De la difficulté de la Palestine à saisir la Cour pénale internationale et des enseignements à en tirer

Israël et les USA portent une énorme responsabilité dans le développement de la guerre sur la planète par le mépris que ces deux pays affichent sans complexe et avec persistance contre le droit international qu'ils se sont pourtant engagés à respecter, au risque de passer sinon pour des menteurs et des escrocs, sinon des criminels.

Israël et les USA portent une énorme responsabilité dans le développement de la guerre sur la planète par le mépris que ces deux pays affichent sans complexe et avec persistance contre le droit international qu'ils se sont pourtant engagés à respecter, au risque de passer sinon pour des menteurs et des escrocs, sinon des criminels.

La Palestine avait déposé une plainte à la Cour Pénale internationale pour que soient poursuivis les crimes contre l'humanité et les crimes de guerres d'Israël commis contre le peuple palestinien.

La procureure de la Cour pénale internationale a jugé cette plainte irrecevable au prétexte du manque d'adhésion de la Palestine au statut de la Cour pénale internationale.

La Palestine a saisi le Conseil de sécurité des Nations-Unies pour qu'il prenne une résolution enjoignant Israël à cesser la colonisation et revienne aux frontières de 1967, ce que les USA ont menacé de leur droit de veto.

La Palestine demande son adhésion à la Cour pénale internationale et se fait menacer par les USA ! Qui ne sont pas membres de la Cour pénale internationale, ni Israël. Ces deux pays font obstacle au droit d'un Etat d'avoir accès à un tribunal et voir sa cause entendue et jugée.

Il est malhonnête de dénoncer des "communautés" ou un "communautarisme" - qui ne sont qu'une conséquence, une réaction de défense - quand la responsabilité des violences se trouve dans le chef des responsables de gouvernements qui méprisent leurs obligations internationales.

Les véritables criminels sont dans les gouvernements et les assemblées plus préoccupés des profits et de la croissance du "marché" que du respect de la dignité humaine et du droit des peuples.

 

L'occupation des territoires par Israël est contraire au droit international public. Israël vole le peuple palestinien de son sol tel qu'il a été reconnu par la communauté internationale dans la résolution 181 des Nations Unies du 28 novembre 1947 instaurant deux Etats en Palestine, un Etat juif et un Etat arabe.

L'Etat palestinien, en droit, est reconnu par la communauté internationale depuis 1947,avant même que ne le fut Israël : " Resolution 181 (II). Future government of Palestine "

Cependant, Israël, l'Etat juif, ne respecte pas les frontières de l'Etat palestinien, l'Etat arabe, depuis 67 ans et la communauté internationale n'agit pas efficacement - comme elle doit le faire et comme le lui impose la Charte des Nations-Unies.

Israël viole cette Charte depuis 67 ans, avec la caution d'autres Etats qui s'en font les complices actifs.

Ces Etats, en effte, violent leurs engagement internationaux.

Ils affaiblissent gravement l'efficacité du droit international et se rendent ainsi responsables de la perte de crédit des institutions internationales et de la montée de la violence sur la planète, comme Daech en est la dernière illustration. Daech est un producteur et un marchand de pétrole; il a trouvé des clients, et il est également client des pays producteur d'armes. Daech est un relais de croissance du complexe militaro-industriel.

Le commerce ne rechigne pas à se compromettre comme l'actulaité le montre régulièrement et comme le passé l'a illustré de la façon la plus tragique.

Le nazisme était d'abord un business, un pillage en règle, une exploitation sans aucun scrupule de tous au profit d'un petit nombre.

Certains des marchands de juifs d'hier, qui ont fait fortune avec le nazisme, prospèrent encore aujourd'hui avec un même mépris qu'ils ont étendu à toute l'espèce humaine. Il est dès lors incohérent d'en appeler à la mémoire de la Shoah si le mêm Etat qui se complaît dans la commémoration et le devoir de mémoire accepte une telle logique qui repose sur la négation de l'humain, l'homme superflu

Un Etat qui viole le droit international viole son propre droit. Le droit n'est plus que formel, apparence, subterfuge et stratagème.

Un Etat qui méprise les décisions des organisations internationales témoigne de son mépris pour la justice et le respect de la dignité humaine qui est le fondement même du droit international consacré par la communauté internationale au lendemain de la seconde guerre mondiale, en réaction à la barbarie née d'un même mépris de la justice, du droit et du respect de la dignité humaine.

Les USA, en affaiblissant l'action de la Palestine devant la CPI ne font donc que donner raison aux barbares de Daech d'agir au mépris de la justice, du droit et du respect de la dignité humaine.

Au plan du droit, l'action politique et diplomatique des USA et d'Israël, en empêchant les Palestiniens de faire valoir leurs droits de façon pacifique, se font les soutiens objectifs de la barbarie de Daech, qu'ils justifient par un même mépris des institutions et des voies d'action que garantit la communauté internationale.

Les USA et Israël violent le jus cogens qui fonde la communauté internationale.  Les pays qui laissent faire les USA et Israël sont tout aussi responsables, notamment l'Union européenne et le Japon.

La lâcheté des Etats à abdiquer de leur valeur et le mépris de certains autres pour ces mêmes valeurs sont les facteurs de la recrudescence des violences sur la Planète. L'accumulation des souffrances par une exploitation indigne de main d'oeuvre et la maltraitance des peuples porte à s'interroger si les fascistes ne sont pas déjà au pouvoir ou si les nazis l'ont véritablement quitté ?

Le comportement douteux des Etats et leur absence d'exigence et de rigueur sont les principaux facteurs de la banalisation du mal. Daech n'en est qu'une scorie.

Le sursaut, la résistance, contre la barabarie et le totalitarisme ne sont pas à cherhcher dans les individus quand ceux qui les gouvernent s'en moquent. Les gouvenrements sont les seuls responsables de ce qui ce passe. Il faut arrêter de culpabiliser et d'instrumentaliser l'indignation des bonnes volontés.

 

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