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Les scénaristes ont expliqué que leur idée de série serait venu en regardant une vidéo montrant « un tsunami de nuages qui engloutissait une voiture dans les montagnes ». Il semble donc que le brouillard a envahi leur esprit dés ce moment originel.
Ils ont pondu un récit totalement incohérent où chaque épisode, par vague successive, tente de nous faire renoncer à toute pensée rationnelle et donc à toute lutte contre le dérèglement climatique. Nous démobiliser et nous faire oublier le risque mortifère de la "sixième extinction". Jouer avec nos nerfs pour continuer à nous déboussoler, comme l'information biaisée des médias mainstream nous gave habituellement.
Les effets spéciaux et un joli travail de la chef opératrice ne sauvent pas une série où le jeu des acteurs reste très inégale, faute de direction.
La mise en scène standard n’arrive même pas à être à la hauteur du fantastique espéré par ce scénario qui louche vers d'anciennes séries à succès. La fiction tel un Golem destructeur nuit à notre réflexion et tente de mettre en place une pseudo magie qui sans support de la narration reste forcément incompréhensible. Cette confusion « attrape-tout » du scénario fonctionne comme un organisme de propagande en faveur de l’apathie, et du renoncement. Face à l'impossible, à l'absurde il n'y a effectivement rien à entreprendre.
Il suffit de regarder le décors principal - la station balnéaire de Contis - pour observer la perversité du dispositif.
Voici une histoire de surfeur! À la lecture du titre « la dernière vague » le spectateur s’attend à l'arrivée d'un super tsunami, ou à la chronique de la destruction du trait de côte due à la montée du niveau de l’océan, le vrai drame en cours (à Lacanau par exemple). Mais non, à la télévision fonctionne pour ne pas angoisser le téléspectateur! Les fonctionnaires de l'éducation nationale connaissent le slogan: "Pas de vagues!" Les producteurs diffuseurs et autres créatifs veulent absolument ne pas traiter la question…divertir pour mieux endormir, tout en prétendant le contraire.
Rendez-vous compte, si le public apprenait que dans les trente ans (ou moins) la moitié de la population mondiale se retrouverait les pieds dans l'eau? L'effondrement du marché de l'immobilier des sites touristiques, en bord de mer, serait affreux (même si le PIB de la Nation s'en verrait booster vu les réparations, destructions, réaménagements, déménagements, reconstructions)... Expliquer à tous ces braves gens qu'ils devraient quitter leurs logements (secondaires ou pas) pour se réfugier à l'abri des tempêtes et de la submersion marine serait bien trop anxiogène? Comme si le service public les renvoyait à un destin de migrants... de réfugiés climatiques.
C’est le « jeu » habituel de l’industrie cinématographique d'acheter les droits d’un livre pour ne surtout pas l’adapter, l'enfouir dans un tiroir et ne pas traiter la question politique soulever par son contenu.
Ici, ils préemptent un sujet pour le noyer dans des stupidités.
Devant la représentation nationale, les dirigeants de la télévision publique peuvent présenter des listes courageuses montrant qu'ils ont "traité" toutes les questions qui agitent la société. Mais de fait leur stratégie consiste à les maltraiter (pour les documentaires aussi, j'en ai vécu l'expérience).
Là, ils sont tellement malin les scénaristes qu’ils déplacent le problème… c’est une histoire de nuages… pour noyer le poisson. Pas de vagues...
Cette fiction ne permettra pas aux professeurs de Sciences de la Vie et de la Terre d’aborder l'existence de 17 nouveaux types de nuages, apparus dans notre ciel, du fait du seul dérèglement climatique. Et si un personnage endosse un rôle à connotation scientifique c'est pour mimer un comportement rationnel, pas pour nous faire comprendre un quelconque phénomène étrange. Le discours savant ridicule du personnage ne sert qu'à authentifier le phénomène impossible qui agit durant cette série… (moquer les savants incapables?) puisqu’il n’y a que pensées magiques, pirouettes scénaristiques arbitraires, et dénigrement de la cause écologiste, caractérisée comme mystique à deux balles
C’est un guérisseur New Age, faux guérisseur et grand mystificateur qui incarne le personnage « écolo » c’est dire! Pourquoi pas un chamane préhistorique?
Le résumé de tout ceci pourrait être: les hommes sont des vilains garnements et la nature se venge avec un gros nuage qui élit ceux qui seront sauvés du châtiment comme les apôtres de Jésus (sauf Judas évidemment).
Le dénigrement de l'esprit scientifique est tel, que comme une pendule arrêtée qui donne l'heure exacte, deux fois par jour, l'esquisse de critique contre la géo-ingénierie devient provisoirement positive.
Bref cette série affiche sa préoccupation écolo, pour la pervertir pour la salir, inquiéter, faire peur et nous perdre dans tous les sens : la corruption, les magouilles de promoteur, le greenwaching, les produits chimiques toxiques, le viol intra-familial, le harcèlement scolaire, la calomnie, les légendes urbaines, la désignation d’un bouc émissaire, une grossesse miraculeuse, les rêves prémonitoires et j’en passe…
Mais jamais, au grand jamais, aucun de ses sujets n’est traité, si ce n’est pour éteindre et ridiculiser toute tentative d'analyse logique ou scientifique. Toutes les pérégrinations du scénario permettent de rallonger la sauce, de retarder sa conclusion (forcément décevante) et d’enfermer cette histoire dans une tel embrouillamini que personne n'en tirera de leçon... Un pur divertissement stérile. Une agitation vaine Une sale expérience de faux suspense, ou comme tout est possible - puisque ne s’appuyant sur rien de tangible - les scénaristes se rabaissent à devenir les marionnettistes de tous les plagiats, emprunts et collages possibles. Un mashup de données et de faits divers disparates qui prive le spectateur de toute réflexion et qui raconte la « sixième extinction » à venir comme une condamnation animiste, une apocalypse mystique contre lequel on ne peux rien, parce qu’on ne comprend rien et que d’ailleurs c’est comme ça et picétou.
Une fiction punitive en somme! Repentez-vous bonne gens qui ne pisser pas dans la douche! Nous hurle France-Télévision.
Une série qui ne sera pas la dernière bêtise...
Une vague nouvelle viendra derrière... Le marketing politique, identique à la recherche de la satisfaction du téléspectateur pousse les chaînes à nous préparer les chaînes de la droite extrême puisque les études des instituts de sondage leur proposent cela comme solution pour conquérir une audience.
La dernière vague sera brune.