mot de passe oublié
onze euros les trois mois

Restez informé tout l'été avec Mediapart

Plus que quelques jours pour profiter notre offre d'été : 11€ pour 3 mois (soit 2 mois gratuits) + 30 jours de musique offerts ♫

Je m'abonne
Le Club de Mediapart dim. 28 août 2016 28/8/2016 Édition de la mi-journée

L’heure H ?

Il semble que beaucoup de voix s’accorde dans le monde pour dire que nous serions arrivé au point de bascule, pas de jour J, d’heure H, mais à l’échelle de l’histoire de l’humanité un vrai tournant.

Il semble que beaucoup de voix s’accorde dans le monde pour dire que nous serions arrivé au point de bascule, pas de jour J, d’heure H, mais à l’échelle de l’histoire de l’humanité un vrai tournant.

80209mediapart.jpg
Dans le Monde daté du dimanche 8 et du Lundi 9 Février à la page Horizon Débats, un article traduit de l’Allemand du psychosociologue, chercheur auKulturwissenschaftlichen Institut d’Essen Harald Welzer.
Je cite le tout début du papier: Peu de temps avant la banqueroute de Lehman Brothers, Josef Ackermann, le président de la Deutsche Bank, avait laissé courir le bruit que le pire était passé. Dans les semaines fiévreuses qui se sont succédé depuis, les politiques et les spécialistes se sont surpassés dans la recherche de moyens destinés à doper la consommation, comme si le capitalisme était en mouvement perpétuel et qu’il suffisait de relancer son cycle de création continue.
L’idée que, cette fois, il s’agit peut-être de plus que d’une « crise », n’est apparemment venue à personne
.
Plus loin : Notons d’abord qu’un événement, considéré comme historique par la postérité, est rarement perçu comme tel en temps réel.(…) On sous-estime de façon chronique combien le train-train quotidien, les habitudes, le maintien d’institutions de médias, la continuité de l‘approvisionnement entretiennent la croyance qu’en fait rien ne peut arriver : les bus fonctionnent, les avions décollent, les voitures restent coincées dans les embouteillages du week-end, les entreprises décorent leurs bureaux pour Noël. Autant de preuves de normalité qui viennent étayer la conviction bien enracinée que tout continue comme au bon vieux temps
Harald Welzer a dirigé deux études sur la perception de l’histoire Nazi de l’Allemagne Grand-père n’était pas Nazi et Les Exécuteurs : des hommes normaux aux meurtriers de masse.
Il s’y connaît donc en système d’œillères et politique de l’autruche. Il continue son article par ses mots
Qu’est-ce que signifie la connaissance du présent ? Les émissions de gaz à effet de serre vont s’accroître du fait de l’industrialisation globalisée au point que la fameuse limite des deux degrés au-delà desquels les conséquences des changements climatiques deviennent incontrôlables ne sera pas tenable. En même temps, les spécialistes du climat ne nous donnent que sept ans pour changer de cap. La concurrence qui s’accroît de plus en plus vite autour des ressources pourrait bien générer en affrontements violents pour départager vainqueurs et vaincus.
Il parle de colonisation de l’avenir, je cite toujours l’épisode d’Alice au pays des merveilles ou le chapelier fou prend le thé. À chaque fois que les gâteaux sont mangés et la théière vide, les convives se déplacent pour consommer ce qui se trouve à la place d’à côté. Welzer raconte une version plus radicale où l’avenir est colonisé: Les gâteaux c'est nous qui les mangeons avant même que les invités ne soient nés…
La conclusion de l'article est assez simple, les experts n’ont aucun plan à proposer, c'est probablement le moment de la renaissance de la politque…

Le système court comme je l’écrivais récemment comme un poulet décapité.

L’excitation médiatique dont notre grand Président a su faire un happening permanent, une œuvre d’art à elle toute seule n’accouchera même pas d’une souris. C’est bien d’une performance dont il faut parler, mais une oeuvre stérile: tout semble continuer comme avant.

Dans quelques dizaines d’années, si l’humanité résiste à cette crise, un sociologue décrira les crimes de bureau qui sont aujourd’hui commis au nom de la relance et du retour de la croissance et de la confiance.

Comme dit Jean-Pierre Dupuis nous sommes dans un train qui roue à toute allure vers l’abîme et le contrôleur prêche pour nous redonner confiance. Il y a de quoi rire non ?
Juste un mot le journal le Monde qui a mis un certain temps à s’émouvoir du dérèglement climatique (à l’exception d’Hervé Kempff) titre Crise le choc est à venir, mais je ne crois pas que cela soit le titre original d’Harald Welzer qui raconte que La Crise est là, aujourd’hui et que cela ne se passe pas comme l’arrivée d’un tremblement de terre, c’est moins visible.La crise est là depuis un certain temps, un écroulement de ce genre c'est lent à notre échelle de temps, le sol se dérobe sous nos pas, et nous marchons dans les nuages.

Cessons de croire que tout cela va passer comme la migraine, et prenons les choses en main puisque notre personnel politique n’y comprends visiblement rien.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

Tous les commentaires
"Il est urgent d'investir les institutions pour imposer des contre propositions" : Oui, si on le peut ! Et quand je dis "pouvoir", il n'y a pas que la capacité à prendre une place (réussir ses diplômes etc.), il y a aussi la capacité à "tenir" uen telle place, à tenir dans une institution. (il y aurait beaucoup à dire, là, mais je passe.) Et si on ne le peut pas, on se contente de petites choses autour de soi.

Cet été, Mediapart vous accompagne partout !

onze euros les trois mois

À cette occasion, profitez de notre offre d'été : 11€/3 mois (soit 2 mois gratuits) valable jusqu'au 4 septembre et découvrez notre application mobile.
Je m'abonne

L'auteur

pol

Pierre Oscar Lévy, réalisateur de documentaire, etc...
Paris - France

Le blog

suivi par 195 abonnés

un incertain regard