George Moustaki - Ma Liberté © madkrull

 

 

 

Que nous dit la loi sur le renseignement ? Elle nous alerte. Après l'accord judiciaire avec le Maroc, cela devient un festival. Le PS est quand même un peu en avance pour Halloween. Il y avait l'homme à tête de chou, qui s'est laissé prendre le chou et a oublié la fleur. Le problème est qu'il y a maintenant plein de puces dans le chou. Retourner à la fleur, fissa.

Le pouvoir méprise les valeurs fondamentales de la République et l'Assemblée nationale méprise la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen, notamment son obligation de défendre les droits de l'Homme (article 2).

Le néo libéralisme crie victoire : VENI VEDI VICHY Les cloportes du paradigme sécuritaire ont gagné et leur cohorte d'idiots utiles du capital (l'extrême-droite) se réjouissent de l'ordre nouveau qui arrive. Bel exemple de la bassesse française, de la nation qui se prétend indépendante avant toutes les autres. (Baudelaire)

La police s'orientalise. Algorithme vient du nom du mathématicien perse Al-Khwarizmi déformé d’après le grec ancien ἀριθμός, arithmós. Bernard Cazneuve va bientôt réciter des quatrians d'Omar Khayyâm.

Les hébergeurs auront leurs données désormais balayées par un algorithme. Ils auraient menacé de s’exiler. En France il n'y a que le grand capital qui s'évade (150 milliard par an, en empruntant les mêmes services bancaires que te terrorisme, la mafia et la corruption). Pour les Français, ce sera plus dur.

La loi Urvoas, comme la loi Macron, signifient que les gens au pouvoir ne sont pas des démocrates et qu'il n'y en a pas plus dans l'opposition. Une telle abdication de l'Etat de droit ne pête pas à être optimiste sur l'avenir de la France.

La loi Urvoas nous prévient que lorsque des fascistes sont déjà au pouvoir, il faut anticiper l'arrivée du fascisme et se libérer des marqueurs numérique.

Si le gouvernment et la président de la République volaient, ils seraient pilotes chez Germanwings.

Bonjour l'économie numérique, auxiliaire du flicage industriel.

Maintenant, dès qu'on achète quelque chose à Amazon, la Fnac, ou n'importe qui d'autre sur le net, ou qu'on se sert de son téléphone numérique ou de sa carte de paiement, une petite lumière s'affiche au commissariat et une petite fiche s'ouvre à la DGSI.

N'oublions pas non plus tout la collection de gadget Apple pour I'diot, ni le GPS.

Vive le commerce de proximité !

L'ordinateur va suivre le même chemin que la télé : poubelle. En finir avec la quincaille à flicaille.

Axelle Lemaire aurait mieux fait de rester à l'Assemblée, voir à Londres. Christine Taubira est rassurée. Elle n'est pas la seule potiche qui sert de caution à des violeurs du droit. Il ne leure reste plaus que de trouver deux autres pots de fleurs pour apprendre la belotte et taper le carton.

La liberté est gratuite. Elle ne demande pas de rendre des comptes. Elle ne surveille pas et elle n'ennuie pas comme le gouvernement.

 

 

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Les Français placés en liberté surveillée

Comment les politiques ont fermé les yeux

Par Mathieu Magnaudeix

L'Assemblée et le Sénat devraient se mettre d'accord, mardi 16 juin, sur une version définitive de la loi renseignement. Un texte voté dans une sorte d'indifférence générale et qui dote la France d'une des lois les plus intrusives d’Europe (photo ci-dessus: un datacenter. Reuters).

Urvoas, l'homme du «Patriot Act» à la française

Par Lénaïg Bredoux et Jérôme Hourdeaux et Mathieu Magnaudeix

Député du Finistère, proche de Manuel Valls, il a porté contre toutes les oppositions le projet de loi renseignement. C’est lui qui en a été l’initiateur, le rapporteur, et celui qui l’a le plus amendé, quitte à mettre le gouvernement en minorité et à apparaître comme le relais des services. Portrait.

«Sous Sarkozy, il y aurait eu trois millions de manifestants»

Par Mathieu Magnaudeix

Au Sénat, l’ancien ministre de Jacques Chirac, Claude Malhuret (LR), a voté contre le projet de loi renseignement. À gauche et à droite, ils ne sont qu’une poignée à l'avoir imité. «On répond à côté de la plaque», dit-il.

Dossier: la mise en place d'une surveillance de masse

15 avril 2015 |  Par La rédaction de Mediapart

Tous nos articles sur le projet de loi sur le renseignement. Le décryptage du texte, son évolution au fil des débats. Pourquoi, vu d'Allemagne, ce texte est «inimaginable». Et pourquoi toutes les autorités administratives indépendantes s'y opposent.

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