Je suis surpris par le caractère disproportionné des réactions institutionnelles à l'égard de ces jeunes à propos d'une fuite sur l'épreuve de maths au bac S.
Les chefs d'accusation me semblent également tirés par les cheveux sinon douteux.
Les enseignants et les imprimeurs sont-ils pénalement soumis au secret professionnel ? Si non, comment pourrait-il y a voir recel de violation d'un secret professionnel, qui n'existe pas.
De même pour le vol et l'abus de confiance. Le vol est la soustraction frauduleuse de la chose d'autrui. L'épreuve du bac est un res nullius. Il n'appartient à personne de précis, ou mieux, il est à tout le monde. C'est un bien public.
Il ne s'agit donc pas d'une chose d'autrui. La définition du vol est inapplicable. De même pour la soustraction. Il ne semble pas qu'il y ait eu soustraction ; et il n'y a pas eu fraude de la part de celui qui l'a recueillie.
Les jeunes sont poursuivie pour des infractions ui n'existent pas.
Cette aberration judiciare disproportionnée paraît donc en plus être injustifiée.
Il serait préférable que le parquet réserve ses débordements de rigueur contre la délinquance politique qui hypothèque l'avenir du pays.