POJ (avatar)

POJ

auxiliaire de justesse

Abonné·e de Mediapart

1010 Billets

8 Éditions

Billet de blog 19 janvier 2015

POJ (avatar)

POJ

auxiliaire de justesse

Abonné·e de Mediapart

Charlie Hebdo ou l'enterrement de la pensée libertaire par l'ordre républicain

Et s'i l'attentat contre Charlie Hebdo était le réquiem de la pensée de 68, l'échec de la libération, la victoire de l'autorité ? Les terroristes ont rendu service au pouvoir, l'ordre républicain, amidoné dans ses certitudes, son complexe de supériorité qui n'admet aucune remise en cause dogmatique  - voir l'incapacité à faire évoluer l'orientation de l'action politique - et son adoration au libéralisme financier. La contradiction manifeste à voir Manuel Valls célébrer hypocritement le souvenir de Charlie Hebdo qui le conchiait ne fait pas débat, étonnamment.

POJ (avatar)

POJ

auxiliaire de justesse

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Et s'i l'attentat contre Charlie Hebdo était le réquiem de la pensée de 68, l'échec de la libération, la victoire de l'autorité ? Les terroristes ont rendu service au pouvoir, l'ordre républicain, amidoné dans ses certitudes, son complexe de supériorité qui n'admet aucune remise en cause dogmatique  - voir l'incapacité à faire évoluer l'orientation de l'action politique - et son adoration au libéralisme financier. La contradiction manifeste à voir Manuel Valls célébrer hypocritement le souvenir de Charlie Hebdo qui le conchiait ne fait pas débat, étonnamment.

Le summum de l'indécence caractérise l'actualité et témoigne de la disparition de l'esprit critique qui fait le succès de l'embrigadement des jeunes par des mouvements criminels.

Cette accomodation inquiétante à l'indigence du discours et des comportement publics montre comment le pouvoir s'autoentretient sur l'humus de la médiocrité politique et la misère qu'il amplifie par la regression sociale.

L'attentat contre Charlie a d'abord servi la défens des forces conservatrices qui agissent dans le pays et dont les hôtes de l'Elysée et de Matignon ne sont qu'un produit marketing, des marionnettes, comme chacun peut s'en rendre compte en considérant leurs décisions et leur action économiques.

Libération

" Julie Pagis: «En 1968, à défaut d’avoir réussi à "changer la vie", ils ont changé leurs vies» "

Cécile DAUMAS 5 décembre 2014 à 17:46INTERVIEW

Au cours d’une longue enquête de terrain, la sociologue Julie Pagis s’est intéressée aux oubliés de Mai 68, ces «anonymes» qui ont fait la révolution et qui en ont été profondément transformés.

De Mai 68, tout semble avoir été dit, analysé, commenté. Par les acteurs eux-mêmes, les plus médiatiques d’entre eux, de Daniel Cohn-Bendit à Serge July. Mais à côté de cette épopée officielle, il y a tous les autres, étudiants, militants, lycéens qui ont participé aux événements sans prendre la lumière. C’est à «cette contre-histoire des anonymes de 68» que s’est attaquée la sociologue Julie Pagis, chercheure au CNRS (1).

Elle-même fille de soixante-huitard, elle déconstruit, dans Mai 68, un pavé dans leur histoire, le mythe d’une génération à qui tout aurait réussi. S’appuyant sur une longue enquête de terrain menée auprès de 170 familles (les parents ont participé à Mai 68 et ont scolarisé leurs enfants dans deux écoles publiques expérimentales), elle montre comment la révolution de Mai a transformé, voire abîmé, les trajectoires individuelles jusqu’au plus intime de la vie. En somme, comment rester fidèle à un idéal qui n’est jamais advenu ?

Quand nos enfants tuent nos pères

16 janvier 2015 à 17:06

L'auteur :Julie PAGIS chercheure en sociologie politique au CNRS.

Depuis le 7 janvier, médias, politiques et intellectuels médiatiques nous enjoignent à l’«union nationale» et à «être Charlie», avec pour effet de stigmatiser au passage ceux qui ne s’y rallient pas. Mais serions-nous «Tous Zemmour» ou «Tous Minute», si ces derniers avaient été pris pour cible ? Cette question - ni provocatrice ni rhétorique - permet de distinguer deux niveaux de sens derrière le «Nous sommes Charlie» : celui d’une revendication sur la liberté inaliénable de la presse ; celui d’une identification aux journalistes assassinés pour ce qu’ils incarnaient. Or, les injonctions médiatiques, politiques, scolaires ou familiales, à «être Charlie», en ne distinguant pas ces deux registres, empêchent de saines disputes (dont les dessinateurs de Charlie étaient friands) et génèrent des malaises dont les sciences sociales peuvent commencer à esquisser certains ressorts.

Sur France Culture  :

68 TOT OU TARD

Mai 1968, la mémoire contestée

Une curiosité :

Une critique chrétienne de Charli Hebdo

'L'Internationale' aux obsèques de Charb...

...le défunt rédacteur en chef de Charlie Hebdo, dont la ligne (depuis Philippe Val) avait pourtant plus à voir avec l'OTAN qu'avec le PCF :

Charlie : L’émotion, la loi et l’amitié

Actualités du droit

La religion a peu à dire de ce qui s’est passé hier, car c’est un crime, et le crime relève de la loi. C’est la barrière qui s’impose à tous et qui est acceptée par tous. Aucun groupe musulman en France, de quelque manière que ce soit, n’a jamais apporté le moindre indice de compréhension ou d’empathie avec le crime. Aucun ! Si je me trompe, apportez-moi la preuve,… mais apportez-moi aussi la preuve qu’il s’agit bien d’un groupe musulman, porteur donc d’un savoir religieux.

Avec tout le respect que je dois aux victimes, je dois dire que la communauté musulmane française se désintéressait totalement de ce que pouvait publier Charlie, comme elle se désintéresse totalement de ce pauvre Houellebecq, dont on se demande qu’elle serait l’inspiration si l’Islam n’existait pas. Les conceptions véhiculées par l’un ou l’autre, ou encore cet aficionado des médias qu’est Zemmour, sont tellement ignorantes et éloignées de la vie des musulmans, que ceux-ci s’en contrefichent. En 14 ans, depuis 2001, seulement trois procès significatifs ont été engagés contre des saillies antimusulmanes : Houellebecq, les caricatures et Zemmour… Et malgré cela, c’est contre eux le procès permanent de l’intolérance… Est-ce une faute de s’adresser au juge pour demander l’application de la loi commune ? Où est cette intolérance ? Quels faits ? Quels dommages ? Quittez les présupposés, et regardez le réel… Les inepties et attaques malveillantes sont légion, mais si les musulmans déplorent ceux qui alimentent le moteur de l’islamophobie, leurs préoccupations sont ailleurs, et s’appellent le travail, le logement, les études, la santé… le tout avec la garantie de la loi.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.