Brésil : le sujet et la chose

« Comme base du pays, dans l'ADN du Brésil, il existe une chose, qui s'appelle le " latifúndio escravagista ", qui était l'élément qui faisait fonctionner l'économie, et même après la fin de l'esclavage, la logique du " latifúndio escravagista " est restée, s'est perpétuée, jusqu'à aujourd'hui. C'est la logique d'une dualité, il y a deux types de personnes : l'esclave et le sujet »

« (...) L'esclave n'est pas vu comme sujet, mais comme une chose. Donc, s'il meurt, il n'y a pas de douleur, de deuil, il n'y a pas de récit, pas d'histoire, il n'y a rien. »

Extrait d'une intervention du philosophe Vladimir Safatle, le 14 novembre 2019, dans le collège public Manuel Calhim Abud, en périphérie sud de la la ville de São Paulo.

 

Vladimir Safatle, le 14 novembre 2019 © Juliano Angelin

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