Exigence politique pour 2017

Le dernier article de Marine Turchi (UMP: le constat sans concession des jeunes têtes pensantes de la droite) montre surtout que l'UMP n'a pas de programme (!). Ce parti politique est dans l'improvisation, comme Bygmalion le prouve au niveau financier. La France a un parti libéral qui promeut la responsabilité et la gestion saine avec 108 million d'euros de dettes et un parti socialiste qui promeut l'investissement privé, détruit les droits sociaux et favorise la patronat. L'incohérence grave des contradictions qu'assènent l'actualité impose à l'opinion de se mobiliser et de poser dès à présent des exigences fermes de sérieux à l'égard des partis politiques dans la perspective de 2017. Le peuple a le droit de mettre en demeure ses représentants.

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Le dernier article de Marine Turchi (UMP: le constat sans concession des jeunes têtes pensantes de la droite) montre surtout que l'UMP n'a pas de programme (!). Ce parti politique est dans l'improvisation, comme Bygmalion le prouve au niveau financier. La France a un parti libéral qui promeut la responsabilité et la gestion saine avec 108 million d'euros de dettes et un parti socialiste qui promeut l'investissement privé, détruit les droits sociaux et favorise la patronat. L'incohérence grave des contradictions qu'assènent l'actualité impose à l'opinion de se mobiliser et de poser dès à présent des exigences fermes de sérieux à l'égard des partis politiques dans la perspective de 2017. Le peuple a le droit de mettre en demeure ses représentants.

La démonstration de l'improvisation politique à l'UMP que fait Marine Turchi méritait de faire le titre de son article

Ce titre aurait lancé le débat de l'inefficience politique des partis politiques, contre laquelle s'impose une réaction dès à présent, dans la perspective des prochaines élections présidentielles.

Les articles de Médiapart montrent que les partis politiques français font de la politique comme Monsieur Jourdain de la prose. Ils sont à la politique ce que les médecins de Molière sont à la médecine. Il n'est pas normal de voir un tel carnaval prospérer sans que la presse ne s'en émeuve ni ne le dénonce violemment. C'est indécent pour l'opinion.

Les bricolages du premier ministre confirment que l'improvisation n'est pas propre à l'UMP.

Une telle légèreté détourne l'opinion de la démocratie.

Interpeller dès maintenant les élus sur cette superficialité s'impose pour les obliger à travailler à la rédaction d'un programme et à sélectionner un candidat valables pour 2017. 

Il revient aux partis politiques de produire un programme sérieux et de trouver dans leurs rangs une personne capable de le réaliser. L'opinion ne peut plus se satisfaire de partis politiques qui "découvrent" des situations en arrivant au pouvoir ou des candidats qui renient leurs engagements publics.

Où en serait le pays si tous les travailleurs faisaient la même chose ?

Les politiques français - à commencer par les têtes d'affiche - ne sont donc clairement pas à la hauteur des travailleurs français. Les honnêtes gens engagés en politiques ne peuvent pas servir plus longtemps à cautionner ou exonérer un système qui dysfonctionne.

L'électorat est en droit de revendiquer une amélioration très sensible de la qualité des cadres politiques. A commencer par l'honnêteté intellectuelle.

La responsabilité de cette médiocrité politique - qui porte gravement atteinte à l'action politique - en incombe aux partis politiques qui ne font pas leur travail. C'est-à-dire présenter des programmes qui sont sérieux et des candidats qui le sont tout autant.

Si l'UMP est empêtré dans ses affaires douteuses, le PS a fait élire aux Français un président qui n'est pas à la hauteur, incapable de choisir des conseillers compétents et qui choisit un premier ministre de droite libéral...

Il y a tromperie. Un commerçant serait serait déjà au tribunal. Les affaires qui vont du PS au FN montrent que les partis politiques ont une dimension commerciale développée, voire affirmée.

Il revient donc aux médias de soulever très sérieusement ces incohérences et de les mettre en perspective avec l'exigence démocratique légitime de l'électorat.

Le droit d'interpellation des élus, via la liberté d'expression, est l'acquis essentiel de la démocratie, bien avant le droit de vote.

L'expression continuelle de l'exigence légitime de l'électorat neutralise la propagande (communication et marketing politique) ayant pour objet de dissiper ou tromper l'attention de l'opinion.

La démocratie ne se limite pas au jour des élections. Elle se construit et se défend tous les jours.

Les "affaires" illustrent la superficialité des organisations politiques qui desservent la politique. La corruption est un cancer de la démocratie qui prospère d'autant plus facilement que les partis n'ont pas de programme, pas de réflexion de fond, pas de candidat valable. C'est l'état actuel de l'UMP et du PS.

Il est incohérent de s'alarmer du risque d'une éventuelle montée du FN (avec un programme des plus nuls que personne ne critique) sans s'inquiéter du dilettantisme des partis politiques qui le favorise. Bygmalion le démontre. Ils ont embauché un communiquant sans avoir de programme à faire connaître, comme le démontre Marine Turchi.

Les élus oublient l'évidence.

Personne ne les oblige à solliciter les suffrages ni prendre le poste qu'ils occupent, lequel les oblige bien plus qu'il ne leur confère des droits.

Les obligations qu'ils ont contractées sont celles de servir l'intérêt général et le progrès social, participant au bien-être général. Voilà le seul objectif d'un mandat politique. Pour le reste, il y a le privé.

Les élus sont les seuls responsables de leur bilan, puisque personne ne les empêche de dénoncer les obstacles qu'ils rencontrent, personne ne les empêche d'agir en justice, ... Ils ne méritent aucune mansuétude en considération de la misère dans laquelle vivent des millions de personnes.

La critique doit s'exercer tous les jours et non pas attendre l'échéance du mandat. Un mauvais élu doit être à même de modifier son comportement. Le laisser délinquer dessert l'intérêt général. Il doit démissionner s'il n'est pas à la hauteur. Il n'y a pas d'insolence dans l'exigence de l'évidence.

Même s'il n'y a pas de mandat impératif, les élus sont tenus à remplir correctement leur mandat.

Une critique continue oblige à la qualité et écarte le risque d'un vote sanction. Les dernières élections montrent qu'une absence de critique continue a favorisé le FN.

Médiapart doit porter cette critique de l'action politique revendiquant une obligation de qualité des partis politiques (programmatique et candidat). Ceci s'inscrit dans la promotion du progrès démocratique du journal.

L'inefficience politique associée à l'inversion normative de l'exécutif, par laquelle il favorise les desiderata du patronat sur les droits fondamentaux, conduisent à la nécessité d'une mise en demeure des partis politiques à se mettre au travail pour 2017, dès à présent.

La paresse intellectuelle des états-majors des partis politiques et leur lâcheté face aux puissances d'argent sont le facteur principal du succès de l'extrême-droite.

Le fascisme est la conséquence d'un mol embourgeoisement ; ce n'est pas une fatalité.

Les auteurs de cette abandon sont connus. Ils pérorent à la télé plutôt que d'agir et de travailler : " Dans le domaines judiciaire, on juge les actes par les intentions et dans le domaine politique on juge les intentions pas les actes. " (Proudhon).

Travailler ce n'est pas se balader, faire des "déjeuners" - les ouvriers n'ont pas leurs déjeuners considérés comme du travail - et se montrer. Travailler, c'est étudier les dossiers de façon impartiale et prendre des arbitrages dans l'intérêt général, légiférer dans le sens du social, faire progresser le bien-être général.

Les caciques du PS invoquent Jaurès. C'est bien. Mais faire comme Jaurès, c'est mieux.

Au boulot !

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