárias do quilombo Pitanga dos Palmares, que está sob constante ameaça de interesses corporativos que colocam o dinheiro acima de tudo. 

É importante relembrar a resistência corajosa de Binho e Bernadete, independentemente de quem puxou o gatilho e ordenou os assassinatos. Porque a justiça nunca chegará se permanecermos em silêncio.

Infelizmente, essa história é muito comum entre os quilombos e as comunidades tradicionais na Bahia e em todo o Brasil. A violência contra eles só vai piorar se a imprensa for impedida de falar sobre estas histórias.

Este processo faz parte de uma tendência muito maior e preocupante. Estamos sob constante perseguição judicial por nosso jornalismo em defesa dos direitos humanos, da democracia, do meio ambiente, da transparência e da justiça social. 

Os inimigos destes valores e do SEU direito de saber o que está acontecendo ao seu redor querem nos intimidar e nos silenciar – isso jamais acontecerá!

Eu tenho um favor para te pedir: precisamos de recursos para travar estas batalhas legais contra empresas ricas e políticos poderosos e seguir a produzir jornalismo importante e impactante. 

A melhor forma de contribuir é se tornando um doador mensal. Você pode nos ajudar a lutar por justiça para Mãe Bernadete e Binho e fazer de tudo para evitar que futuros casos ocorram?

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