Quant un salarié se tue sur son lieu de travail, pour les patrons, c'est de la faute au conjoint : " En ce qui concerne son motif potentiel, les enquêteurs suivent la piste d’une « crise existentielle personnelle», selon Bild Zeitung, pour qui Andreas Lubitz et sa petite amie auraient traversé une crise de couple dont il ne se serait pas remis. " (Les Echos)
Et employer au rabais un jeune pilote remis d'une dépression pour abaisser les coûts de l'entreprise, c'et aussi à cause de sa femme ?
Quelle indécence, quel mépris, que traduit cette stratégie de communication pour s'exonérer de ses responsabilités en en rejetant les conséquences d'un modèle économique mortifère sur l'entourrage.
La Lufthansa diffuse le même discours que celui des directions sur les suicides à La Poste et à France Télécom, ou dans la police ou devant Pôle emploi, qui ne seraient donc en fait que des drames domestiques.
A les écouter, il s'en déduit que le mariage compromet la croissance, l'emploi et la sécurité du consommateur
Le gouvernement et l'opposition vont alors bientôt expliquer que le chômage et la crise sont aussi dus aux tensions dans les couples. Voire la corruption et l'évasion fiscale. Un couple uni est actuellement poursuivi pour ces infractions.
Tant qu'on y est, à quand des conseillers matrimoniaux au sein de la police pour prévenir le terrorisme ?
Jean-Jacques Urvoas n'y a pas pensé. Vite, un amendement !