Une impasse sanitaire

Je ne suis ni journaliste scientifique, ni scientifique moi-même, mais cela ne m'empêche tout de même pas de faire preuve de logique. La Pandémie actuelle est une zoonose. Le passage de virus provenant d’espèces animales s’expliqueraient par l’effondrement de la biodiversité. En quoi un laisser-passer sanitaire et une vaccination imposée va arrêter cette catastrophe?

Capture d'écran France 24 © Pol Capture d'écran France 24 © Pol
Une zoonose survient parce que les virus ne trouvent plus d’endroit où proliférer sauf chez les humains qui eux - espèce invasive, destructrice, parasite, nuisible - colonisent l’ensemble de la planète. Nous vivons malheureusement une époque nouvelle où ce genre d’événement - l’apparition de nouveaux virus - est tout à fait prévisible, envisageable, prévu, décrit dans la littérature scientifique. Les techniques, l’intelligence, l’expérience permettent donc de se préparer à cela. La preuve a été faite, que malgré les alertes, les publications scientifiques, et les protocoles sanitaires préparées de longue date par le Ministère de la Santé, la France se trouva fort dépourvue quand le virus (annoncé depuis des mois de la Chine, décrit depuis bien des années dans la littérature scientifique) fut venu. Le gouvernement et notre grand Président de s’exclamer qu’ils étaient fort surpris de tout cela, que la situation était impensable, et impensée. Il dépensèrent beaucoup d’énergie, de salive et de crédibilité à dire une chose et son contraire « en même temps ». 
Bref, le Président de la République depuis mars 2020 répète sur tous les tons (qu’il a du mal à jouer, interpréter correctement, sa formation en matière théâtrale est assez nulle) qu’il a raison, qu’il fait tout bien, qu’il comprend tout, qu’il prend les bonnes décision, qu’il comprend même mieux les publications scientifiques que ceux qui les écrivent.

Les faits, seulement les faits (bien qu’ils soient tous présentés avec des biais favorables par les médias dit mainstream) démontrent allègrement le contraire. 


Si nous sommes bien en face d’une zoonose, puisque des vaccins existent, fort heureusement aujourd'hui, la seule manière d’éteindre la progression du virus serait de vacciner la population mondiale en totalité, tout de suite "en même temps". Force est de constater que c’est le contraire qui se passe, malgré les grands cris de l’OMS.

Vacciner toute la population française, produire une usine à gaz à propos d’un laisser-passer sanitaire n’est donc qu’une mesurette provisoire qui n’aura plus aucun sens dans quelques mois quand un virus résistant aux vaccins apparaîtra. Il semble que selon toute vraisemblable cet événement tragique (un nouveau variant qui résiste aux vaccins) paraît inévitable. Comme aime à le dire le Président, il y aura bientôt des trous dans la raquette. Vous aurez eu vos deux doses de vaccins, et peut-être une troisième, et vous mourrez d’un nouveau variant non détecté parce que les recherches ne sont pas assez importante en France sur le séquençage des souches. 
Pourquoi diviser, d’une manière autoritaire les français? Il faudrait m’expliquer puisque dans quelques mois cette « séquence » d’action (comme les précédentes) montrera ses limites. 

Si nous vivons dans un nouveau Monde, où les zoonoses vont se multiplier (comme c’est décrit depuis des décennies dans les ouvrages scientifiques) ils semblent qu’il faudrait accepter d’agir selon le monde réel et pas seulement selon des idéologies obsolètes. C’est à dire se préparer avec un GRAND plan de reconstruction de l’hôpital public.

J’applaudirais le Président, s’il avait en mars 2020, dit « Nous sommes en guerre, contre un virus dangereux et hostile, il faut donc nous défendre et renforcer nos armes. Je décrète donc un grand plan de reconstruction de l’hôpital. Dés les décrets d’application tous les salaires des soignants seront doublés. Il y en a assez de former, en France, d’excellentes infirmières qui partent, dés le diplôme en poche, travailler en Allemagne ou en Suisse où les conditions de travail et de rémunérations sont bien meilleures que chez nous.

Nous allons planifier - quoiqu’il en coûte - un  renforcement de l’hôpital public en France pour rajouter des lits et des soignants de manière pérenne parce que tout indique que la situation dramatique que nous vivons aujourd’hui va perdurer. La Covid 19 est là pour de nombreuses années, et d’autres virus vont apparaître.

Nous savons qu’en décembre 1969 et en Janvier 1970, une épidémie similaire  a tué 40 000 personnes sans que personne ne s’en aperçoive sauf les familles endeuillées. L’hôpital fonctionnait, pouvait faire face parce que la politique imbécile de restriction budgétaire néolibérale n’avait pas amené l’institution au bord de l'effondrement.

En France nous savons apprendre de nos erreurs, les trente glorieuses ont apporté de la croissance, certes, mais surtout une immense dette écologique. La surexploitation capitaliste du Monde génère tellement de nuisance que je suis obligé d’abandonner mes idées anciennes. J’ai été élu sur un programme flou, non déclaré, de soutien au capital, je ne suis absolument pas la personne qui devrait dirigé cette guerre. Pour vaincre à Valmy, il fallait des chef révolutionnaires, moi je suis formaté par l'ancien régime. Dés que le front sera consolidé, je démissionnerais, et j’organiserais de nouvelles élections pour que la politique menée, dans ce Monde d’après, corresponde non pas à des croyances imbéciles dans une croissance infinie, mais bien à la réalité de la catastrophe écologique - dont la zoonose présente fait partie - et du risque avéré de la sixième extinction.

Française, Français, nous sommes en guerre et le génie de la Nation ne va pas faillir, selon les principes de la République de 1793, il es nécessaire de mobiliser le pays complètement pour redonner sens à notre démocratie et lutter efficacement contre les périls qui nous menacent. Je décide donc par décret de supprimer la propriété privé, les actions et la bourse. l’héritage…» Bon j'arrête là, vous m'avez compris, on est bien mal barré, même Giscard aurait fait mieux.

Excusez-moi je ne suis pas journaliste, ni scientifique, mais rêveur, scénariste de science-fiction.

Bon un dernier mot, je suis vacciné, j'ai le pass-sanitaire, être vacciné augmente grandement mes chances de ne pas mourir; mais ce que je critique ici, c'est qu'il me semble que la logique de tout cela, depuis le début, c'est d'empêcher l'effondrement de l'hôpital. Pourtant forcer les soignants à se faire vacciner, est la petite goutte, pour eux, qui fait déborder le vase de la fatigue, du mépris accumulé... Les soignants démissionnent en masse, semble-t-il. Il serait temps d'avoir une vraie politique sanitaire, et ce n'est pas le personnel politique au pouvoir qui le voudra. 

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