La France infréquentable.

Un candidat à la présidence de la république finance sa campagne par la corruption via la vente d'armes à un pays du tiers monde dont le PIB insuffisant est incapable d'offrir un revenu supérieur à 1 dollar par jour à chacun de ses habitants. Cette république islamiste intégriste a l'avantage de se plier aux turpitudes des démocraties. Le pays voisin, qui professe la même confession, devait avoir l'inconvénient de ne pas se prêter à ce genre d'exercice. Cela explique peut-être la présence massive de militaires pour promouvoir les vertus et les intérêts à investir dans le le financement politique occidental.

Un candidat à la présidence de la république finance sa campagne par la corruption via la vente d'armes à un pays du tiers monde dont le PIB insuffisant est incapable d'offrir un revenu supérieur à 1 dollar par jour à chacun de ses habitants. Cette république islamiste intégriste a l'avantage de se plier aux turpitudes des démocraties. Le pays voisin, qui professe la même confession, devait avoir l'inconvénient de ne pas se prêter à ce genre d'exercice. Cela explique peut-être la présence massive de militaires pour promouvoir les vertus et les intérêts à investir dans le le financement politique occidental. Le nouveau gouvernement de ce pays voisin semble avoir récupéré son retard en matière de moeurs "démocratiques", façon populisme industriel.

 

Le candidat, dont il s'avère qu'il a été financé par la corruption, rejette la faute de ces méthodes criminelles sur ses fidèles lieutenants en se drapant de l'innocence du maître indifférent aux efforts de ses serviteurs zélés, dont l'un d'eux est à la tête de l'Etat aujourd'hui.

 

Un autre candidat, informé de ces faits répréhensibles, ne les dénonce pas. Il ne le fera jamais. Il attend seulement d'être élu et d'arriver au pouvoir pour mettre son ancien concurrent dans l'embarras au mépris de la vie d'ouvriers et de cadres français.

 

C'est alors que l'évidence frappe l'opinion que le factotum du second s'empresse à vouloir être entendu par la justice pour énoncer ses doutes sérieux sur le caractère malhonnête des tractations, qu'il avait le devoir d'interrompre.

 

Mais pourquoi cette prise de conscience aussi tardive à vouloir témoigner seulement maintenant devant le juge ? La caractère malhonnête des faits a toujours été. De plus, l'article 40 du code de procédure pénale l'obligeait à informer la justice tout de suite, pas des années après ! Pourquoi ne l'a-t-il pas fait plus tôt ? Cela s'appelle un repentir tardif. Il n'efface pas l'implication criminelle (ONU, OCDE).

 

L'affaire révèle aussi l'intervention d'intermédiaires impécunieux et très coûteux vivant dans les beaux quartiers, d'une prospérité acquise par des méthodes qu'on ne reproche, étonnamment, qu'aux « cités », sans qu'elles n'effleurent, ne serait-ce qu'en pensée, l'efficacité ni la nocuité des premiers. C'est pourtant sur les « cités » que s'exerce la rigueur d'une justice et d'une police dirigées par un les lieutenants zélés et appliqués autrefois à corrompre le tiers monde par l'instrumentalisation des haines guerrières.

 

Cette affaire de corruption internationale révèle une mentalité qui gouverne un pays, qui se moque de ses ressortissants, qui se moque de la paix, qui se moque de la misère dans le monde, qui se moque de la démocratie, qui se moque de la justice, qui se moque de la vérité. Qui se moque de tout, sauf du « pognon ».

 

Comment qualifier des personnes vivants du recel de la corruption et de la vente d'armes mettant en péril la paix dans le monde ? Ne voilà-t-il pas une "association terroriste" - selon le raisonnement du juge Fragnoli dans son ordonnance rendu contre les épisciers de Tarnac : "les actes de terrorisme, par leur nature ou leur contexte, visent à (...) gravement déstabiliser (...) les structures fondamentales politiques,constitutionnelles, économiques ou sociales " ? Il ne s'agit pas d'une affaire d'épicerie de campagne, de gants en caoutchouc et de crochets métaliques mais de la mort de plusieurs compatriotes. La réaction judiciaire devrait donc être à la hauteur. Où sont les déploiements de forces, les moyens policiers et la perspicacité du parquet ?

 

Le mépris qui répond à la souffrance des familles des victimes relève plus d'une mentalité de proxénète que d'un souci politique sincère. Il explique l'origine de la violence institutionnelle qui cause la misère des peuples. Il montre comment ils sont gouverné par des pauvres types.

 

Ces gens indécents se moquent et tournent en dérision les conséquences de leur inconséquence. Ils insultent l'humanité. Voilà les barbares qui terrorisent la population mondiale. L'affaire montre que leur indifférence à la misère du monde s'applique pareillement à l'égard de leur propre pays, bien que le mot « propre » soit inadapté tellement qu'ils l'ont sali.

 

Les familles des Français expatriés au service de la France doivent réfléchir au sens de l'engagement et du sacrifice de leurs proches quant ils sont envoyés par une telle classe politique.

 

Liberté, égalité, fraternité, médiocrité ?

 

BAN KI-MOON "NOUS AVONS TOUS UN RÔLE À JOUER" DANS LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION, AFIN DE PARVENIR À UN MONDE PLUS HONNETE"

 

nb : Il serait bon que les hommes politiques, intervenant sur cette affaire, s'engagent publiquement et préalablement à répondre en toute transparence sur eux-mêmes, pour qu'ils soient crédibles.

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