Jean-Claude Michéa : l'alternance unique

Ecouter Jean Claude Michéa sur la disparition de l'alternance politique dans le sens où celle-ci se réduit à une alternance entre des nantis de gauche et des nantis de droite. Jean-Claude Michéa reconnait dans Arnaud Montebourg l'amorce d'un discours différent à cette "alternance unique", comme il appelle ce qui pourrait s'intituler "alternance confisquée" ou "alternance d'apparence" le mot alternance pouvant se remplacer par celui de démocratie. Il est possible de créditer Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly d'un même souci à rendre au peuple, le débat, l'orientation des choix politiques et du pouvoir. A débattre. L'essentiel étant d'écouter et
Les Matins - Jean-Claude Michéa © France Culture
Les Matins - Jean-Claude Michéa © France Culture

Ecouter Jean Claude Michéa sur la disparition de l'alternance politique dans le sens où celle-ci se réduit à une alternance entre des nantis de gauche et des nantis de droite. Jean-Claude Michéa reconnait dans Arnaud Montebourg l'amorce d'un discours différent à cette "alternance unique", comme il appelle ce qui pourrait s'intituler "alternance confisquée" ou "alternance d'apparence" le mot alternance pouvant se remplacer par celui de démocratie. Il est possible de créditer Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly d'un même souci à rendre au peuple, le débat, l'orientation des choix politiques et du pouvoir. A débattre. L'essentiel étant d'écouter et lire en premier Jean-Claude Michéa, pour recaler l'appréciation critique d'une "pensée de gauche" susceptible de répondre favorablement aux exigences de la " common decency " orwellienne et aux attentes légitimes d'une opinion dont la réalité est écartée du débat (voy. infra Christophe Guilluy).

Références :

" C'est un homme libre. Personne ne le sert. " Camus

" Pour défendre le socialisme, il est absolument nécessaire de commencer par l'attaquer " (Orwell - *)

Claude Lefort

Christophe Guilluy « Fractures françaises » : " Géographiquement ces usines sont situées dans la France pauvre et largement ignorée par les médias des petites villes de province. Christophe Gully en parle dans son livre "Fractures françaises" qui souligne que les banlieues ne sont pas les territoires français les plus pauvres. Des journalistes de gauche comme ceux de Rue 89 font donc le constat de la détresse des ouvriers français, sans se poser la question de la remise en cause du libre échange et du poids de l’immigration. Ils ne posent pas non plus le problème d’une assemblée nationale qui ne contient aucun député ouvrier. " (Source)

Cette analyse est confirmée par l'actualité : Décourvir la mise en oeuvre de la "destruction créatrice" par Stéphane Magnan aux Fonderies du Poitou (groupe Montupet) grâce au lien de Thierry Ternisien sur le blog de Jean-Luc Mélanchon : "Je suppose que vous avez tous entendu à la radio la voix répugnante du nouveau patron des Fonderies du Poitou, PDG du groupe Montupet. Ce type parle avec un fouet dans la bouche. Son argument après avoir mis l’usine en dépôt de bilan c’est « s’ils n’avaient pas fait grève, on aurait sauvé l’emploi ». Ce pauvre type avait décidé de supprimer 25 % de la paie des ouvriers. Voilà pourquoi ils étaient en grève ! Lui s’était au contraire octroyé 1,2 millions de cadeau de bienvenue dans l’affaire des fonderies après l’avoir rachetée ! Voilà le genre de héros des temps modernes que vous permet d’obtenir la bienfaisante « main invisible du marché », les amis de la « concurrence libre et non faussée » et des autres mantras du capitalisme de casino qui mène le monde. Bien sûr l’usine est profitable et ses productions sont de très haut niveau technique. « Et alors ? » dit le soit-disant performant gestionnaire, la bouche pleine de ses grosses bouchées prises sur la bête ! Il sait qu’il peut encore bien profiter. Dans un premier temps le patron vampire a bien pompé l’entreprise qu’il traite comme un « centre de coût » selon la formule consacrée. Il lui ponctionne de monstrueux frais de siège destinés à vider la trésorerie et les réserves. A présent il ferme la boîte, transfère les productions ailleurs et se régale avec la vente du foncier qui ne lui a rien coûté à l’achat de l’entreprise. Le jackpot ! La vie des gens n’est rien pour lui."

Le complexe d'Orphée

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