Ces millions de Français qui sont descendus dans la rue, en s'appropriant l'action militante et courageuse de Charb et sa fin tragique, seront-ils aussi mobilisés pour dire non à la régression sociale du gouvernement qui est le terreau sur lequel prospère la manipulation des consciences par les bandes criminelles qui ont tué 17 personnes à Paris, du fait d'une incompétence persistante de la DGSI à faire son travail en dépit des évidences ?
Ne nous leurons pas. Le défilé des autorités politiques mondiales n'étaient pas là pour afficher leur soutien à Charlie Hebdo, ni à la liberté de la presse ou d'expression, et encore moins aux autres droits fondamentaux qu'ils déconstruisent avec l'austérité, au mépris de la prohibition de la régression sociale.
Voir la situation d'Edward Snowden que l'UE refuse d'accueillir et le comportement du gouvernement britannique contre la presse (Londres s'attaque à la presse dans l'affaire Snowden).
Le premier ministre espagnol est venu défiler à Paris alors qu'il menace son propre peuple de 600 000 euros d'amende s'il se se risque à faire la même chose (Jusqu'à 600 000 euros d'amende pour une manifestation).
Le bilan dramatique des évènements s'oppose à accepter toute nouvelle régression en matière de droits de l'Homme et de libertés fondamentales.
Les 17 victimes signalent le grave niveau d'incompétence inexcusable de la DGSI, en particulier, et du ministère de l'intérieur au regard des griefs que la loi permet aux droits de l'Homme et aux libertés fondamentales, qui ont été consenties à leur demande pour lutter censément contre un phénomène dont les assassinats perpétrés montrent que la difficulté ne vient pas d'un manque de moyens maisd'un manque de sérieux.
Il n'y a donc pas lieu de pouvoir admettre la moindre nouvelle régression des droits fondamentaux sans que les responsables de cette incompétence mortelle soit sanctionnés.Ce qui aurait déjà du être fait après l'affaire Mérah.
On ne peut pas confondre les responsables de cette incompétence avec le courage des policiers qui se sont exposés pour sauver les otages. Ces otages et ces policiers ont risqué leur vie du fait des négligences et d'un travail baclé de la DGSI. Les personnes incompétentes doivent être écartées au risque sinon de connaître de nouvelles prises d'otages.
Il est difficilement admissible d'entendre un discours officiel vouloir expliquer que le risque zéro n'existe pas quand les suspects étaient suivis. Comment cromprendre que la police sache interpeler un porteur de barette de shit mais pas celui qui transporte des armes ? Le port et la détention d'armes sont très sévèrement règlementés. Amedy Coulibaly, en considération de son arsenal découvert à Gentilly, pouvait donc déjà être interpelé, à moins que la DGSI n'en savait rien alors qu'il était signalé et surveillé.
Cette incompétence qui a fait 17 morts impose de sanctionner les responsables de services incapables de s'occuper de terroristes, identifiés et connus jusqu'aux USA, et dont l'impéritie s'est encore manifestée dans l'émission d'un avis de recherche sur le territoire français contre une femme qui avait quitté le pays par avion depuis plusieurs jours ! Ce cafouillage rappelle celui des "djihadistes" ayant du appeler eux-mêmes les gendarmes pour qu'on vienne les arrêter.
De qui se moque le premier ministre qui explique dès à présent qu'il faut envisager de « nouveaux dispositifs » en matière de sécurité ?
A quoi servent les ordianteurs de la DCRI s'ils ne permettent pas de surveiller les traffics d'armes et les financements occultes, ni même tenir à jour leurs fichiers, pourtant alimentés, notamment, par l'enregistrement des passagers ? Comment comprendre qu'une personne signalée puisse prendre un vol pour la Syrie, sous son nom, alors que l'Etat prétend empêcher le départ des jeunes vers la guerre et adopte une loi du 13 novembre 2014 renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme prévoyant, notamment, une interdiction administrative de sortie du territoire ? Hayat Boumedienne n'a pas appelé Patrick Calvar pour le prévenir qu'elle partait et qu'il devait venir l'arrêter.
La liste des incohérences exclut une erreur isolée. 17 morts.
L'incompétence de la DGSI à prévenir l'action criminelle des assassins ne peut donc plus être admise comme fortuite, après l'affaire Mérah, et soulève très sérieusement la question de l'utilité de ce service, qui s'est beaucoup plus fait remarqué pour son travail contre la presse et la liberté d'expression (Fadettes du « Monde » : Squarcini condamné à 8 000 euros, une journaliste de La Croix convoquée à la DCRI, Wikipédia:Affaire de Pierre-sur-Haute, Avocate giflée par un commissaire de la DCRI: un juge va enquêter) voire des opérations de manipulation de l'information (Affaire de Tarnac: l’espion qui bloguait mis en examen). Une telle énumération montre à l'évidence que la DGSI est une police politique.
C'est d'autant plus inadmissible qu'une telle police, capable de nuire abusivement à la vie professionnelle d'un individu en violation de sa vie privée et de sa liberté de conscience (Quand la Sécurité intérieure bâcle une note blanche), ne soit pas capable de contribuer efficacement à tarir les réseaux d'approvisionnement en armes et de financement de la criminalité organisée, ce qui est sa mission. Il est infondé que la DGSI exige le droit d'espionner les citoyens pour des résultats aussi médiocres, dont le résultat est de faire des chômeurs, de façon discriminatoire.
Au-delà de la violation des droits fodnamentaux, la DGSI est dangereuse tant pour la sécurité publique, que la sécurité des policiers eux-mêmes, également victimes des assassins et exposés aux conséquences de son incompétence, lors des opérations d'interpellation - lesquelles soulèvent des questions.
La DGSI est également inconstitutionnelle (Le juge Trévidic dénonce: «Le dispositif sur le secret défense n'est pas constitutionnel»)
Son incompétence est enfin inexcusable au regard des griefs que la loi lui permet aux droits de l'Homme et aux libertés fondamentales, qui ont été consenties pour lutter prétendument contre le terrorisme. Les 17 morts établissent clairement l'absence de sincérité du motif invoqué.
Il n'y a donc pas lieu d'admettre la moindre nouvelle régression des droits fondamentaux.
Au contraire.
Il faut tous les rétablir et sanctionner les chefs des services incapables de suveiller des terroristes, connus jusqu'aux USA. Il n'y a vraiment aucune excuse.
Il faut enfin féliciter la police d'avoir su assurer la sécurité de cette manifestation qui n'a vu aucun casseur ni nécessité l'usage d'un flashball, à la différence de celles, beaucoup plus modestes, qui se sont déroulées à Nantes, par exemple. Qui peut le plus peut le moins. Il est dorénavant inexplicable et inexcusable qu'un manifestant se fasse mutiler ou blesser à l'avenir.
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Wikipédia allemand est beaucoup plus substantiel sur la sécurité intérieure que le Wikipédia français.
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