L'Assemblée nationale a voté la carte à 13 régions. Une monstruosité intellectuelle qui témoigne du dédain du gouvernement pour le bien-être des habitants et un développement durable et harmonieux.
Une France des régions vallinienne totalement incohérente dans laquelle on trouve un mastodonte économique Rhône Alpes Auvergne - la région de M. Vallini (hasard ?) - à côté du confetto corse. Pourquoi Vallini n'a pas proposé aussi de faire de l'île de Ré une région ?
Comment expliquer qu'un territoire de 260 000 habitants avec un PIB ridicule devienne une région qui se retrouvera en concurrence avec celle de Marseille ? Comment envisager sérieusement le développement économique de la Corse ?
Il n'est plus possible d'évoquer le particularisme corse tout en refusant de respecter les revendications alsaciennes, bretonnes, savoyardes ou basques.
Hormis la Corse, comment penser revaloriser les zones de misères qui se développent dans la diagonale du pauvre avec de pareils déséquilibres ?
L'Assemblée se moque du monde.
Comment parler ensuite de politique d'aménagement du territoire avec de pareils déséquilibres ? On ne peut que comprendre pourquoi la France refuse de ratifier le protocole contre la discrimination : Laurent Fabius affirme à l'Assemblée nationale le refus du gouvernement à faire progresser les droits de l'Homme en France
L'Assemblée nationale consacre un déséquilibre territorial qui ne fait que favoriser le détournement des fonds publics et la corruption.
Bravo le PS.
Avec lui, c'est Bygmalion dans l'organisation du territoire...
Les Corses n'ont pas fini de vivre sous l'ère de la violence qui naît des déséquilibres économiques et du détournement des subventions et les pauvres de rester pauvres, dans des zones rurales désertées par les pouvoirs publics, qui se concentrent loin des zones de misère.
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19 novembre 2014 | Par YVES FAUCOUP
L’Insee publie son Portrait social de la France : il se fait largement l’écho de l’impact de la crise sur la vie difficile de beaucoup de nos concitoyens. Ce genre de rapport public devrait être au cœur des débats et provoquer une réaction vive de l’Etat. Encore faudrait-il que l’opinion publique s’en saisisse. Or la solidarité est une notion qui recule dangereusement, en partie à cause du discours dominant néo-libéral.