Médiapart propose une soirée débat : Jeudi, 18h-23h, «En direct de Mediapart»: l’Europe et la France après le sursaut Syriza
Les échanges dans les commentaires mettent en lumière un paradoxe - un paradoxe n'est qu'une contradiction apparente - parmi les adhérents du aprti de gauche.
D'un côté ils dénoncent le libéralisme qui fait des ravages sociaux, de l'autre ils expliquent et défendent tout le bien fondé de la posture exclusivement théorique de leur champion, dont ils n'admettent pas qu'on puisse s'inquiéter des conséquences d'un tel comportement dont le seul effet est de démobiliser un électorat de gauche.
Il semblerait que le dogmatisme à gauche, en France, soit aussi rigide que celui qui caractérise certain courant de l'islam.
La politique c'est le débat et l'action.
Constater qu'il n'est pas possible de débattre sur l'absence d'action à gauche est dramatique. J'ai l'impresion d'avoir affaire à un club de passionés de l'entomologie sociale, qui répertorie, classe et systémise cette souffrance comme si cela ne devait être qu'un obsjet d'observation scientifique pour ensuite proposer de réfléchir ensemble à de nouvelles règles, tout en s'abstenant d'invoquer celles qui existent déjà et permettent de faire échec aux causes de cette misère sociale. Cela aboutirait à priver les Bouvard et Pécuchet de la gauche de leur objet de réflexion.
On n'a pas à accepter une telle situation. L'homme politique qui s'est fait élire et détient un mandat du peuple a mission d'agir, pas de faire du baratin.
Les militants de Notre Dame des Landes et de Sivens ne sont d'ailleurs pas dupes. Ils l'ont accueilli avec des yaourths et des oeufs.
Il est donc grand temps qu'il passe à quelque chose de concret.
Il veut le pouvoir. Ok. Mais pourquoi faire ? S'il ne fait déjà rien. Voilà le motif de mon interrogation.
Ne rien faire c'est cautionner ce qui se fait, c'est se faire l'allié objectif de la politique actuelle. Il semble donc nécessaire d'éveiller les questions pour que la gauche politique ne laisse pas l'image d'une association d'idiots utiles au capital. Ce qui me paraît expliquer le taux d'abstention des millions d'électeurs qui constatent qu'elle ne fait rien alors que leur situation s'aggrave, au mépris du Droit, de l'Etat de droit et de la Démocratie.
Ce point de vue ne semble pas pouvoir faire débat.
S'il n'y a pas de débat sur l'efficacité de la gauche à défendre ses valeurs fondametales contre une politique de régression sociale, comment prétendre ensuite vouloir faire barrage à la montée de l'extrême-droite qui affiche clairement ses accointances fascistes ?
Plus Le Pen de se mentir.
L'extrême-droite, l'idiot utile du capital, monte dans les élections, parce que la gauche déserte et abdique tant en matière de liberté dans le débat - article 49-3 - que de critique dans l'action. Les soutiens de Mélechon ont les mêmes défauts que Valls.
Ce constat est très dommage et très dramatique.
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