La mort de Vital Michalon établit la responsabilité du gouvernement dans la mort de Rémy Fraisse

L'article de Louise Fessard  (Grenade offensive:enquête sur le précédent de Creys-Malville) établit la responsabilité politique du gouvernement dans la mort de Rémy Fraisse. Le précédent de Vital Michalon prive le pouvoir de la possibilité d'invoquer l'ignorance ou la bonne foi. L'Etat a persévéré à utiliser des armes mortelles en connaissance de cause. De plus, la jurisprudence de la Cour de Strasbourg pose aujourd'hui des exigences sévères en matière de violences policières qui rend aujourd'hui impossible une décision comme celle rendue dans la mort de Vital Michalon.

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L'article de Louise Fessard  (Grenade offensive:enquête sur le précédent de Creys-Malville) établit la responsabilité politique du gouvernement dans la mort de Rémy Fraisse. Le précédent de Vital Michalon prive le pouvoir de la possibilité d'invoquer l'ignorance ou la bonne foi. L'Etat a persévéré à utiliser des armes mortelles en connaissance de cause. De plus, la jurisprudence de la Cour de Strasbourg pose aujourd'hui des exigences sévères en matière de violences policières qui rend aujourd'hui impossible une décision comme celle rendue dans la mort de Vital Michalon.

Une grenade offensive est potentiellement mortelle à l'air libre. Elle est mortelle si elle est lancée dans un lieu clos. Les autorités militaires et civiles agissent en parfaite connaissance de cause. Le politique est responsable de cette situation puisqu'il en autorise l'utilisation par voie de décret.

La période du Nouvel An donne lieu à une communication institutionnelle systématique sur les ... pétards et la verbalisation des consommateurs comme des commerçants au prétexte que les pétards sont ... dangereux.

Il est étonnant que les mêmes qui invoquent un danger public et verbalisent des pétards s'étonnent qu'une grenade, qui est chargée avec du TNT et non de la poudre qui a un pouvoir détonnant moindre,  puisse blesser ou tuer, quand la documentation officielle l'établit clairement  (Sivens-Rémy Fraisse : des documents de l'armée démentent et soulèvent questions sur la direction du ministère de l'intérieur).

Ce même discours paradoxal des autorités est pareillement utilisé à propos des casseurs.

La police est capable d'identifier sur la voie publique un casseur pour l'empêcher d'entrer dans l'enceinte d'un stade de football ; mais, bizarement, ne l'est plus quant il s'agit de manifestations pacifiques. Etonnant quand même que la police soit en mesure de garantir le chiffre d'affaires des clubs professionnels que fréquentent le premier ministre, mais ne l'est pas quand il s'agit de garantir l'exercice effectif des libertés publiques.

Il faut donc dénoncer cette contradiction qui établit manifestement la mauvaise foi du ministère de l'intérieur.

C'est d'autant plus troublant que le débat rapporte des provocations policières, dont la finalité est de permettre au pouvoir de se justifier ses violences disproportionnées par l'usage d'armes de guerre contre des civils en temps de paix, au mépris du droit international humanitaire ; ce qui a pour effet de dissuader les Français de manifester et d'exprimer leur opposition à des projets qui violent le droit,se font au mépris de l'intérêt général et pèsent abusivement sur la comptabilité publique, au seul bénéfice de quelques dirigeants de lobbys de l'agriculture chimique ou de sociétés mixtes douteuses (Fourogue, le barrage tarnais illégal auquel Sivens ressemble).

Sur le Web, les interrogations se multiplient autour de "policiers casseurs"

Des policiers encagoulés "déguisés" en casseurs

Hommage à Rémi Fraisse : des policiers parmi les casseurs

CGT INFILTREE "POLICIERS CASSEURS"

Des policiers déguisés dans les manifs? Des vidéos font jaser

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