Brésil: selon l'ex-ministre Moro, Carlos Bolsonaro intégrait le «cabinet de la haine»

Lors d'une déposition à la police fédérale le 12 novembre 2020, l'ex-ministre de la justice Sergio Moro a affirmé que le conseiller municipal de Rio de Janeiro Carlos Bolsonaro, fils du président de la république, a été cité par des ministres du Palácio do Planalto, à Brasilia, comme un participant de l'informel «cabinet de la haine». Le coordonnait-il ?

Carlos Bolsonaro, réélu en novembre 2020 conseiller municipal de Rio de Janeiro. © DR Carlos Bolsonaro, réélu en novembre 2020 conseiller municipal de Rio de Janeiro. © DR
Ce dénommé « cabinet de la haine », qui était « en charge de la stratégie digitale bolsonariste » visait à attaquer les adversaires de Jair Bolsonaro et aurait été piloté par un conseiller spécial du même, Tércio Arnaud Tomaz, sur son temps de travail, avait confirmé le réseau social Facebook, après la révélation de l'existence de ce cénacle secret, en septembre 2019, par le quotidien Estado de São Paulo.

Les locaux de ce cercle informel seraient situés à quelques enjambées du bureau présidentiel.

La déclaration de l'ex-ministre de la justice de Jair Bolsonaro ont été faites dans le cadre de l'enquête sur les actes et manifestations publics anti-démocratiques qui avaient demandé en avril la fermeture de la Cour suprême (STF) et du Congresso Nacional. Peu après, le ministre du STF Alexandre de Moraes avait ouvert cette enquête.

Selon l'agence de presse Reuters,  Sergio Moro a répondu qu'il « y avait des commentaires, courants, de personnes internes au gouvernement, sur l'existence du dénommé « cabinet de la haine ». Et l'ex-ministre de préciser qu'il avait entendu cela de la part « de plusieurs personnes, occupant diverses fonctions, à l'intérieur du gouvernement fédéral. »

A prendre connaissance de ces déclarations, Carlos Bolsonaro a répondu le 27 novembre sur le réseau social Twitter : « Il n'y a pas de qualification pour cette tentative condescendante. Nostalgie de vivre en un monde où les hommes étaient des hommes. »


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