La Polynésie est la partie émergée des pratiques politiques françaises.

Fabrice Lhomme propose un article sur les moeurs politiques tahitiennes - donc françaises. Le python volcanique polynésien est la part émergée d'un phénomène loin d'être seulement exotique. Des édiles de métropole (Toulon, Béthune, Nice, Angoulème, Grenoble ou Paris) anticipent régulièrement la montée des eaux (voir l'appelation "île de France" contre toute évidence géograhique). Stigmatiser la Corse permet de nier la génralité du phénomène. Des paillottes ont pris feu quand le préfet mît son nez dans le financement politique. La modification du statut de la Corse se fait toujours dans le sens d'une augmentation des subventions, à l'unanimité des partis politiques, mais que les Corses ont du mal à voir. Papeete n'est pas si loin. L'eau trouble non plus.

Fabrice Lhomme propose un article sur les moeurs politiques tahitiennes - donc françaises. Le python volcanique polynésien est la part émergée d'un phénomène loin d'être seulement exotique. Des édiles de métropole (Toulon, Béthune, Nice, Angoulème, Grenoble ou Paris) anticipent régulièrement la montée des eaux (voir l'appelation "île de France" contre toute évidence géograhique). Stigmatiser la Corse permet de nier la génralité du phénomène. Des paillottes ont pris feu quand le préfet mît son nez dans le financement politique. La modification du statut de la Corse se fait toujours dans le sens d'une augmentation des subventions, à l'unanimité des partis politiques, mais que les Corses ont du mal à voir. Papeete n'est pas si loin. L'eau trouble non plus.

L'article de Fabrice Lhomme offre un lien intéressant avec la disparition de Jean Pascal Couraud, journaliste tahitien disparu mystérieusement, il y a dix ans, alors qu'il enquêtait sur le milieu politique local.

Rien d'exceptionnel donc si on rapproche les pratiques supposées à l'origine de cette disparation à celles qui ont permis l'assassinat du juge Borrel, longtemps couvert par l'administration française. Le comité de soutien à Madame Borrel apporte quelques renseignements. Un reportage édifiant expose les difficultés qu'a eu la veuve du juge Borrel pour connaître la vérité (voir la vidéo proposée ci-dessus). Les révélations sur la disparition funeste de Philippe de Dieuleveult au Zaïre et l'attentat de Karachi confirment un malaise qu'inspirent les moeurs politiques françaises, qui n'ont pas l'exclusivité en la matière. Médiapart avait mis en ligne gratuitement pendant plusieurs semaines le dernier film de Marie-Monique Robin : "Torture made in USA"

 

 

 


C'est toutefois insuffisant à justifier le mépris adminsitratif. Les détenus des LAOGAI exploités par la grande distribution occidentale et les oubliés des cul-de-basse-fosse modernes des SUPER MAX sont les mêmes victimes d'une même mentalité. Ce n'est qu'une question d'intensité. On relève dans tous les cas que les autorités n'assument pas et tentent de maintenir l'opinion dans l'ignorance. Le "On ne savait pas" s'organise. Et ça rapporte. De la Chine aux USA en passant par l'Europe : Business first. Le ministre des affaires étrangères actuel a déclaré publiquement regretter avoir créé un secrétariat aux droits de l'homme entravant la Rel Politik. Ce n'est pas l'avis de magistrats comme Albert Lévy ou Eric de Montgolfier. Le reportage de Canal + sur l'affaire Borrel montre aussi toute l'importance de la presse. La liberté de la presse est un exercice qui se fonde sur une liberté fondamentale : la liberté d'expression. Les droits de l'homme sont l'odre public européen. Daprès la Cour de Strasbourg.

 

Il n'y a donc rien de particulièrement exotique aux pratiques polynésiennes. Les barbouzes d'EDF contre Greenpeace le démontrent. Les pressions de l'administration sur la veuve du juge Borrel et les témoins sont une réalité au pays des droits de l'homme. Le film de Canal + rapporte qu'un juge d'instruction français a menacé un témoin djiboutien réfugié à Bruxelles du risque d'être abattu par la mafia corse ou la mafia libanaise s'il maintenait son témoignage. Made in France.

 

 

"Un Etat démocratique est un Etat où le citoyen sait tout de l'adminsitration et l'administration le moins possible de l'individu. Un Etat totalitaire est un Etat où l'administation sait tout de l'invidu et le citoyen rien du tout du fonctonnement de l'Etat" (Serge Portelli en conclusion de la vidéo ci dessous).


 

Les Etats méprisent les individus au point de les envoyer au casse pipes en musique pour défendre la liberté du commerce, les accès aux matières premières, vaincre les obstacles aux Business first. Ce ne sont pas un ou deux fouineurs, journaliste, préfet ou magistrat qui vont empêcher le commerce de tourner rond.

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