"L'occupation bourgeoise" est une expression comme celle du "bon père de famille". Elle exprime l'ennui du conformisme social. Elle manque d'humanité et l'espèce l'illustre assez assez bien.
Si la copropriété ne brille pas par sa philanthropie, il faut néanmoins s'interroger s'il n'y a pas eu de la négligence de la part de l'association qui, paradoxalement, a été reprochée à une propriétaire ayant fait un véritable acte de solidarité. France Terre d'Asile aurait dans ce cas gaspillé une bonne volonté et un moyen de loger des personnes qu'elle prétend aider.
Les commentaires du jugement montrent que l'association ne semble pas avoir fait preuve d'une grande rigueur dans la gestion de ces deux appartements. L'association aurait laissé se développer des tapages et des dégradations.
L'enseignement d'un tel jugement est double. Il dissuade les particuliers à soutenir l'action des associations et il décrédibilise le discours des pouvoirs publics à convaincre les propriétairs de louer leurs appartements vides pour loger les persones en difficultés. Le politique doit résoudre d'abord l'incohérance de son action, en considération du jugement rendu, à menacer de taxer des propritaires pour les forcer à louer des biens au risque, ensuite, de les faire condamner.
Il serait temps que les pouvoirs publics cessent de se décharger des conséquences de leur politique sociale sur des associations et que celles-ci agissent un peu plus rigoureusement pour ne pas perdre la confiance de ceux suceptibles de les aider. L'association à manqué à ses obligations, tant à l'égard du propritaire que des personnes qu'elle prétend aider.
C'est bien beau de dire vouloir saisir la Halde, mais cela relève, une fois de plus, du domaine du discours, de la posture. Et les actes, à plus ample informé, ne plaident pas vraiment en faveur de l'association, qui, si on en prend la peine, sont même décevant : un propriétaire condamné et tout le monde à la rue à plus ou moins brève échéanc. La négligence aussi peut s'interpréter comme du mépris.