Que fait-on de la pétition?

Une pétition est ouverte à la signature sur Mediapart mais personne ne dit ce qu'il est question d'en faire.Les commentaires politiques se résument à cela : "C'est injuste, mais on ne peut rien faire."C'est faux et ne rien faire dissuadera qui que ce soit de signer quoi que ce soit à l'avenir.
Die Europahymne © Stahlhacken
Die Europahymne © Stahlhacken

Une pétition est ouverte à la signature sur Mediapart mais personne ne dit ce qu'il est question d'en faire.

Les commentaires politiques se résument à cela : "C'est injuste, mais on ne peut rien faire."

C'est faux et ne rien faire dissuadera qui que ce soit de signer quoi que ce soit à l'avenir.

Deux solutions - au moins - existent :

Cela ne coûte que le prix d'un timbre, ou d'un fax, dans les deux cas. On peut aussi envoyer un mail.

 

Le site du droit de l'Union Eur-Lex permet de trouver les moyens de la plainte. La jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme s'applique. L'article 6 du nouveau traité intègre les principes de la Convention des droits de l'homme au droit de l'Union. Une série de guide gratuits et téléchargeables décrivent ces droits qu'il est possible de combiner aux explications relatives à la Charte des drotis fondamentaux (2007/C - 303/02). Il existe aussi un droit de pétition au niveau européen.

Il n'existe donc pas de fatalité d'un exécutif omnipotent en France. Présidentialiste ou non, le régime français est tenu par ses engagements internationaux, tant à l'égard du droit du Conseil de l'Europe que du droit de l'Union s'imposant à notre gouvernement et à nos institutions. La CJUE de Luxembourg condamne la violation du droit.

L'actualité témoigne d'une organisation judiciaire, d'un fonctionnement et d'un droit en deça des standards minimaux posés par l'Europe.

Les complaintes fatalistes doivent donc cesser pour entamer une autre partition.

La posture actuelle est indécente pour une opinion qu'on entretient dans l'illusion qu'il n'y a pas de solution quand il existe des solutions.

Il suffit juste d'avoir la volonté de les mettre en oeuvre et il est étonnant qu'aucun politique ne s'en saisisse.

Le concert de critiques sur les dysfonctionnements ou les détournements de la justice s'apprécient à la lumière de cette contradiction.

Mise à jour : une critique du Guardian sur les pétitions en ligne

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