Je ne connais rien à l’économie, mais forcément, il faut bien que j’écrive mes bêtises.
Le 18 février 1976, Roger Gicquel ouvre son journal de 20h par cette phrase : La France a peur !
Sidérer l’opinion en voilà une bonne idée. Est-ce que ce serait le message du gouvernement ?
Nicolas Sarkozy dans son discours de Toulon le 25 septembre 2009 disait : Comme partout dans le monde, les Français ont peur pour leurs économies, pour leur emploi, pour leur pouvoir d'achat. La peur est une souffrance. La peur empêche d'entreprendre, de s'engager. Quand on a peur, on n'a pas de rêve, on ne se projette pas dans l'avenir. La peur est la principale menace qui pèse aujourd'hui sur l'économie.
Il faut vaincre cette peur. C'est la tâche la plus urgente.
Cela ressemble plutôt à une antiphrase ? Comme vous avez peur, vous n’allez plus dire que le chômage augmente, que le pouvoir d’achat est à la rue! Et le gouvernement de François Fillon pourra dire que ce n’est pas de sa faute et que l’opposition n’est pas patriote etc…
Dans une période de crise financière, tout est permis. Mentir pour ne pas créer la panique, raconter n’importe quoi pour rassurer. Accuser ceux qui veulent donner des infos de vouloir jeter de l'huile sur le feu.
Quand Sarkozy dit : L'idée de la toute- puissance du marché, qui ne devait être contrarié par aucune règle, par aucune intervention politique, cette idée de la toute-puissance du marché était une idée folle. L'idée que les marchés ont toujours raison était une idée folle.
Cela me fait penser immédiatement à une chanson populaire : Qui a eu cette idée folle, un jour… Mais cela ne rime pas… Cela ne rime à rien son discours. Qui peut y croire ?
Ségolène Royale reprend les propositions d’extrême-gauche d’interdiction des licenciements ou des délocalisations, il y a de quoi être mort de rire. À les écouter, il faudrait mettre Olivier Besancenot à Matignon!
Évidemment dans quelques semaines tous reviendront à un langage bien plus normal. La crise financière aurait permis de régulariser le marché et le capitalisme aura juste pris une bonne douche. La crise c’est une bonne aubaine pour faire des affaires, se débarrasser des vilains petits canards et jouer les prédateurs. Les actions (drôle de nom pour un avoir) remontront. Le crédit (drôle de mot pour désigner là où il n'y plus de confiance) repartira. Comme dit Naomi Klein nous sommes face à un capitalisme de la catastrophe.