La réforme de la médecine ne répond pas à la question des déserts médicaux. Le manque de moyens hospitaliers se fait sentir cruellement et le transfert au privé tant de la prise en charge des soins (cliniques) que des couvertures sociales (voir les réformes du code de la sécurité sociale et du code de la mutualité posant le cadre juridique permettant la privatisation des prestations de la sécurité sociale), l'alerte au risque de dengue et de Chikungaya dans le sud de la France qui sera lancé cet été comme cela fut le cas l'an passé (18 départements en alerte rouge) paraît dès lors et dès à présent ridicule, malgré la communication solide et sérieuse, comme celle de l'INSERM (ICI)
Le Chikungunya est une maladie tropicale infectieuse transmise par un moustique qui a la particularité de piquer durant la journée (le moustique tigre).
L'OMS dit que " Le chikungunya est une maladie virale transmise par des moustiques décrite pour la première fois à l'occasion d'une flambée dans le sud de la Tanzanie en 1952. Il s'agit d'un alphavirus de la famille des togaviridés. Le nom de «chikungunya» vient d'un verbe de la langue kimakonde qui signifie «devenir tordu»" ce qui décrit l'apparence voûtée de ceux qui souffrent de douleurs articulaires. Le virus peut causer une maladie aiguë, subaiguë ou chronique. "
L'arrivée du moustique tigre en Europe est favorisée par l'importation des pneus industriels - des pays foyers du Chikungaya - et celui de bambous, notamment les Lucky Bambous (dans lesquels les moustiques tigre pondent leurs oeufs et développent leurs larves), qu'une marque de grande distribution - qui espionne ses salariés et exploite la main d'oeuvre des pays défavorisés - vend en Europe.
Le mousitique tigre n'a pas que l'apparence du tigre, il est également vorace :
Le site http://moustique-tigre.info propos la carte des départements colonisés par le moustique tigre en 2014 et le résumé des différents niveaux d’alerte moustiques et leurs conséquences : Niveaux d’alerte moustique tigre
Carte officielle des départements colonisés par le moustique tigre en 2014 (source sante.gouv.fr)
Cette infestation ne s'est pas faite du jour au lendemain, l'observation de l'infestation de la métropole date de 1999 mais rien n'a été fait d'efficace pour interrompre le commerce des produits présentant un risque, malgré l'évolution précise du risque et des cas de Chikungaya.
Alerter les populations et les services de santé sur les conséquences d'un risque infectieux, alors que le gouvernement promeut le développement du commerce transcontinental tout en réduisant l'efficacité et les moyens des services de contrôle sanitaire et de santé, montre que ce même gouvernement se préoccupe tout aussi peu sérieusement du droit à la santé, un droit de l'Homme, qu'il se préoccupe des droits sociaux (voir par ex. Loi Macron), qui sont aussi des droits de l'Homme, ou du droit à la vie privée ou du droit à un procès équitable, que piétine allègrement la loi Urvoas.
Le Chikungaya est un exemple supplémentaire s'ajoutant à la longue liste des incohérences graves d'un pouvoir qui prospère dans les apparences et l'illusion des stratgèmes de communications, au mépris du droit. Ne devrait-on pas parler plutôt de stratégie du mensonge que de communication ?
Le pouvoir se limite exclusivement à la forme du discours, jamais au fond. Quant à son action, elle se fait toujours au préjudice des droits fondamentaux. Ce n'est pas propre à ce pouvoir ci, mais le précédent bénéficiait d'une même mansuétude de la part des "éditocrates" complaisants d'une logique de fossoyeurs de la démocratie.
Cette façon de se moquer de l'opinion est illustrée surabondamment par l'actualité, sans que la plupart des commentateurs de cette actualité ne s'en indigne, ne s'en formalise ou même ne s'en étonne, laissant au pouvoir le soin de mettre en scène des postures que les faits démentent.
Ce que fait encore le premier ministre à propos du racisme ou d'un meurtre d'une petite fille dans le Nord de la France.
Manuel Valls ne peut pas prétendre combattre le racisme - en usant comme à son habitude d'une communication hyperbolique et superficielle dont il est coutumier, il n'est pas plus crédible que pour le reste ; puisque son gouvernement refuse de ratifier le protocole additionnel N°12 de la Convention européenne des droits de l'Homme qui élargit la prohibition de la discrimination.
Le ministre des affaires étrangères a affirmé ce refus de la France à ratifier ce protocole à l'Assemblée nationale (Laurent Fabuis invoque l'inexécution des obligations positives de l'Etat pour justifier son refus d'améliorer la répression de la discrimination en France) au moment où la politique de Manuel Valls contre les Roms était condamnée par la justice (Roms : Valls condamné pour violation des droits fondamentaux).
La cohérence et l'honnêteté intellectuelle voudrait que le premier ministre, s'il souhaite convaincre de sa volonté de lutter contre le racisme, ordonne la ratification du Protocole additionnel N°12. Il n'en parle pas, c'est donc qu'il se moque clairement de l'opinion.
Le droit à la santé est un droit de l'Homme selon l'OMS, l'agence des Nations-Unies.
L'absence de recherche efficace sur le Chikungaya renvoie à ce qui s'est observé à propos d'Ebola.
Il paraît difficile de comprendre que depuis 1952, " Il n'existe pas de médicament spécifique contre la maladie. Le seul traitement consiste à atténuer les symptômes à l'aide d'anti-inflammatoires contre les douleurs articulaires. La convalescence, qui s'accompagne d'une fatigue intense, peut durer plusieurs semaines. "(L'Express). Cette maladie est connue dans les DOM TOM depuis des années, notamment à la Réunion et aux Antilles.
Même si c'est moins dramatique (on devrait en mourir rarement, sauf chez les personnes fragiles, mais la maladie est très douloureuse). L'absence de tratiement efficace pour le Chikungaya connu depuis des dizaines d'années montre, une fois de plus, que la privatisation et la mise en coupe réglée de la santé publique a conduit à se désintéreser des populations modestes, pour des considérations financières. Elles ne sont pas un relais de croissance et ne garantissent pas un retour sur investissement. Le marché ne régule donc rien, sinon une sélection sociale. Il se désintéresse des gens au pouvoir d'achat faible.
Bonnes vacances tout de même. Pour ceux qui peuvent encore s'en payer, vu la casse sociale et les inégalités, pour aller se faire piquer par des moustiques dans une France qui se caractérise par un manque de médecins, d'hôpitaux et de services d'urgences, qui ne soient pas débordés.
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