Solidaires ou l'esprit du serment du jeu de Paume

 Le mélange de thermidoriens et putschistes du 18 brumaire, qui dominent à Solférino ou Vaugirard pour flatter le chateau de Montretout, dénaturent les rapports sociaux en les stigmatisant ; dénonçant, pour la satisfaction des égoïsmes qui les paient, la solidarité ; alors qu'ils négligent les sommes colossales de la criminalité économique et financière qui, comme le montrent Swissleaks et Luxleaks ensembles, fréquentent les mêmes réseaux que le terrorisme et la mafia ; établissant ainsi la duplicité du discours de ceux qui invoquent la crise pour toujours plus contraindre ceux qui en souffrent, et se justifier des injustices, au bénéfice de ceux à qui elle profite insolemment au mépris de la loi. Il n'y a pas de fatalité. C'est ce que démontre Médiapart en donnant la parole à Solidaires qui dénonce les fatalistes et leur stratagème à vouloir convaincre tout le monde que les pauvres sont la cause de la crise.

 maxresdefault.jpg

Le mélange de thermidoriens et putschistes du 18 brumaire, qui dominent à Solférino ou Vaugirard pour flatter le chateau de Montretout, dénaturent les rapports sociaux en les stigmatisant ; dénonçant, pour la satisfaction des égoïsmes qui les paient, la solidarité ; alors qu'ils négligent les sommes colossales de la criminalité économique et financière qui, comme le montrent Swissleaks et Luxleaks ensembles, fréquentent les mêmes réseaux que le terrorisme et la mafia ; établissant ainsi la duplicité du discours de ceux qui invoquent la crise pour toujours plus contraindre ceux qui en souffrent, et se justifier des injustices, au bénéfice de ceux à qui elle profite insolemment au mépris de la loi. Il n'y a pas de fatalité. C'est ce que démontre Médiapart en donnant la parole à Solidaires qui dénonce les fatalistes et leur stratagème à vouloir convaincre tout le monde que les pauvres sont la cause de la crise.

La dérive dramatique, comme l'illustrent la régression sociale de la loi Macron et la violation des droits fondamentaux de la loi Urvoas, est fascistoïde puisque les partis politiques violent l'obligation de veiller aux droits imprescriptibles (art. 2 DCDH) en invoquant des considérations étrangères au droit (finance, économie, profit, gestion compétition, rentabilité, coût, croissance, ...).

Le pouvoir, en agissant de la sorte, est un escroc intellectuel qui bafoue l'ordre public de la République. Il n'y a pas lieu de savoir si les escrocs d'aujourd'hui sont pires que ceux d'avant, l'essentiel est de relever qu'ils s'inscrivent dans une même ligne et ne savant pas s'en distinguer.

Les politiques contemporains méprisent l'esprit du serment du jeu de Paume. Ce sont des réactionnaires, puisque contre-révolutionnaires. Un régime de notables qui a détourné la République à son profit et trahi le Tiers Etat.

Seul dans son coin, le syndicat Solidaires persiste à s'inscrire dans l'héritage des principes fondateurs de la République.

L'entretien de Médiapart révèle le sens perdu du syndicalisme contre lequel Solidaires travaille pour convaincre, à la différence des autres mouvements, qu'il n'y a pas de fatalisme.

Solidaires se distingue ainsi des abdications, des paresses, des lâchetés dictées par l'abandon au confort du mol embourgeoisement de certains cadres syndicaux, qui drapent leur trahison par l'invocation d'une prétention " réformiste ".

Ce terme " réformiste " est totalement inapproprié et montre bien la vacuité du propos et de l'action de ceux qui s'en revendiquent. Le rôle des syndicats n'est pas de réformer la misère ou les inégalités, ce qui maintient l'injustice, mais de lutter contre la misère et les inégalités, pour faire triompher la justice sociale.

A la différence des confédérations qui marchent au pas, Solidaires est en avance en créant une  UNION SYNDICALE AU MINISTERE DE LA DEFENSE à ST DIZIER – CHAUMONT.

 

 

_____________________

 

Solidaires: «Globalement, c'est pire que sous Sarkozy »

   Par Mathilde Goanec et Rachida El Azzouzi

Solidaires, dernier né du syndicalisme, trouve ses adhérents chez les déçus du syndicalisme traditionnel et dans les déserts militants tels que l'économie de service. L'organisation ne voit d'issue à la crise que dans la restauration d'un rapport de force offensif entre la société et le pouvoir.

 

Pour le secrétaire général de la CFDT par exemple, les quelques avancées sont toujours mieux que rien. Le syndicalisme doit-il être cela, dans son rapport au pouvoir, des petits pas, du dialogue et donc des compromis ?

Éric Beynel. Les petits pas, c’est bien quand on va de l’avant, mais ici, il s’agit surtout d’une série de reculs.

Cécile Gondard-Lalanne. Le souci majeur aujourd’hui, c’est l’absence de contestation. Et pour contester syndicalement et avoir la prétention de pouvoir le faire, il faut créer du rapport de force. Le syndicalisme de réformisme, incarné par la CFDT, n’a pas besoin de mobiliser les salariés pour négocier avec le patron. Nous, ce n’est pas notre vision.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.