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Billet de blog 12 novembre 2014

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Rémi Fraisse : Cazeneuve ment et lâche les gendarmes

N'écoutant que son courage, Bernard Cazneuve, suit l'exemple du préfet du Tarn Thierry Gentilhomme et nie les déclarations des gendarmes  : il n'a jamais donné d'instruction de sévérité aux forces de l'ordre. Il s'en déduit que ces brutalités dont se plaignent depuis plusieurs mois les occupants sont des violences illégitimes auxquelles le ministre comme le préfet ont omis de mettre un terme. Le ministre, après le préfet du Tarn, font ainsi passer les gendarmes pour des brutes indsicplinées et des menteurs. Les politiques pensent que les gendarmes sont soumis au silence alors que les gendarmes ont dorénavant le droit de se syndiquer.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

N'écoutant que son courage, Bernard Cazneuve, suit l'exemple du préfet du Tarn Thierry Gentilhomme et nie les déclarations des gendarmes  : il n'a jamais donné d'instruction de sévérité aux forces de l'ordre. Il s'en déduit que ces brutalités dont se plaignent depuis plusieurs mois les occupants sont des violences illégitimes auxquelles le ministre comme le préfet ont omis de mettre un terme. Le ministre, après le préfet du Tarn, font ainsi passer les gendarmes pour des brutes indsicplinées et des menteurs. Les politiques pensent que les gendarmes sont soumis au silence alors que les gendarmes ont dorénavant le droit de se syndiquer.

Le décès dramatique de Rémi Fraisse administre la démonstration, depuis le début de cette affaire, que le ministère de l'intérieur est un sacré repère de menteurs. C'est même devenu une certitude que les lecteurs de Médiapart peuvent vérifier avec les archives du journal, tant les articles et les révélations sur les faux en tous genres sont courants (Pour les détails lire les articles précédents)

Jouyet et Fillon sont largement battus dans leur opération de diversion pour favoriser le retour de Nicolas Sarkozy, qui, comme chacun le sait est la victime d'un tas de complots, y compris venant de l'étranger : Sarkozy-Chodiev-De Decker et la question de l'entrave bourgeoise à la lutte contre le crime organisé en Europe.

Nicolas Sarkozy est un ancien ministre de l'intérieur. Il énonce donc sa vérité comme Bernard Cazneuve et tous les intervenants dans l'affaire de Sivens qui se sont succédés devant les micros pour affirmer, pendant plus de deux jours, ne rien savoir de précis sur le décès de Rémi Fraisse, alors que les gendarmes les avaient immédiatement averti du décès et de sa cause. Voilà maintenant que ces menteurs prétendent que les gendarmes sont de menteurs. CQFD, le ministère de l'itnérieur se caractérise par le mensonge.

Un autre conclusion pourrait être que les fonctionnaires si vils civils ne sont pas à la hauteur des militaires.

Le politique et sa domesticité publique se permettent de mentir parce qu'ils pensent que les gendarmes sont obligés de se taire. Ils assumeront donc par défaut, contraints et obligés.

Cette fatalité n'existe plus.

Les gendarmes peuvent se syndiquer comme le colonel Matelly leur a donné la possibilité de le faire. On ne saurait trop le leur conseiller vu comment l'affaire est en train de tourner. Le président de l'ADEFDROMIL est un gendarme. Il sera surement très sensible à la manipulation politique qui se joue au détriment de ses camarades et modifier les statuts de son association en conséquence.

La France a déjà connu cette situtation en Algérie avec la torture.

Les militaires torturaient au préjudice du plein gré du pouvoir. Et peut-être même que la police donnait déjà quelques petits coups de mains (Force de police auxiliaire, Torture pendant la guerre d'Algérie). Il n'y a pas d'instruction quand la police torture (La police a-t-elle torturé ? | L'Humanité).

L'histoire a limité l'opprobre aux seuls militaires.

Les gendarmes vont donc payer pour les ordres qu'ils ont reçus mais que personne ne leur a donnés.

Et oui, c'est bine le sens de la déclaration de Bernard Cazneuve et du préfet.

Comment en douter avec la pagaille qui règne dans la police et la gendarmerie ?

Comme chacun le sait, les groupements de gendarmerie mobile sont réputés pour leurs initiatives intempestives à se déployer tout seul et à bombarder le quidam. C'est comme ça. Dès que le pouvoir a une minute d'inattention, les voilà qui en profitent pour quitter leur caserne et s'éparpiller dans le pays. Un peu comme le pollen au printemps.

Et ce n'est pas tout.

L'armée, dans la décontraction qui la caractérise, déstocke des centaines de grenades de ses dépôts de munitions sans aucune instruction ni justificatif. Le service des essences remplit les réservoirs des gendarmes qui se présentent selon leur fantaisie à voyager. Le service payeur débloque des sommes considérables pour les frais sans que personne ne délivre un ordre. Et bien sur, aucun préfet n'a réquisitionné ces forces de maintien de l'ordre et encore moins donné la moindre instruction de sévérité pendant des mois. Ils étaient là pour faire des pâtés de sable...

Quant aux CRS, n'en parlons même pas, ces gauchistes syndiqués sont capables de se mutiner, si on ne les laisse pas rejoindre leurs petits camarades de la gendarmerie dès qu'ils savent que ceux-ci sont partis jouyet s'amuser. Et en pleine nature...

Alors on ne vous raconte pas, dès qu'ils se retrouvent sur le terrain, c'est la kermesse.

A celui qui lancera le plus loin le plus gros pétard, qui démontera le plus de tentes et de caravanes dans le moins de temps possible, qui brulera le plus gros tas d'effets personnels, qui fera le plus de bosses sur le visage chérubinesque de quelques jeunes qui se trouvent dans le coin, par hasard, puisqu'ils sont là sans instruction. Les flics comme les jeunes...

Mais oui, comme le prétend Bernard Cazeneuve et le préfet du Tarn, c'est comme ça que fonctionnent les forces de l'ordre.

Elles ont l'initiative d'aller gazer et grenader le passant, pour le plaisir, dès que cela leur passe sous le casque.

Et pendant des mois. Il faut amortir au maximum les vacances payées...

C'est si beau le Testet, qu'ils ne parvenaient pas à se résoudre de quitter ce décor champêtre. Il faut saluer la grande mansuétude d'un ministre et de son état-major pour leurs fonctionnaires. C'est émouvant et si rare de voir une hiérarchie aussi préoccupée du bonheur de son personnel. Bernard Cazeneuve n'avait pas le coeur à traumatiser son personnel.

Bernard Cazeneuve et Thierry Genthillome sont des personnes de parole. Les gendarmes en témoigneront.

Il n'est pas possible d'en douter sans devoir s'interroger sur les déclarations de Jérôme Cahuzac, Thomas Thévenoud, Aquillino Morelle, DSK, Bernard Tapie, Nicolas Sarkozy, Jean François Copé, Patrick Balkany, Christine Lagarde, Eric Woerth, Jean-Noël Guérini, l'UIMM, Bygmalion, ...

" Tu me fous la paix avec cette histoire de Sivens et je ne dis rien sur les tiennes... "

Le restaurant risque d'être complet dans les prochains jours.

C'est quand même pratique d'être ministre de l'intérieur.

Quant aux gendarmes, l'avenir judiciaire se couvre très sérieusement pour eux.

Grandeur et servitude...

Mais où est donc passé le maire de Cherbourg qui soutenait les " Karachis " ? On n'en parle plus des " Karachis ". Y aurait-il un lien de cause à effet ?

______________

Le 12/11, le politique lâche les gendarmes :

Interrogé mercredi 12 novembre à l'Assemblée nationale à propos des circonstances de la mort de Rémi Fraisse à Sivens le 26 octobre, le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve a affirmé ne pas avoir donné de consignes de fermeté aux forces de l'ordre pour encadrer les manifestations contre le barrage de Sivens.

« Est-ce qu'il y a eu des consignes de ma part pour qu'il y ait de la fermeté dans un contexte où il y avait de la tension ? J'ai donné des instructions contraires et je le redis devant la représentation nationale, a déclaré le ministre en réponse à une question de François de Rugy (EELV) à l'Assemblée nationale. J'avais conscience depuis des semaines du climat d'extrême tension de Sivens. J'étais désireux de faire en sorte que celui-ci ne conduise pas à un drame. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il n'y avait pas de forces prépositionnées le vendredi soir à Sivens (1) et, si elle l'ont été ultérieurement (2), c'est qu'il y a eu dans la nuit du vendredi au samedi des heurts qui témoignaient de la violence d'un petit groupe qui n'a rien à voir avec les manifestants pacifiques de Sivens. »

(1) Elles ont poussé dans la soirée ?

(2) la formulation est des plus ambigües et montre que le minsitre n'est même pas sur de ce qu'il dit.

Le Monde.fr

http://www.lemonde.fr/politique/video/2014/11/12/bernard-cazeneuve-se-defend-d-avoir-donne-des-consignes-de-fermete-contre-les-manifestants-a-sivens_4522485_823448.html

http://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/0203931297365-deces-de-remi-fraisse-cazeneuve-dement-toute-consigne-de-fermete-1063564.php

Le minsitre suit les instructions, le 9/11, le préfet avait lâché les gendarmes :

" le 9 novembre, le préfet du Tarn Thierry Gentilhomme a démenti, assurant au quotidien régional La Dépêche du Midi n'avoir « donné aucune consigne de sévérité aux forces de l'ordre ». "

http://www.ouest-france.fr/mort-de-remi-fraisse-cazeneuve-na-pas-donne-de-consignes-de-fermete-2969749

Le ministère de l'intérieur fait donc passer les gendarmes pour des menteurs.

Voilà un témoignage d'estime qu'ils vont pouvoir méditer.

Conclusion : les gendarmes n'ont plus qu'à exiger des ordres écrits de ceux qui les mettent dans l'embarras.

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