Les débats univoques en soutien à la doxa gouvernementale sont pénibles.
En direct du centre Pompidou, une émission de France Info "On fait quoi ?", est consacrée à la sécurité. Les propos sont affligeants. Nicolas Comte, l'ineffable porte-parole syndical du pardigme sécuritaire de son employeur évoque la possibilité de s'exonérer du contrôle judiciaire en matière d'écoutes et d'installation des micros chez les particuliers.
Une précédente émission faisait intervenir un criminologue qui annonçait à l'avance l'exécution des preneurs d'otages, le matin même des opérations, en affirmant que les suspects souhaitaient mourir.
Une autre fois, c'est l'intervention d'un membre de l'Institut pour la justice, une officine privée promouvant la peine de mort.
Et bien sûr, la question centrale débattue ce soir est la surveillance de l'internet.
En revanche, rien sur le contrôle des circuits financiers qui servent tout autant les intérêts des organisations criminelles, dont le terrorisme n'est qu'une forme, et l'évasion fiscale dont le butin indécent s'accumulent dans les coffres des banques à hauteur de 80 000 milliards d'euros.
Voilà ce qu'il faut faire.
___________________
Et on fait quoi maintenant ? Emission spéciale sur la sécurité